Pourquoi l’attractivité de la Côte d’Azur n’a pas (trop) connu la crise
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Avec un bilan de 24 décisions d'investissements pour 349 emplois générés à horizon 3 ans, la Côte d'Azur fait certes un peu moins bien que les années précédentes - elles étaient 30 entreprises à s'implanter en 2019 -, mais elle résiste dans un environnement peu propice aux prises de risques.
Comme pour l'ensemble des acteurs économiques, la crise sanitaire s'est révélée être un challenge en termes d'organisation globale. Plus ou peu de déplacements - seules quelques opportunités entre les confinements - ont exigé de la part de Team Côte d'Azur de l'adaptabilité et de l'agilité. Digitale notamment, évidemment. Mais pas que. Car elle a aussi été une opportunité pour renforcer le lien entre l'agence et les entreprises qu'elle avaient elle-même installées.
« Nous avons été une sorte de relais pour toutes celles qui s'étaient implantées sur le territoire et pour lesquelles nous avons effectué un suivi des mesures du gouvernement, autant en ce qui concerne le chômage partiel que le PGE. Nous avons été un relais, une gare de triage », commente Philippe Servetti, le directeur général de Team Côte d'Azur.
En parallèle, il a également été question d'accompagnement sur les programmes d'investissement des PME ou ETI déjà installées. Maintenus ? Réduits ? Annulés ? L'enquête menée auprès de celles qui ont concrétisé leurs investissements depuis 2017 a permis de constater que pour 55% d'entre elles, hors de question de modifier la feuille de route initiale, quand 38% ont opté pour un report et 7% pour une annulation. Même dynamique et quasi mêmes proportions côté emploi avec un maintien des recrutements envisagés pour 57% des entreprises, 34% préférant un report et 9% ne pas s'avancer davantage dans un processus d'embauches.
À lire également
Une enquête qui démontre la capacité de résilience du territoire, pendant que cette phase de brainstorming imposé a offert l'opportunité à Team Côte d'Azur de retravailler sa propre feuille de route. « Nous avons redessiné notre stratégie, en concentrant notre attention sur les sujets de santé, de sécurité et de digital. Le reste devenant davantage secondaire », précise Philippe Servetti. Tout cela dans un contexte global de baisse des IDE (investissements directs à l'étranger NDLR) de l'ordre de 17% en 2020. Une baisse qui devrait se maintenir, selon la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) en 2021, à hauteur de 5% à 10%. Un contexte à prendre en compte, bien sûr, dans les ambitions pour 2021.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Laurence Bottero