Eric Berton - Aix-Marseille Université : « Nous voulons passer d’une politique internationale à une reconnaissance internationale »

Laurence Bottero
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Il y a un an, Aix-Marseille Université s'est trouvée confrontée comme toutes les Universités et comme toute la France face à l'épreuve du confinement. Une sorte de crash test grandeur nature pour beaucoup d'organisations, qui a permis de rapidement identifier les trous, les manques mais aussi la capacité d'adaptation, l'agilité, la réactivité... « Nous avons pris notre mandat dans une dynamique forte, cela nous a permis d'être à fond sur la gestion de la crise », note Eric Berton. Élu en janvier 2020, le successeur d'Yvon Berland s'est trouvé projeté dans une dimension de gestion de crise inattendue. Mais dit-il, « cela nous a permis de nous sublimer ». Et d'engager, tour à tour, la mise en place du travail à distance comme d'un plan de gestion de reprise d'activité. Surtout, et alors que le numérique a montré sa prévalence encore plus depuis douze mois, l'accueil continu des étudiants en fracture numérique sur le campus est un exemple concret de l'agilité. Pour Eric Berton, tout a été possible parce que « nous avions engagé cette dynamique ».
Et hors de question de ralentir la dynamique. Bien au contraire. « Nous travaillons sur notre projet avec des ambitions fortes. Nous voulons répondre dans un temps court à notre programme et nous voulons aller vite ». Avec l'objectif de faire d'Aix-Marseille Université « une structure de rang mondial à horizon 2030 ».
L'international, ou plus exactement le renforcement de l'international, voilà la clé principale qui doit renforcer encore plus l'attractivité de celle qui accueille 80 000 étudiants sur 5 campus et 9 villes. « Nous voulons passer d'une politique internationale à une reconnaissance internationale », précise bien Eric Berton, pointant bien la différence entre une présence dans le monde et une aura acquise, qui génère de l'attractivité.
« Nous voulons exporter nos formations, ouvrir des laboratoires à l'étranger ». Car si Aix-Marseille Université accueille 10 000 étudiants étrangers, la volonté de son président - et cela faisait partie de sa profession de foi - est d'être une université leader en Europe, en Méditerranée, en Afrique sub-saharienne et au Moyen-Orient.
Laurence Bottero