Philippe Renaudi : "Le Medef doit peser dans les choix des métropoles"

Laurence Bottero
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On va dire que le timing était bon. D'autres appuieraient sur l'alignement des planètes. Toujours est-il que la création d'un comité des Medef des métropoles arrive à point nommé. L'idée, c'est Philippe Renaudi qui l'a eue. L'objectif : mieux faire entendre la voix du monde économique dans le dialogue avec les collectivités qui gouvernent les régions. Et faire en sorte, si possible, qu'une seule et même parole soit portée par les différents patrons des patrons dans chacune des 22 métropoles hexagonales. En clair, être davantage visible, audible et incontournable.
Car si à Nice, d'où est originaire Philippe Renaudi, tout se passe dans le meilleur des mondes, ce n'est pas le cas dans tous les territoires. D'où la nécessité pour les présidents du syndicat patronal de faire entendre leurs desiderata. A cela s'ajoute la perspective d'une loi 3D dont les axes sont la décentralisation, la déconcentration et la différenciation. Sans oublier que le calendrier électoral prévoit en 2021, le renouvellement des Départements et des Régions.
"Sur la loi 3D, nous devons être présents et agir de manière collective", souligne Philippe Renaudi. "Le Medef, présent dans les métropoles, doit peser sur l'économie locale et se faire entendre". D'autant, qu'outre les élections qui vont voir les conseils départementaux et régionaux être renouvelés, se profile également les élections consulaires. Indispensable donc de peser de tout son poids, l'enjeu étant celui des attentes et des besoins issus du terrain entreprenarial.
Des entrepreneurs qui conservent moral et espoir, malgré le contexte tendu. C'est en tout cas ce que semblent dire les données issues du sondage Ifop qu'a publié le Medef en ce premier jour de Renaissance des entreprises. Où il ressort que les PME patrimoniales - car ce sont bien elles qui sont interrogées - continuent d'être optimistes pour le devenir de leur entreprise - à 76 %, bien plus que ce qu'elles le sont pour l'économie en général.
Laurence Bottero