Echange Trump-Poutine, plan d’investissements en Allemagne, ce qu’il faut retenir du mardi 18 février
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Le président russe a consenti de cesser les frappes sur les infrastructures énergétiques en Ukraine pendant 30 jours à l'occasion d'un échange téléphonique avec son homologue américain Donald Trump. Vladimir Poutine s'est dit prêt à travailler avec les Américains sur les « voies possibles d'un règlement » du conflit. Mais a fixé comme condition à la trêve la fin du « réarmement » de l'Ukraine et la fin de l'aide occidentale. Les deux présidents ont convenu de commencer « immédiatement » au Moyen-Orient des négociations. Le Kremlin a indiqué par ailleurs que 175 prisonniers de guerre de chaque camp (Ukraine-Russie) seront échangés ce mercredi.
En déplacement sur la base aérienne de Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône), Emmanuel Macron a annoncé, en début d'après-midi, que l'État allait « accroître et accélérer les commandes de Rafale » au bénéfice de l'armée de l'air dans le cadre de nouveaux investissements décidés face à la « bascule » géopolitique. Le chef de l'État a également indiqué que la base aérienne sera la première à l'horizon de 2035 à accueillir la prochaine version de l'avion construit par Dassault et son missile nucléaire hypersonique.
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Une étape très importante. Les députés allemands ont adopté, ce mardi, le plan d'investissements du futur chancelier Friedrich Merz. Ce paquet de plusieurs centaines de milliards de dollars affectés à la défense et à l'économie doit permettre à l'Allemagne de faire face aux bouleversements géopolitiques. Mais il va nécessiter l'assouplissement des règles d'orthodoxie budgétaires inscrites dans la constitution allemande.
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Le groupe allemand Siemens a annoncé ce mardi qu'il entend supprimer plus de 6.000 postes dans le monde pour l'essentiel dans sa division de numérisation des usines. « La baisse de la demande, principalement sur les marchés clés que sont la Chine et l'Allemagne, associée à une pression concurrentielle accrue, a considérablement réduit les commandes et les revenus dans le secteur de l'automatisation industrielle », indique le groupe dans un communiqué. Siemens emploie 313.000 personnes dans le monde.
Le géant Google va acheter pour 32 milliards de dollars la start-up de cybersécurité Wiz. Cette prise de contrôle devrait être finalisée en 2026. C'est de très loin la plus importante acquisition jamais réalisée par Google et sa maison mère Alphabet qui se renforcent dans la sécurité informatique, considérée comme un marché de croissance.
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L'économie de l'Hexagone devrait tourner sur un tout petit rythme jusqu'à l'été. C'est ce que prévoit l'Insee dans sa note de conjoncture dévoilée ce mardi. L'institut table sur une lente accélération de l'activité à 0,1 % au premier trimestre et à 0,2 % au deuxième. Des perspectives négatives qui compliquent sérieusement l'équation budgétaire du gouvernement Bayrou. L'exécutif vise toujours 5,4 % de déficit en 2025.
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Il n'y a pas d'urgence, mais l'effet doit être anticipé. Dans le cadre d'une baisse des fonds disponibles dans le système bancaire, les banques commerciales de la zone euro doivent se préparer à solliciter des liquidités auprès de la Banque centrale européenne (BCE). « Les banques doivent s'assurer qu'elles sont prêtes d'un point de vue opérationnel, à faire face au changement dans la manière dont les réserves de la Banque centrale sont fournies », prévient l'institution. D'ici la fin 2025, l'excédent de liquidités sera toutefois encore supérieur à 2.000 milliards d'euros.
Coup de tonnerre. L'organisation patronale U2P, qui représente les entreprises de proximité, a annoncé ce mardi quitter les négociations sur les retraites, entamées fin février entre partenaires sociaux. « Dans un contexte de déficits structurels et de projections alarmantes », le syndicat patronal ne juge « pas vraiment sérieux de continuer à emprunter la voie d'un retour de l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans ». Le syndicat Solidaires, représentatif dans la fonction publique, a annoncé qu'il ne participerait pas à la discussion sur les retraites des fonctionnaires.
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Dans un courrier, la Commission exécutive confédérale de la CGT propose à ses instances de « quitter les concertations » sur la réforme des retraites. Un départ qui, s'il intervenait, aura été provoqué par les déclarations répétées de François Bayrou sur l'âge légal de départ à la retraite. Ce mardi après-midi, le Premier ministre a redit son opposition à un retour à un départ à 62 ans contre 64 ans dans la loi actuelle. « Je prétends que ce n'est pas possible », a-t-il martelé à l'Assemblée nationale.
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