Pourquoi M-Capital Partners veut lancer un fonds rien que pour le tourisme
Gaëlle Cloarec
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CC0 Public Domain
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La structure de l'industrie du tourisme sur la Côte d'Azur et à Paris présente de nombreuses similitudes. Première et deuxième place touristique de France, elles sont, par exemple, toutes deux fortement dépendantes du tourisme international et d'affaires, ce qui explique les difficultés qu'elles connaissent depuis le déclenchement de la crise sanitaire. "A la différence près, note Éric Tardy, directeur de la dette chez M-Capital Partners, que si ces dernières années des montagnes d'argent sont arrivées à Paris, lui permettant de restructurer son offre, cela n'a pas été le cas pour la Côte d'Azur". Un manque que la société de gestion toulousaine, implantée à Nice depuis une décennie, entend combler - en partie - avec le lancement du Fonds Tourisme Côte d'Azur (FTCA), doté à ce jour de 44 M€ mais appelé, dans les 12 mois à venir, à atteindre 60 M€.
Construit à l'initiative de M-Capital Partners et de la Caisse d'Epargne Côte d'Azur (qui participe à hauteur de 40 %), avec le concours de la BEI (Banque Européenne d'Investissement, qui injecte 50 % du total), la Métropole Nice Côte d'Azur et la CCI, FTCA vise donc à accompagner en priorité les acteurs touristiques privés, mais aussi publics et parapublics des Alpes-Maritimes et du Var, en co-finançant sous forme de dette leur projet de développement. "Il ne s'agit pas de remplacer les banques mais de se positionner en tant que catalyseur de l'investissement bancaire et permettre ainsi de rendre possible des projets qui avaient du mal à se financer", explique Laetitia Estrosi-Schramm, responsable de la Région Sud chez M-Capital Partners et directrice du développement du fonds azuréen. Les segments couverts sont larges : de l'hôtellerie à la culture, au sport et au bien-être, du nautisme à la montagne, en passant par l'œnotourisme, la restauration jusqu'à la parfumerie et le tourisme industriel. Avec comme seules exigences la responsabilité, tant sur le plan environnemental que sociétal, et bien sûr la viabilité. Ce qui pourrait exclure, pour un temps, le tourisme d'affaires, segment de marché qui génère aujourd'hui trop d'incertitudes, bêtes noires des investisseurs.
Gaëlle Cloarec