Fusions-acquisitions : l’étonnante dynamique des PME françaises
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les cessions acquisitions du segment small cap progressent fortement en 2024, à +27%.
DR
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les cessions acquisitions du segment small cap progressent fortement en 2024, à +27%.
DR
Après la crise sanitaire, où les cessions-acquisitions avaient été particulièrement dynamiques, on aurait pu imaginer un marché hexagonal du M&A plus calme, l'instabilité politique autant que fiscale était de nature à doucher les enthousiasmes et les projets. Pourtant, une étude d'In Extenso Finance indique une croissance de 27% des opérations en 2024 au niveau national sur le segment small cap, celui qui concerne les opérations inférieures à 50 millions d'euros.
L'Île-de-France, en toute logique, enregistre le plus grand nombre d'opérations mais aussi la plus forte progression, à +33%. L'axe Paris-Lyon porte, pour sa part, 50,4% des opérations totales. Avec 20% de croissance, le Sud devient la troisième région française concentrant le plus de cessions-acquisitions, ce qui vient par ailleurs, conforter le bon comportement de son économie.
Les PME françaises, donc, ont de l'appétit. Alors qu'en 2023, le nombre de fusions-acquisitions était resté sous la barre des 1 000 opérations, 2024 rebondit à 1 200 opérations et dépasse même le seuil de 2021. Sachant que la dynamique a été engagée très fortement dans les premiers mois de l'année pour subir un coup d'arrêt - momentané - au moment de la dissolution de l'Assemblée nationale, pour des raisons évidentes d'attentisme et d'interrogations quant aux possibles réformes fiscales.
À lire également
« Depuis trois ans, le segment small cap prend de plus en plus d'importance », commente Bernard Cendrier, directeur associé In Extenso Finance, alors que les opérations supérieures à 15 millions d'euros s'amenuisent et que celles comprises entre 5 à 15 millions d'euros se stabilisent.
Laurence Bottero