Val Tolosa : le Conseil d'État rejette "l'intérêt public majeur" du centre commercial

Florine Galéron

Florine Galéron
C'est un nouveau revers pour le promoteur Unibail-Rodamco-Westfield. Le Conseil d'État, plus haute juridiction française, a rejeté mercredi 24 juillet un arrêté de dérogation portant sur la destruction d'espèces protégées en vue de la construction d'un méga centre commercial à Plaisance-du-Touch, dans l'ouest de l'agglomération toulousaine.
L'institution a également pris en compte que le projet "ne permet pas le maintien des espèces protégées et l'absence de solution alternative satisfaisante". À la suite de cette décision, le groupe Unibail-Rodamco-Westfield a indiqué "étudier les différentes options envisageables pour l'avenir du site".
L'arrêté sur lequel s'est prononcé le Conseil d'État avait été émis en août 2013 et avait déjà été retoqué par la cour administrative d'appel de Bordeaux en juillet 2017. Le promoteur avait alors remanié son projet notamment sur le volet social et écologique. Un second arrêté avait donc été délivré, lui aussi annulé en première instance à Toulouse en septembre 2018. Mais le promoteur a fait de nouveau appel, et ce nouvel arrêté pourrait finir lui aussi dans quelques années devant le Conseil d'État.
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Lancé il y a une quinzaine d'années, le projet Val Tolosa prévoit l'implantation de 63 250 m2 de surface de vente, un hypermarché, 150 boutiques et un grand magasin de 9 000 m2 à Plaisance-du-Touch. Cela en ferait l'un des 10 plus grands centres commerciaux de France pour un investissement de 350 millions d'euros.
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