Face à la colère agricole, le Sud sécurise foncier, budgets et labels
Laurence Bottero
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Rize
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Alors que les agriculteurs ont repris la route à travers la France pour exprimer leur colère, les collectivités locales passent en revue leurs investissements passés à la lumière des coupes prévues dans le Budget 2025, qui s'élèvent à 5 milliards d'euros. Si beaucoup d'entre elles n'ont pas encore précisé quels projets seront maintenus ou abandonnés, la Région Sud a d'ores et déjà annoncé qu'elle préservera intégralement le budget consacré à la filière agricole.
Après la colère des agriculteurs il y a un an, une série de mesures avait été annoncée, concernant le foncier - toujours si rare - l'installation de nouvelles exploitations - souvent complexe - et la valorisation des produits locaux avec la création d'un label concernant aussi bien les entreprises que les produits eux-mêmes.
Un vaste plan soutenu financièrement par un budget total de 49,9 millions d'euros, soit 26,8 millions d'euros de budget régional auxquels s'ajoutent 23,1 millions d'euros de fonds FEADER (Fonds européen agricole pour le développement rural). C'est cette enveloppe globale que la Région Sud a fait le choix de défendre.
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Il faut dire que le poids de l'agriculture n'est pas neutre : au total, le territoire et les six départements se partagent 18.056 exploitations pour 38.900 emplois à temps plein et un chiffre d'affaires estimé par la Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (DRAAF) à 3,6 milliards d'euros. Une filière qui possède certes de petites exploitations, souvent inférieures à 2,5 hectares, mais aussi de très belles PME exportatrices. Et globalement, alors que la tendance nationale voit le nombre d'exploitations se réduire de 2% par an depuis 4 ans, le Sud résiste avec un tassement plus faible d'un demi-point.
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