Dans le Sud, la tension sur les métiers du numérique est plus forte qu’ailleurs
Rémi Baldy
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Numérisation ou digitalisation, chacun à sa préférence mais qu'importe, les deux mots sont sur toutes les lèvres des acteurs économiques. Pour les entreprises, réussir à incorporer et à maîtriser les outils informatiques pour améliorer ses process est une étape clef. Encore faut-il trouver les personnes à mettre aux manettes. C'est là que la machine s'enraille d'après les chiffres de la grande économie du numérique. L'observatoire de ce groupement public, baptisé GEN_SCAN a mis au point un indice de tension des métiers du numérique qui mesure « le rapport entre le besoin estimé à partir du nombre d'offres d'emplois publiées et la capacité de formation en nombre de cursus disponibles ». Avec 1,92, Provence-Alpes-Côte d'Azur décroche le plus mauvais score. Un indice largement supérieur aux deux autres plus mauvais élèves, l'Île-de-France et le Pays de la Loire, dont l'indice est respectivement de 1,1 et 1,05.
A l'intérieur même de la région, il existe de nombreux écarts dans le département. L'indice dépasse les 2 dans les Bouches-du-Rhône alors qu'il ne présente qu'un petit 0,62 pour les Hautes-Alpes. Les Alpes-Maritimes sont le deuxième territoire le plus tendu (1,91) devant le Var (1,7) puis les Alpes-de-Haute-Provence (1,41) et enfin le Vaucluse (1,37). On remarque que les principales tensions se situent dans les deux départements où se trouvent les principaux bassins de vie et d'emploi.
GEN_SCAN
qui évoque également « ses clusters technologiques, tels que Sophia Antipolis, qui abrite de nombreuses entreprises de haute technologie et de recherche ».Rémi Baldy