Ouverture de la concurrence : « Nous sortons du malthusianisme du ferroviaire »
Colombe Laferté
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Dans quelques jours, le Sud ouvre son réseau ferroviaire à Trenitalia et Transdev
DR
Colombe Laferté
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Dans quelques jours, le Sud ouvre son réseau ferroviaire à Trenitalia et Transdev
DR
C'est bientôt sur les rails. En l'espace de deux semaines, le réseau ferroviaire qui parcourt Provence Alpes Côte d'Azur accueillera les trains de l'opérateur Trenitalia le 15 juin entre Marseille et Paris et de Transdev le 29 juin entre Marseille et Nice. Il ne manque plus que la compagnie espagole Renfe, qui malgré ses ambitions, fait face à des « difficultés d'homologation du matériel », admet Alexandre Gallo, Président de l'Association française du rail (AFRA).
Pour Trenitalia et Transdev, les ambitions sont grandes. « L'objectif est d'offrir un service alternatif pour élargir le service ferroviaire, augmenter le nombre de passagers, faire connaître les grandes villes et les territoires », explique Marco Ciaposcutti, président de Trenitalia France. Après avoir ouvert une ligne Paris-Lyon en août 2023 et fait renaître la ligne Paris-Milan en avril dernier, la filiale française de la compagnie ferroviaire italienne s'attelle à relier la Cité phocéenne. Paris, Marseille, Milan : « un triangle à boucler », selon Marco Caposciutti. Pour sa première année d'exploitation, Trenitalia France projette un taux de remplissage de ses trains - quatre allers retours par jour - compris entre 50% et 60%, pour un objectif d'un million de passagers qui se répartiront selon différents niveaux de services, de l'exécutif pour la clientèle business au standard en passant par le service business ou silencieux.
À lire également
De son côté, Transdev voit, enfin, la consécration de sa victoire lors de l'appel d'offre lancé par la Région Sud en 2021. Une première pour un concurrent privé qui pourrait bien inspirer d'autres régions du territoire français. Un contrat de dix ans avec la possibilité de le prolonger qui promet un train toutes les heures entre Marseille et Nice, soit quatorze allers-retours par jour et jusqu'à seize allers-retours le weekend. Et le président de Transdev, Claude Steinmetz, l'admet volontiers : exploiter cette ligne est un « challenge : celui de faire remonter la production régionale, d'exploiter 10% du marché régional et de respecter l'engagement de 97,5% de régularité ». Et les premiers signes sont encourageants : « depuis la mise en vente des titres il y a quelques semaines, nous constatons un accroissement des ventes de 50% ».
Colombe Laferté