France 2030 et l’effet décentralisation territoriale
Laurence Bottero
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... lans insufflés par l’Etat, ce qui signifie notamment lever les freins administratifs.
L'ambition est à la hauteur des objectifs donnés : redessiner la compétitivité industrielle française, développer les technologies d'avenir et donc favoriser l'émergence des innovations de rupture. Avec sa super enveloppe dotée de 54 milliards d'euros pour 5 ans, France 2030 - qui suit ce qui a été initié par France Relance - vise à redonner à l'Hexagone une souveraineté forte. En deux ans, selon le point d'étape fait par le gouvernement, 21 milliards d'euros sont déjà engagés, correspondant à 40.000 emplois directs, créés ou maintenus.
Mais la reconquête industrielle et technologique de la France ne peut se passer des territoires, là où foisonnent les entreprises innovantes, des TPE et PME compétitives, engagées, souvent partenaires de rang 1 ou de rang 2 des ETI et grands groupes. Autrement dit, difficile de segmenter qui peut prétendre à France 2030 tant le tissu économique est une véritable chaîne à plusieurs maillons interdépendants.
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Ces sujets-là, Daniel Margot les connaît parfaitement. Président de la CCI des Alpes de Haute-Provence dans le Sud, premier vice-président de la CCI Provence Alpes Côte d'Azur, il est aussi le co-pilote du totem « France 2030 » pour CCI France. Les chambres de commerce et d'industrie, qui s'inscrivent de fait dans le dispositif d'identification des pépites - toutes tailles confondues - susceptibles de prétendre à une labellisation France 2030, font partie de la dream team dont la Région est leader, chargée dans les territoires de rendre France 2030 visible et lisible pour les TPE PME. Un engagement des CCI signifié d'ailleurs par une convention passée avec les SGAR (secrétariat général pour les affaires régionales, NDLR).
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