Bercy planche sur une nouvelle feuille de route de l'Etat actionnaire

Fanny Guinochet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

l'agence des participations de l'Etat, au ministère de l'économie
Reuters

Fanny Guinochet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

l'agence des participations de l'Etat, au ministère de l'économie
Reuters
Pendant la crise, les entreprises françaises ont pu compter sur le soutien sans faille de l'Etat. Et notamment celles détenues tout ou partie par la puissance publique. Pour sauver des groupes stratégiques ou des services publics essentiels au bord du gouffre - comme la SNCF, Air-France-KLM, Renault ...etc -, l'Etat n'a pas hésité à garantir des prêts bancaires et à sortir le carnet de chèques pour renflouer et renforcer les fonds propres de ses fleurons nationaux, voire souscrire des obligations convertibles comme chez EDF... Il a aussi largement participé à différents fonds sectoriels créés pour soutenir des pans entiers de notre économie, comme l'automobile, l'aéronautique ou encore le nucléaire.
Quitte à y laisser quelques plumes, puisque l'Etat actionnaire n'a jamais touché aussi peu de dividendes depuis dix ans. L'Agence des participations de l'Etat (APE) a ainsi perçu 300 millions d'euros l'an dernier. Contre 2,3 milliards d'euros en 2019, et plus de 4 milliards annuels avant 2015. Mais après la tempête, la valeur des participations de l'Etat a repris des couleurs pour atteindre 125 milliards d'euros, selon le rapport annuel de l'agence de l'APE.
Martin Vial, le commissaire aux participations de l'Etat, s'est félicité du soutien de l'Etat. Et il n'a pas manqué de souligner la rapidité avec laquelle ces entreprises se sont adaptées à cette crise. « Elles ont fait preuve de résilience » et ont maintenu leurs effectifs. Et, alors que la crise n'est pas totalement terminée, ces groupes peuvent se rassurer : l'Etat ne les abandonnera pas.
À lire également
Ainsi, Air-France-KLM, encore en pleine tourmente, alors que sa filiale française, Air France, doit rembourser un prêt de 4 milliards d'euros, peut encore compter encore sur l'aide de la puissance publique. Idem pour la SNCF ou Aéroports de Paris (ADP), très fragilisées, et dont le retour à la normale de l'activité n'est pas attendu avant 2022 ou 2023 pour la société ferroviaire, et bien après pour les entreprises de transport aérien.
Fanny Guinochet
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir
« C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance
Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?