Pour Marséa Nord Développement, les atouts du territoire nord de Marseille doivent servir de locomotive pour rattraper ses retards
Maëva Gardet-Pizzo
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Taux de chômage et de pauvreté bien supérieurs à la moyenne nationale, cadre de vie peu attractif, mobilité difficile, inégalités... Les quatre arrondissements du nord de Marseille - communément appelés quartiers nord- souffrent de plusieurs maux. Mais ils disposent aussi de nombreux atouts, comme tient à la rappeler Diana Bajora, présidente de l'association Marséa Nord Développement (ex-Cap au Nord Entreprendre). « Les territoires nord, ce sont 4.500 entreprises, anciennes et nouvelles. 250.000 habitants, 85.000 emplois. C'est aussi le Grand Port Maritime, une ouverture sur la Méditerranée et l'Afrique, un terrain de transformations avec Euroméditerranée II... » Le tout, dans une ville, Marseille, qui fait office de « premier hub européen de connectivité ». « Il y a donc beaucoup à faire pour ceux qui veulent se développer sur ce territoire », explique Diana Bajora qui souhaiterait que « les atouts du territoire servent de locomotive pour rattraper les retards de développement du Nord de Marseille ».
Un leitmotiv pour cette association qui fédère 350 adhérents parmi lesquels des entreprises de toutes tailles - grands groupes comme TPE -, mais aussi des associations et
même
des institutions comme l'AP-HM. «
Nous créons les conditions pour que ces adhérents se rencontrent, au travers
d'
événements par exemple. Mais nous sommes aussi, de plus en plus, un acteur du développement du territoire
nord de Marseille
. Nous nous intéressons à ses spécificités, à ses besoins, et portons des projets, des actions, des expérimentations
». Ce, autour de thématiques diverses comme l'emploi, la mobilité, l'environnement ou l'image du territoire.
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Concernant l'emploi par exemple, Marséa Nord Développement s'attelle à créer des passerelles entre entreprises désireuses de recruter et personnes à la recherche d'un emploi. « On a une position privilégiée, au carrefour entre ces entreprises qui recrutent, les intermédiaires de l'emploi, les CFA, les habitants, les lycées... Nous avons donc tous les ingrédients pour créer la rencontre entre ces publics ». Concrètement, l'association a mis en place différents projets qui lui ont permis, en 2023, de faire découvrir les métiers des entreprises des quartiers nord à 1.300 personnes. « Nous travaillons aussi sur la levée des freins à l'emploi, comme la garde d'enfants ou le retour vers l'emploi des femmes, qui sont souvent plus précaires et plus frappées par le chômage que les hommes ». Les actions en faveur d'une mobilité plus fluide vont aussi dans le sens de la levée des freins à l'emploi.
Maëva Gardet-Pizzo