La venue à Marseille du président français et du Premier ministre indien mercredi prochain aura pour cadre, notamment, le grand port maritime. En ligne de mire, le corridor qui doit relier la deuxième ville de France à l’Inde, via une nouvelle route stratégique face à la Chine.Emmanuel Macron a toujours fait de Marseille un point d'ancrage de grandes annonces. Il retrouve le bord de la Méditerranée mercredi 12 février, pour faire un point d'étape sur les sujets partagés avec l'Inde. Car ce jour-là, le président de la République sera accompagné du premier ministre indien, Narendra Modi.
Si quelques éléments du programme sont déjà connus, comme l'a annoncé La Provence, notamment l'inauguration du consulat général indien à Marseille, il sera aussi question du réacteur expérimental Iter. Ce projet de fusion nucléaire a été porté sur les fonts baptismaux par l'Inde, aux côtés des pays membres de l'Union européenne, de la Chine, du Japon, ou encore des Etats-Unis.
Contribution à Iter
En 2022, c'est par exemple en provenance d'Inde qu'Iter, à Saint-Paul-lez-Durance, dans les Bouches-du-Rhône, avait réçué son cryostat, sorte de grand thermos entourant la machine, réalisé à Hazira (Gujarat) par Larsen & Troublo.
De fait, les relations stratégiques entre les deux pays, lancés dès la fin des années 1990, concernent aussi des sujets tout aussi majeurs que le spatial.
Très attendue, une nouvelle "route de la soie", concurrente des chinoises, pourrait bien être au programme du déplacement marseillais, d'autant plus que celui-ci prévoit une rencontre avec les acteurs économiques ainsi qu'avec les acteurs du monde maritime et de la logistique. Cette route prévoit notamment de relier Marseille à l'Inde par les ports et ce, par voie ferrée et câbles, ainsi que par un gazoduc à hydrogène. Une route éminemment stratégique face aux velléités chinoises. Ce corridor avait été affirmé en marge du G20 en septembre 2023 qui se tenait à New Delhi.