Quelle stratégie de déploiement pour le Fonds Tourisme Côte d’Azur ?
Gaëlle Cloarec
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Gaëlle Cloarec
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Neuf mois après son lancement, le Fonds Tourisme Côte d'Azur signe un démarrage prometteur. Quatre premiers investissements ont été finalisés pour un montant total de près de 4,5 millions d'euros. En 2022, l'objectif est d'en conclure une quinzaine d'autres, pour un montant global de 18 à 20 millions d'euros, afin d'accompagner le dynamisme et la capacité de résilience d'une industrie fortement chahutée par la crise, à travers le co-financement de projets différenciants. Le but étant de démultiplier l'attractivité de la Côte d'Azur et de développer les nouveaux usages touristiques. Le tout, évidemment, dans un contexte plus responsable socialement, plus respectueux de l'environnement.
Un contrat rempli par les premiers projets lauréats du fonds opéré par la société de gestion M-Capital et dont le développement est orchestré par Laetitia Estrosi-Schramm. "Ce sont des projets porteurs pour le territoire des Alpes-Maritimes et du Var, liés pour partie à l'écotourisme et intégrant les normes ESG", à savoir les critères Environnementaux, Sociaux et de bonne Gouvernance qui président au financement dit responsable. Autre point commun, tous sont portés par des groupes exogènes au territoire, signe que "la Côte d'Azur et ses actifs demeurent fortement attractifs".
À lire également
Parmi eux, les groupes Origyn, Koawa Vacances et Loulou. Le premier, leader de l'hôtellerie-restauration sur l'Île de la Réunion sous la marque Exsel Authentic Hotel, réalise sa première incursion hôtelière sur le territoire métropolitain avec l'acquisition de l'hôtel affilié Relais et Château, Le Saint-Paul, à Saint-Paul de Vence, qu'il s'agira de rénover et de repositionner en termes de restauration. Un projet de 5,5 millions d'euros, financé par le Fonds Tourisme Côte d'Azur à hauteur de 1,7 million d'euros, qui devrait en appeler d'autres puisque le groupe "ambitionne de constituer un petit portefeuille hôtelier sur notre zone". Le deuxième est spécialisé dans l'hôtellerie de plein air, un "segment solide et porteur qui a su se renouveler et tirer son épingle du jeu de la crise", analyse la directrice du fonds. Qui l'accompagne donc à hauteur de 1,1 million d'euros dans le rachat et la montée en gamme du camping Lou Cantaire, situé à Fayence dans le Var. Le troisième, lui, se positionne dans le secteur de la restauration, avec des établissements à Paris (au sein du Musée des Arts Décoratifs), à Ramatuelle et à Val-d'Isère. Le fonds lui a accordé une enveloppe de près d'1 million d'euros pour son projet de restaurant les pieds dans l'eau à Roquebrune-Cap-Martin. Quant au quatrième projet, baptisé Allin, il est porté par deux anciens champions de tennis, Jo-Wilfried Tsonga et Thierry Ascione, et s'inscrit dans le domaine du sport-loisirs avec l'implantation, à Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes, d'une académie de tennis de haut niveau. La dernière phase de travaux financée par le Fonds Tourisme Côte d'Azur représente 700 000 euros sur un total de 4 millions d'euros d'investissement.
Gaëlle Cloarec