Hautes-Alpes recherche (2.400) compétences désespérément
Laurence Bottero
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... les réseaux sociaux, avec l’objectif d’attirer les jeunes actifs.
C'est une pénurie « que nous n'avons pas vu venir », constate Yvan Chaix. Une pénurie au long cours s'entend. Car, comme d'autres territoires, les Hautes-Alpes connaissent, occasionnellement un besoin en main d'œuvre qui n'est pas comblé. Sauf que, pour la première fois, celui-ci dure... trop.
« Nous avions connu des tensions ponctuelles », indique le directeur de l'agence d'attractivité mais celle qui secoue le département alpin est « massive et concerne tous les secteurs ».
C'est le BTP qui, le premier, a enregistré des tensions persistantes. Il faut dire que le secteur a aussi été le premier à sortir de la crise, à voir ses carnets de commandes se remplir, enregistrant une croissance de 11%, et à rapidement se trouver confronté aux difficultés de recrutement. 250 emplois sont par exemple à pourvoir actuellement, pour une filière qui compte 665 entreprises et 3.554 salariés.
Une situation suffisamment inconnue mais surtout inquiétante pour que la fédération du BTP 05 se rapproche de Pôle Emploi et de l'agence d'attractivité afin de réfléchir ensemble à la meilleure façon de résoudre la problématique, c'est-à-dire d'attirer les talents. Surtout que le BTP n'est pas le seul concerné. Tourisme, hôtellerie, agriculture, services à la personne, santé... tous les pans de l'économie haute-alpine sont concernés. Alors même que s'ouvre une saison hivernale exigeante en main d'œuvre, que 2 millions de touristes passent par les Hautes-Alpes chaque année, sachant que le département possède pas moins de 27 stations de ski dans son périmètre. Et qu'elles représentent un tiers de la richesse comme un tiers des emplois.
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Du brainstorming commun est née la plateforme baptisée metiers.hautesalpes.net, qu'administre Pôle Emploi. L'idée étant de disposer d'un seul et même portail pour à la fois recenser les postes à pourvoir mais aussi pour aider à tout ce qui va avec un nouvel emploi comme le logement ou les services associés. Un point essentiel estime Yvan Chaix, pour lever les freins qui bloqueraient les venues nouvelles sur le territoire. « Les droits de mutation ont augmenté de 21,3% en 2021 », détaille le directeur général de l'agence d'attractivité. Qui estime que l'accès au logement constitue une pierre angulaire dans le procédé d'attractivité. « Il y a un effort à faire sur le logement, sinon les jeunes actifs ne viendront pas ».
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