C'est un été très loin des images de cartes postales que connaît le secteur de la restauration. Car les résultats inquiètent : 4 000 chefs d'entreprises ont perdu leur emploi au premier semestre 2025 à l'échelle nationale, la restauration traditionnelle régionale a accusé une baisse de 6,1% de son activité tandis que le nombre de procédures collectives a augmenté de 21% au deuxième trimestre 2025 dans le Sud.
Pour autant, les situations divergent en fonction des établissements et de leur clientèle. Sur la Côte d'Azur, les « restaurants aux cartes onéreuses ont fait une très bonne saison », assure Éric Abihssira, vice-président de l'Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie (UMIH) et président de la Fédération Hôtellerie Restauration et Tourisme Nice Côte d'Azur. Et pour cause, « l'hôtellerie azuréenne a fait un très bel été, dynamique, avec 85% de fréquentation en moyenne et jusqu'à 92% en août du côté de Cannes et Nice ». Une bonne performance notamment portée par la forte présence de touristes internationaux - 60% des touristes aoûtiens étaient des étrangers sur la Côte d'Azur - et en particulier de Nord-Américains qui recherchent le soleil du Sud de la France, comme en atteste le dynamisme de l'aéroport Nice Côte d'Azur et ses 122 destinations étrangères. Un atout pour les établissements de l'hôtellerie et de la restauration de luxe puisque cette clientèle est largement plus aisée que la clientèle française : « le panier moyen quotidien d'un américain est de 175 euros par jour quand il n'est que de 70 euros par jour pour un touriste français », complète Eric Abihssira.