Industrie, digital, naturalité... comment le Brésil sert l'exportation des PME du Sud
Laurence Bottero
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... Un marché prometteur mais qu’il convient d’aborder en tenant compte d’un pays encore très protecteur avec son économie. Ce qui requiert agilité et préparation bien orchestrée.
Premier employeur, troisième investisseur direct étranger, mais 24ème client et 13ème fournisseur... Quatre données pour résumer la relation économique entre la France et le Brésil. La France premier employeur donc mais qui n'est que le 13ème fournisseur... L'Hexagone qui a donc fait de ce pays d'Amérique Latine une terre d'internationalisation de ses entreprises. Surtout les très grandes, quasi toutes celles faisant partie du CAC 40. Quelques startups et licornes de la tech aussi. Mais beaucoup moins les PME. Du moins, pas encore... Car le momentum politique est là et les secteurs de la tech comme de l'industrie verte ou de la naturalité sont vecteurs d'attractivité pour les entreprises françaises en désir d'exportation de leurs savoir-faire.
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Pourtant, quand il pose le pied au Brésil, « entre la Coupe du Monde de foot et les JO », Xavier Leclerc (ex-Google et Facebook) arrive dans un contexte où « la tech n'était pas arrivée au niveau BtoB ». Le pays n'avait « pas fait sa transition » et le tissu économique, composé de nombreuses petites entreprises familiales doit s'adapter. De fait, entre 2014 et 2016, c'est la crise. Mais « c'est dans les moments de crise que s'accélère l'entreprenariat ». La preuve en chiffres et en nombre de licornes, passées de 9 à 34 entre 2018 et 2022. « Au Brésil, lorsque le marché est là, cela peut aller très vite », analyse encore Xavier Leclerc. Le Brésil et plus largement l'Amérique latine qui deviennent la destination chouchou des capitaux, notamment américains, les investissements doublant tous les ans. « Nous avons assisté à de nombreuses opérations de fusions-acquisitions », raconte encore Xavier Leclerc, soulignant comment le Brésil se retrouve alors avec davantage d'influenceurs... que de dentistes. « Au Brésil, il faut être propriétaire et indépendant ». Un principe à retenir...
Laurence Bottero