Dans le Sud, et d'après l'Urssaf, l'emploi repart à la hausse
Rémi Baldy
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Les trois premiers mois de 2024 démarrent bien sur le front de l'emploi. « Les effectifs repartent à la hausse » en Provence-Alpes-Côte d'Azur, indique l'Urssaf. L'organisme s'appuie sur les déclarations sociales des employeurs afin de mesurer l'évolution des effectifs des entreprises régionales dans le cadre d'études publiées régulièrement. Un moyen de constater la croissance sur le temps long. D'après la dernière note de conjoncture publiée, « les effectifs progressent de 0,4%, après le léger repli du 4ème trimestre 2023 (-0,1%). En annuel, les emplois évoluent de +0,8%, avec plus de 12.300 postes supplémentaires recensés. La croissance est légèrement plus importante à celle relevée au niveau national (+0,6%) ».
En plus d'être supérieure à la moyenne de l'Hexagone, la tendance est particulièrement positive. « Par rapport à l'ensemble des régions de la métropole, le Sud s'affiche comme étant l'une des plus dynamiques, après la Bretagne et l'Ile-de-France », ajoute en effet l'organisme. Par conséquence, la masse salariale augmente elle aussi de 1,9% sur le premier trimestre 2024. Une hausse qui est en grande partie liée à la revalorisation du SMIC (1,7%) en janvier dernier.
L'analyse de l'évolution annuelle par secteur met en avant l'industrie - deuxième plus gros employeurs dans la région devant la construction et derrière le tertiaire - qui connaît la plus forte progression avec des effectifs en hausse de 1,8%, soit 2.945 postes supplémentaires. Certaines sous-catégories sont particulièrement dynamiques, comme la cokéfaction et raffinage (+4,1%) ou la fabrication de matériel de transport (7,7%), et toutes affichent une évolution positive et plus forte que la moyenne nationale. Un constat qui vaut tout autant pour la masse salariale sur ce secteur.
Du côté du tertiaire, le secteur affiche une hausse globale de 1% - comme à l'échelle nationale -mais les écarts sont très marqués selon les métiers. Alors que l'hébergement et la restauration augmentent leurs effectifs à deux de 3,1%, ceux des activités immobilières chutent de 3,1%. Que ce soit positivement ou négativement, les évolutions sont presque toujours meilleures - ou moins pire - que la moyenne nationale. « Les effectifs des secteurs de la construction et du commerce sont particulièrement vulnérables et décroissent en annuel », pointe l'Urssaf.
Rémi Baldy