Nice-Milan : la ligne ferroviaire, première brique en attendant la grande vitesse
Rémi Baldy
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Train Nice-Milan
FS Treni Turistici Italiani
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Train Nice-Milan
FS Treni Turistici Italiani
Nice est peut-être la plus italienne des villes françaises. Les liens entre la ville azuréenne et la Grande Botte sont déjà nombreux, mais un nouveau vient de voir le jour lors de ce premier week-end d'août. Un lien ferroviaire, puisque le samedi 3 août c'est une nouvelle liaison entre Milan et Nice qui vient de se lancer. Un train touristique direct aux airs d'Orient Express derrière lequel se trouve la société FS Treni Turistici Italiani, filiale de Trenitalia, et baptisé « Espresso Rivieira ».
Au-delà du style et du confort du train qui le positionne de facto comme un train touristique plus que de voyageurs, les horaires sont pensés pour faire venir les Milanais durant une semaine sur la Côte d'Azur. En effet, L'Espresso Riviera ne circule que le week-end avec un départ de Lombardie à 7h35 pour une arrivée à 13H58 précises à Nice. Dans l'autre sens, le départ de France a lieu à 17h12 avec un arrêt au terminus en Italie à 23h40. Un trajet sur lequel le train prend des voyageurs -mais ils ne peuvent pas descendre- à Pavie, Gênes et Menton. Pour l'instant, cette liaison est prévue jusqu'au 1er septembre.
« C'est une bonne chose car les touristes peuvent venir pendant une semaine chez nous », se satisfait-on du côté de Côte d'Azur France Tourisme (ex- CRT Côte d'Azur). L'association de promotion du tourisme, financée par le département et non la région, souligne que l'Italie « est un marché incontournable pour la destination Côte d'Azur » avec une « clientèle touristique très fidèle ». En 2023, l'Italie est le troisième plus important pourvoyeur de touristes avec 8% des nuitées. Un chiffre sur l'année entière qui ne prend donc pas le hors saison en compte, une période les touristes italiens sont nombreux.
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L'Espresso Riviera parviendra-t-il à dynamiser la venue d'une clientèle italienne sur les deux mois d'été ? Réponse à la fin de l'été, mais un regard froid sur cette offre interroge. Le trajet de plus de 6h20 n'est guère plus court que l'actuel, qui nécessite néanmoins un changement de train à Ventimille, et surtout bien plus long que la voiture (4h). « C'est compétitif, avec les bouchons sur l'autoroute vous ne savez jamais quand vous arrivez », rétorque Agostino Pesce, président de la Chambre de commerce et d'industrie italienne à Nice, qui revendique être derrière le lancement de cette ligne. « Cela fait trois ans que nous travaillons dessus », explique-t-il.
Rémi Baldy