En croissance, Marseille-Fos fait face à « un mur d’investissements »
Laurence Bottero
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Le contexte en 2024 a été difficile, Christophe Castaner ne le dément pas. Entre la crise en mer Rouge et l'instabilité législative en France, Marseille-Fos aurait pu souffrir. Il n'en est rien. Au contraire : le Grand Port maritime (GPMM) récolte plutôt les fruits de sa diversification qui font de lui un port « très regardé, depuis Paris, tout comme au niveau européen », assure le président du conseil de surveillance.
La diversification, c'est cette capacité qu'a eu le GPMM à conserver du foncier, lui permettant d'être le terrain d'atterrissage de nombreux projets d'industrie décarbonée : Carbon et sa gigafactory solaire, GravitHy et son acier vert, H2V et son hydrogène vert ou encore l'ex-Arcelor Mittal repris par l'italien Marcegaglia. Des projets qui donnent un nouveau visage au premier port de France dans un contexte, dit encore Christophe Castaner de « transformation impérative », où la logistique et le transport sont des éléments indispensables.
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Ces orientations stratégiques ont incité Marseille-Fos à miser sur les investissements en les augmentant de 30 % pour les porter à 99 millions d'euros, dont 47 millions d'euros consacrés à la transition énergétique et 9 millions d'euros aux projets d'aménagement. Mais bien que déjà considérable, l'effort doit être poursuivi, avec une vision à long terme, insiste encore Christophe Castaner qui estime que « nous avons devant nous un mur d'investissement » et des besoins estimés à un milliard d'euros dans les cinq années à venir. Certes, « le montant est colossal, mais il est indispensable ». L'objectif est de conserver ce qui distingue Marseille-Fos aujourd'hui : être, avec Dunkerque, la plus grande zone industrialo-portuaire de France.
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