Souveraineté de la France et de l'Europe : ce que veut vraiment Emmanuel Macron

 |   |  1777  mots
Pour être souveraine, l'Europe doit maîtriser ses infrastructures maritimes, énergétiques et numériques : 5G, cloud, systèmes d'exploitation, réseaux de câbles sous-marins.
Pour être souveraine, l'Europe doit maîtriser ses "infrastructures maritimes, énergétiques et numériques" : 5G, cloud, systèmes d'exploitation, réseaux de câbles sous-marins. (Crédits : POOL)
Emmanuel Macron a prononcé un discours important portant sur la souveraineté de la France et de l'Europe. Elle passe non seulement par la défense mais aussi par l'économie et le numérique. Un discours ambitieux. Trop ambitieux ?

Au-delà de son discours très attendu sur la dissuasion nucléaire, Emmanuel Macron a partagé sa vision sur ce que doit être la souveraineté de la France et de l'Europe. Autant sur la dissuasion nucléaire, le président est resté dans les pas de ses prédécesseurs ; autant sur la souveraineté, Emmanuel Macron a complètement été en rupture avec la stratégie des anciens locataires de l'Elysée. Un discours ambitieux, très ambitieux, qui va bien au-delà de la politique de défense et qui devra être suivi d'effets si le président veut marquer l'histoire. Ce qui ne sera pas si facile car la barre est très haute. Elle n'est pas seulement au niveau national, elle est européenne. En outre, la France tout comme l'Europe sont chaque jour confrontées aux "conséquences de la mondialisation, directes ou indirectes, sur notre souveraineté et notre sécurité", a reconnu Emmanuel Macron.

"La liberté d'action européenne, la défense et la sécurité de l'Europe, ne peuvent reposer sur une approche uniquement militaire. (...) Il nous faut, au niveau européen, maîtriser nos infrastructures maritimes, énergétiques et numérique", a expliqué vendredi Emmanuel Macron.

Quand il s'agit d'Europe, le président est toujours positif en dépit de toutes les portes que la France a vu se fermer. Mais pour le chef de l'Etat, les Européens ont commencé "à élaborer concrètement les outils qui leurs permettent de faire émerger une conscience commune, de défendre des intérêts partagés, et d'agir de façon autonome et solidaire chaque fois que cela sera nécessaire".

La souveraineté, une stratégie assumée

Pour le président, "tout cela aujourd'hui suppose un aggiornamento de l'approche européenne, de ces approches économiques et budgétaires pour que chacun en tire les conséquences. Nous ne sommes plus dans le monde des années 90 !" Un temps pas si lointain où "l'Europe était devenue un gros marché, confortable, théâtre d'influence et de prédation à tout-va". Pour le président cette époque est une "funeste erreur ". D'autant qu'Emmanuel Macron a rappelé que les Européens avaient abandonné des pays du Sud de l'Union Européenne comme la Grèce aux investisseurs, notamment chinois, prendre des infrastructures stratégiques. C'est pour cela qu'Emmanuel Macron se dit aujourd'hui convaincu que "les Européens doivent d'abord et avant tout définir ensemble ce que sont leurs intérêts de sécurité et décider souverainement de ce qui est bon pour l'Europe".

Ainsi, "la bonne utilisation de ces outils de souveraineté commune nécessite, d'abord et avant tout, bien évidemment des investissements, une politique industrielle, des standards de souveraineté, beaucoup plus forte et ambitieuse mais aussi la construction d'une culture stratégique partagée, car notre incapacité à penser ensemble nos intérêts souverains et à agir ensemble de façon convaincante met chaque jour en cause notre crédibilité en tant qu'Européens. Elle offre aux autres puissances la possibilité de nous diviser, de nous affaiblir".

Souveraineté en matière de défense

"Fondement de toute communauté politique, la défense est au cœur de notre souveraineté, a rappelé Emmanuel Macron. Et de préciser que "pour que la France soit à la hauteur de son ambition européenne, elle doit rester souveraine ou décider elle- même, sans les subir, les transferts de souveraineté qu'elle consentirait, tout comme les coopérations contraignantes dans lesquelles elle s'engagerait". Le chef de l'Etat veut "une véritable souveraineté française". C'est l'un des quatre piliers de la stratégie qu'il veut pour la France : outre la souveraineté nationale, le chef de l'Etat préconise la promotion du multilatéralisme qui fonctionne, le développement de partenariats stratégiques et la recherche d'autonomie européenne.

Pour Emmanuel Macron, la stratégie de défense se définit "d'abord et avant tout", par sa capacité à protéger les Français, à contribuer à la sécurité et à la paix de l'Europe et de ses approches. "Mais elle ne s'y limite pas", a rappelé le chef de l'Etat. Cette stratégie doit également donner à la France, a-t-il assuré, "la capacité de défendre nos intérêts souverains partout dans le monde, en lien avec notre géographie des outremers et avec la densité de nos partenariats stratégiques. Elle doit nous permettre d'assumer nos responsabilités dans le maintien de la paix et de la sécurité internationale. Elle doit nous mettre à l'abri d'un chantage, et ainsi préserver notre autonomie de décision. Elle doit nous permettre de tenir notre rang et notre influence parmi les nations. Elle doit, en somme, nous garantir la maîtrise de notre destin".

Citée 38 fois par le président lors de son discours fleuve de près de 1h30, l'Europe n'est jamais loin. Et selon Emmanuel Macron, "cette volonté de souveraineté nationale n'est absolument pas incompatible avec notre volonté de développer les capacités européennes, je dirais même que c'est un prérequis indispensable. On coopère mieux quand on peut décider souverainement de coopérer". Avec beaucoup d'échecs mais aussi quelques succès importants comme le Fonds européen de défense quand bien même son budget va être probablement réduit.

"La construction de cette culture stratégique européenne partagée, c'est ce à quoi s'emploie la France, sur la base des importants progrès accomplis depuis, un peu plus de deux ans, et qui rendent, je le crois, d'ores et déjà, plus tangible la vision arrêtée en 1999 : le Fonds européen de défense, la coopération renforcée mais aussi l'Initiative européenne d'intervention que nous avons proposée, portée, voulue et qui se déploie".

Mais les pays européens doivent s'engager sur un "réel investissement européen en matière de défense". Car pour longtemps encore, l'Europe, en matière de défense, "ne pourra tirer sa force que des armées nationales, a analysé Emmanuel Macron. C'est une certitude et le redressement des budgets et des capacités de ces armées nationales doit être la priorité".

Souveraineté européenne

Dans le domaine de la souveraineté en matière de politique de défense, la sécurité passe "inévitablement par une plus grande capacité d'action autonome des Européens, a jugé Emmanuel Macron. Que le dire, l'assumer, le porter suscitent tant de réactions, tant de doutes, me surprend vraiment". Car l'Europe doit se mettre en situation de pouvoir "davantage garantir sa sécurité et agir dans son voisinage". Cet objectif d'action autonome a d'ailleurs été fixé lors du du Conseil européen de Cologne, en 1999. Cette autonomie est "le pendant d'une relation transatlantique rééquilibrée, d'une alliance dans laquelle les Européens sont des partenaires crédibles, efficaces". "Ce rééquilibrage est d'ailleurs souhaité par les Etats-Unis", a-t-il rappelé.

"Les Européens doivent aujourd'hui assumer davantage cette Europe de la défense, ce pilier européen au sein de l'OTAN. Et je l'assume pleinement, sans état d'âme ! (...) L'OTAN et l'Europe de la défense sont les deux piliers de la sécurité collective européenne. Assumons-le !", a bombardé Emmanuel Macron.

Pour cela, les Européens doivent se poser les vraies questions et non plus les adresser aux Américains : "pourquoi ont-ils diminué à ce point leur effort de défense depuis les années 90 ? Pourquoi ne sont-ils plus prêts à inscrire la défense parmi leurs priorités budgétaires et à faire pour cela les sacrifices nécessaires, alors même que les risques s'accumulent ? Pourquoi avons-nous aujourd'hui des débats si compliqués sur les montants à allouer au Fonds européen de défense que nous venons de créer - parce que c'est une question accessoire, dont d'autres se chargeraient pour nous ? Pourquoi y a-t-il de tels écarts entre les budgets et les capacités de défense des Etats européens, alors que les menaces auxquelles nous sommes exposés nous sont très largement communes ?"

"Les Européens doivent pouvoir ensemble se protéger. Ils doivent pouvoir décider et agir seuls lorsque cela est nécessaire. Ils doivent le faire en n'oubliant jamais ce que l'Histoire leur a appris : la démocratie et le droit sans la force ne tiennent pas longtemps !"

Souveraineté numérique et industrielle

Pour le président "la liberté d'action européenne" passe également par la souveraineté économique et numérique. "Les intérêts européens, qu'eux seuls sont à même de définir, doivent être entendus. C'est à l'Europe de définir le cadre de régulation qu'elle s'impose, car il s'agit à la fois de protéger les libertés individuelles, les données économiques de nos entreprises, au cœur de notre souveraineté, et notre capacité concrète opérationnelle à agir aussi de manière autonome", a-t-il affirmé.

"Pour construire l'Europe de demain, nos normes ne peuvent être sous contrôle américain, nos infrastructures, nos ports et aéroports sous capitaux chinois et nos réseaux numériques sous pression russe".

C'est clair et net. Pour le président, il faut maîtriser "au niveau européen, les infrastructures maritimes, énergétiques et numériques". C'est le cas pour "les infrastructures 5G, le cloud, décisif pour le stockage des données, les systèmes d'exploitation, les réseaux de câbles sous-marins, systèmes névralgiques de notre économie mondialisée". En outre, il souhaite que soit maîtrisé au niveau européen l'accès à l'espace tout comme l'Europe doit décider elle-même "des standards qui s'imposent à nos entreprises".

"Cette politique de normes, cette politique d'infrastructures stratégiques, est essentielle. Et elle l'est pour notre sécurité collective, notre capacité à agir.  Nous vivons dans le monde de l'interopérabilité, avec des équipements de plus en plus numérisés. Dépenser ce que nous dépensons pour avoir des équipements parfaits et remettre les infrastructures de connexion, entre nos équipements et nos pays, à d'autres, sans garantie, serait quand même une étrange naïveté.  Vous me permettrez de ne pas vouloir y participer. Nous devons pour ces infrastructures critiques, retrouver, au niveau européen, une vraie politique de souveraineté !"

Souveraineté technologique

Pour Emmanuel Macron, "il nous faut également conforter l'indépendance technologique de l'Europe et sa capacité à anticiper les prochaines ruptures stratégiques. Il nous faut pour cela une base industrielle de défense autonome et compétitive, un effort résolu et massif d'innovation, la maîtrise de nos technologies de sécurité et la maîtrise de nos exportations de défense".

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 11/02/2020 à 17:02 :
Pourquoi parler d'un aggiornamento, terme italien, quand on se pique de vouloir parler de la souveraineté de la France en Europe? Est-ce moins clair de parler d'adaptation , voire de réadaptation, ou encore de mise à jour? Seulement voilà, étant donné son déficit abyssal et son industrie en état de mort cérébrale, la France n'a plus les moyens de ses ambitions.
a écrit le 11/02/2020 à 14:56 :
Il faut savoir ce que l'on veut, être indépendant et être souverain comme les Anglais ou faire partie de l'Europe.
Remarque bien en tant que Breton je préfère l'Europe et être quelque part le 30 ème état de la communauté européenne me conviendrait tout à fait et fini le truc encombrant, normateur, taxateur et guerroyeur entre les deux disparu.
a écrit le 11/02/2020 à 14:34 :
Macron, pur produit de la finance internationale, parle de souveraineté ...
On croit réver .
a écrit le 11/02/2020 à 13:21 :
Vive BoJo ! Exit le minus .
a écrit le 11/02/2020 à 11:45 :
EM essaye de redorer son blazon par un "plan com" dans lequel il met en avant, dans des discours creux, la souveraineté de la France alors même que son action, depuis les années Hollande, est à l'opposé de ce que représente ce mot (Alstom bradé à l'américain GE, abandon du secteur industriel français, abandon des frontières au profit des filières d'immigration, abandon du système par répartition des retraites au profit des banques et du géant des fonds de pension américain...)
a écrit le 11/02/2020 à 10:44 :
La souveraineté française d'abord. Quid des autres souverainetés des autres pays européens? EM s'assoit dessus. Car le transfert de la responsabilité du changement ne peut que reposer sur des objectifs communs. La France isolée démontre qu'elle est totalement impuissante aujourd'hui et qu'elle le devient touijours plus. Ce n'est pas le premier de cordée qui définit les objectifs communs.
a écrit le 11/02/2020 à 10:38 :
Evolution intéressante d'une pensée initialement à l'opposé de ces positions. MAIS : Primo, n'est-il pas contradictoire de pousser en même temps à des accords multilatéraux (CETA, ...) ? Deuxio : le style oratoire est-il de nature à mobiliser nos voisins ou bien à les inciter à se coaliser en vue d'un nouveau Waterloo ?
a écrit le 11/02/2020 à 6:59 :
Voilà que M.Macron est devenu souverainiste...
J'ai toujours été convaincu que les libéraux et l'extrème droite étaient capable de s'entendre mais là, on se demande si M.Macron va demander à MLP de devenir premier ministre à la place du maire du Havre...
a écrit le 11/02/2020 à 0:39 :
Macron suit malheureusement les pas de De Gaulle.

Deux mégalomanes et deux anti-américains primaires.
a écrit le 10/02/2020 à 23:58 :
Très beau discours Manu. Je pensais la même chose … il y a 10 ans !
Tu te prépares d'amères désillusions. C'est très beau de faire des expériences grandeur nature. Mais quand tu prends l'avion tu espères que le pilote a fini son apprentissage. Là, t'es dans la cabine (L'Élysée), tu touches à tous les boutons, et au final tu ne sais pas comment tu vas le faire atterrir.
a écrit le 10/02/2020 à 17:18 :
La "souveraineté technologique" comme la vente d'Alstom aux US?.Et "maitriser au niveau européen nos infrastructures maritimes",en torpillant la vente de STX?.On passe sur la défense,"d'abord et avant tout" destinée à la protection des Français,mais européenne quand il s'agit de financer ou d'envoyer des soldats dans les aventures coloniales françaises....etc.Il y a un bon moment que les Européens se sont posé "la vraie question":
Est ce que Macron nous prend pour des babaches?.Et il y a belle lurette qu'ils ont fait le choix des US.D'ailleurs, pourquoi choisiraient-ils la dépendance de la France,alors qu'elle dépend elle même des US.Autant dépendre directement de dieu que de ses saints.
Réponse de le 10/02/2020 à 21:08 :
Nous avons traité de la souveraineté évaporée avec le traité de Lisbonne. On rappellera utilement à l' usage des "eurobéats" ce petit argument sorti de la bouche de François Michel Lambert député, démissionnaire de LREM et qui en dit long sur la représentation macronienne de la démocratie,
«Il y a une sorte de cabinet noir d'une vingtaine de personnes non élues qui décident de tout» un ancien membre du groupe LREM Extrait du journal de 20 heures diffusé sur France 2 le 07/02/20 qui sont les vingt hommes qui tiennent la main et commandent aux députés sinon l' interface du SGAE en prise directe avec Bruxelles dont il serait bon de rappeler le rôle dans cette analyse de l' UPR ..
"DÉCOUVREZ LE « SGAE » : LA DISCRÈTE ADMINISTRATION QUI VOLE AUX FRANÇAIS LEUR DÉMOCRATIE – par Guillaume Pellissier de Féligonde"
Macron n' a donc pas attendu pour ..renouer! avec la ..démocratie, situation qu' il a trouvé convenons-en mais qu' il ne fait qu' amplifier à vitesse au carré..
Heureux anglais..
a écrit le 10/02/2020 à 16:51 :
pas vraiment besoin de s appeler Macron pour dire ça.......ce que l on veut savoir c 'est comment?....
le président peut peut être commencer par arrêter de faire des courbettes aux gafam.....et financer des start up qui rêvent toutes de se revendre à prix d or aux même gafam....

à l évidence, rien n est simple....mais on ne peut se contenter des mêmes mots tous les ans.....et pour faire bouger nos partenaires européens, éviter de les villipender a chaque fois qu on va chez eux....

pour l instant, l europe est aux ordres des usa et... de la chine
a écrit le 10/02/2020 à 16:41 :
Il va maintenant falloir attendre que la crise politique en Allemagne soit terminée pour que les choses avancent .AKK avait proposé un porte avion européen_27 états majors ?_mais elle a le courage de refuser toute alliance avec l'AFD ,la peste brune qui relativise les crimes des nazis .L'Europe de la défense est mal partie si le Bundestag doit décider de chaque bouton de guêtre....
a écrit le 10/02/2020 à 16:30 :
Comment peut-on construire une Europe quand le président Français veut une souveraineté nationale ou de défense? L'hégémonie, l'organisation des pouvoirs et de sécurité (les décisions françaises en matière de défense) ne sont pas bien prises au niveau des états européens qui craignent que la France veut reprendre le flambeau des Etats-Unis. L'Europe ne peut survivre que si elle est construite politiquement et culturellement, l'économie et la défense sont alors une continuation logique de l'union ET pas l'inverse. Peut-être que le président n'a rien appris de l'histoire!
Réponse de le 10/02/2020 à 18:15 :
êtes vous bien sûr d'avoir lu dans le détail tout ce qu'a dit E Macron à propos de l'Europe ? Il n'est aucunement question d'une France hégémonique, mais d'une France qui se veut moteur d'une coopération plus étroite des états européens dans tous les domaines afin de pouvoir s'opposer à l'influence toujours grandissante des supers puissances qui n'ont d'autre but que de nous asservir à leur seul profit. Il faut être aveugle ou irresponsable de croire que l'Europe actuelle, dans son mode de fonctionnement, est en mesure de peser à l'échelle mondiale. Il est également irresponsable d'aliéner la sécurité du continent au bon vouloir des USA, à fortiori quand leurs premiers représentants ne montrent aucune garantie de fiabilité
a écrit le 10/02/2020 à 15:23 :
Fini la parlotte il faut agir, être un exemple, se payer de mots ne marchent plus depuis fort longtemps, c'est caduque !
Je ne crois qu'à l'effet d'entrainement par l'exemple, donnons l'exemple les autres suivront, les incantations ne mènent à rien!
Réponse de le 10/02/2020 à 15:59 :
Pour l'instant les usa commandent à l' UE et c' est tout l' artifice de cette UE sous tutelle que défend Macron avec des pays comme la France qui mettent au pot commun (153 milliards annuels perdus pour la seule FRANCE) délestés de leur souveraineté et leur démocratie pendant qu' on ferme leurs hôpitaux, leurs écoles et qu' on démolit leurs retraites, le tout emballé du mot magnifié "réforme" pondu par des communicants.
a écrit le 10/02/2020 à 15:19 :
S’ils veulent sauver l’Europe ( c’est pas leur objectif) il faut reconstruire autrement
La souveraineté de la France : c’est un mythe vu la position actuelle .
a écrit le 10/02/2020 à 15:03 :
Ce n'est pas la peine de tourner autour du pot, Macron est pour une UE atlantiste, sous contrôle et autorité US; ses discours parfois fallacieux ne doivent pas donner le change. L'Europe souveraine est loin d'exister et ne peut être, pour longtemps, un palliatif à notre propre souveraineté. Il sait, dans ses discours, dire des choses et, si on lit bien entre les lignes, leur opposé, dans la foulée. Ce sophisme ne peut tromper les médias qui, donc, sont sur sa longueur d'onde; c'est cela qui est dangereux, car rien n'est assuré pour notre avenir, sinon que de compter sur nous-mêmes ce qui est la meilleure façon de préparer autres chose lorsque cela sera possible. Il serait très dangereux de mettre la charrue avant les boeufs lorsque l'on sait que de nombreux pays de l'U.E sont pour un "bouclier" OTAN qui les arrange (notamment notre voisin Allemand) et se moquent éperdument des envolées lyriques de Macron. Le travail de sape de notre "allié" pour la disparition des Nations européennes va durer encore longtemps et il sait bien qu'une telle Europe sera toujours sous sa coupe. Lavons nos écuries, mettons ce grave danger sur la place publique, rappelons à notre "cher" Président que notre Constitution lui intime de maintenir et défendre notre souveraineté. Après, on verra toujours...
Réponse de le 10/02/2020 à 15:34 :
Non, Macron est précisément pour une Europe amie mais indépendante des États-Unis.
Réponse de le 10/02/2020 à 15:51 :
@TomMacron Young Leader découplé des states ? Vaste blague puisqu' avec Macron c' est toujours la stratégie du en même temps ce qui lui permet de ne jamais se mettre en réserve de l' UE US..
Réponse de le 10/02/2020 à 16:20 :
à Tom; c'est justement cela le "faux" discours. Les US ne veulent toujours pas (on ne sait jamais, cela pourrait changer..à terme)d'une UE autonome qui serait un "grand" concurrent et donc, surtout pas souveraine, ce qui changerait la donne en Géopolitique. Macron, fidèle nominé de la FAF (French American Foundation) n'a pas la carrure, l'expérience, sinon la volonté de sortir de ce "ghetto" d'après guerre. Qui plus est, de très nombreux hommes politiques des "deux" bords sont sur la même longueur d'onde… C'est un peu la politique de corruption, le plus fort, on s'écrase devant lui et allons dans son sens, par faiblesse et manque d'ambition. Mais sans ambition, à la tête de l'Etat, on ne peut rien faire de constructif… alors, on noie le poisson, pour faire croire, mais un jour, il faut payer l'addition.
Réponse de le 10/02/2020 à 16:57 :
Pour clarifier la suite, 2 définitions :
Démocratie : régime politique, système de gouvernement dans lequel le pouvoir est exercé par le peuple, par l'ensemble des citoyens.
Dictature : régime politique dans lequel le pouvoir est détenu par une personne ou par un groupe de personnes qui l'exercent sans contrôle, de façon autoritaire

Emmanuel Macron, 23/01/2020
"Nous sommes une démocratie."
FAUX. Si nous vivions dans une démocratie, l'ensemble des citoyens exercerait le pouvoir. Or, en France, le pouvoir est exercé par un groupe de personnes, le gouvernement et le parlement.

"Une démocratie c'est un système politique où l'on choisit nos dirigeants, c'est un système politique où l'on choisit les représentants qui auront à voter librement les lois qui régissent la société."
FAUX. Ce n'est toujours pas la définition du mot démocratie. Dans une démocratie, le peuple vote lui-même les lois. Les représentants sont payés pour préparer les lois.

"Cela a beaucoup d'exigence ; ça veut dire que la liberté du peuple et sa souveraineté sont reconnues."
FAUX. La souveraineté du peuple, pourtant affirmée dans la constitution, est confisquée par un groupe de personnes, le gouvernement et le parlement.

"Mais ça a une contrepartie, c'est que dans une démocratie, on a un devoir de respect à l'égard de ceux qui représentent et portent cette voix, parce que précisément on a le pouvoir de les révoquer. On a l'interdiction de la haine parce qu'on a le pouvoir de les changer."
FAUX. Le peuple ne peut pas révoquer un élu ou un membre du gouvernement.

"Et aujourd'hui s'est installée dans notre société, et de manière séditieuse par des discours politiques extraordinairement coupables, l'idée que nous ne serions plus dans une démocratie, qu'il y ait une forme de dictature qui s'est installée."
FAUX. Cette forme de dictature ne s'est pas installée aujourd'hui, elle a été instaurée au sortir de la révolution de 1789, dès la première constitution.

"Mais allez en dictature ! Une dictature, c'est un régime où une personne ou un clan décide des lois. Une dictature, c'est un régime où on ne change pas les dirigeants, jamais."
VRAI. En France, un clan décide effectivement des lois, les dirigeants ne changent effectivement jamais, ce sont toujours les représentants des riches qui confisquent le pouvoir.

"Si la France c'est cela, essayez la dictature et vous verrez !"
VRAI. Nous voyons bien ce qu'est la dictature en France, que le mandat présidentiel en cours ne fait que renforcer.

"La dictature, elle justifie la haine."
VRAI. Cette haine légitime est focalisée sur le chef de l'état, symbole faîtier de la violence d'état.

"La dictature, elle justifie la violence pour en sortir."
VRAI. Les droits de grève et de manifestation n'ayant aucun effet sur la politique menée par le clan au pouvoir, le peuple n'a d'autre moyen que d'user de violence pour sortir de la dictature et recouvrer sa souveraineté.

"Mais il y a en démocratie un principe fondamental : le respect de l'autre, l'interdiction de la violence, la haine à combattre."
VRAI. Et la violence d'état exercée à l'encontre du peuple est bien la preuve que la France n'est pas une démocratie.

"Tous ceux qui aujourd'hui dans notre démocratie se taisent sur ce sujet sont les complices, aujourd'hui et pour demain, de l'affaiblissement de notre démocratie et de notre République."
VRAI. Le clan dirigeant, y compris les partis pseudo-opposants, et les médias qui soutiennent ce clan sont complices de ce renforcement de la dictature.
Réponse de le 11/02/2020 à 18:58 :
loufiat: toute votre argumentation sur la démocratie est erronée car vous confondez démocratie directe et démocratie représentative. Il n'existe pas à ma connaissance ('sauf peut être la Suisse !!!) de démocratie directe dans le monde. Toutes les démocraties que vous condamnez sont des démocraties représentatives. Certes ce type de démocratie n'est pas parfait mais jusqu"à présent il n'existe pas de système de gouvernance meilleur. Par contre le problème actuel tient à la représentation politique qui n'est pas de qualité et qui nous conduit au gré des élections à voter pour celui ou celle qui apparaît "le moins pire", ce qui n'est pas satisfaisant j'en conviens
a écrit le 10/02/2020 à 14:59 :
discours extravagant (voire pire) pour faire causer les médias et faire oublier qu'il est le plus mauvais président que la France ait jamais eu (dette, désindustrialisation, déficit commercial, impôts, taxes et gaspillages records, délabrement des services publiques et infrastructures, pseudo réformes illisibles et contre productives, zones de non droit).
Qui va croire un président qui ne sait même pas gérer son propre pays.
a écrit le 10/02/2020 à 14:40 :
2 questions est-ce l'Europe est capable d'avoir une position commune nette sur des problèmes internationaux? la 2ème est ce que la Russie est l'ennemie de la France et est ce que les français sont prêts à mourir pour Riga Talinn ou Vilnius? Poser la question c'est y répondre et montrer le caractère vain de cette défense européenne!
a écrit le 10/02/2020 à 14:23 :
Ce pourquoi son ministre vient de planifier ce que doivent être les technologies du futur!

Le même qui taxe les crypto-monnaies à 30%, alors que c'est la finance qui fait naître les Gafa!

Ridicule, pathétique...

L'on devrait plutôt parler de notre future base lunaire et de son système de missiles anti-météorites tournant sous ordinateur quantique, ainsi que de nos sous-marins nucléaires de poche qui rechargent les batteries des robots des abysses...
a écrit le 10/02/2020 à 14:12 :
Qui peut encore croire dans les discours de MACRON par exemple il en a fait un grand sur l'immigration resultat pire que 0 à chaque instant on reloge les squatteurs de la région parisienne que l'on éparpille dans toute la France pour que ce soit moins visible !!!
a écrit le 10/02/2020 à 13:35 :
L Europe vue part microns le qu’a ho parfait le king des riches bonjour les dégâts
a écrit le 10/02/2020 à 13:34 :
La Tribune de plus en plus "La voix de son Maitre"
a écrit le 10/02/2020 à 13:32 :
Il a raison. La tiédeur de L'UE et de l'Europe en général me fait peur. chaque état n'a pas a perdre sa souveraineté pour mettre en place une telle collaboration ai niveau Européen.
a écrit le 10/02/2020 à 12:10 :
Je vois beaucoup de critiques et de french bashing dans les commentaires mais des propositions : rien.

L'Europe peut continuer son petit chemin sans progrès même après le message du Brexit, mais si quelqu'un propose quelque chose pourquoi ne pas soutenir cette réflexion et obtenir que les autres pays européens adhérent à cette reconstruction.
Réponse de le 10/02/2020 à 13:52 :
On n'est mal parti quand on confond l'UE de Bruxelles avec l'Europe, l'UE c'est un "devenir" a caractère dogmatique, l'Europe c'est un fait!
Réponse de le 10/02/2020 à 13:53 :
On est mal parti quand on confond l'UE de Bruxelles avec l'Europe, l'UE c'est un "devenir" a caractère dogmatique, l'Europe c'est un fait!
a écrit le 10/02/2020 à 12:04 :
La souveraineté est le fait exclusif d' une nation. Ainsi la France n'est plus souveraine depuis 2009 où quand le traité de Lisbonne organisé par Sarkozy -re-faisait voter les deux chambres, trahissant le vote des français qui disait non dès 2005 à plus de 54 % à la gouvernance par une entité supra nationale qu' est Bruxelles.

Aujourd' hui cette entité technocratique avec à sa tête 28 commissaires non élus et irrévocables par les peuples disposant à la fois du législatif et de l' exécutif, adresse une fois l' an ses GOPE ou feuille de route à Macron et aux autres membres de l' UE. Ainsi la politique de la France est entièrement cadrée et pensée à Bruxelles, Macro n' étant qu' un exécutant.

Plus grave, le fait de transférer la souveraineté a de facto aliéné la démocratie car on n' est pas une démocratie sans les 4 attributs de la souveraineté qui définissent une nation cad faire ses lois, battre monnaie, rendre justice, décider de la guerre ou de la paix. Ainsi la France n' est plus une démocratie.

Le postulat Macron qui est de tout donner à l' UE de ce qui n' a pas encore été abandonné par ses prédécesseurs ou lui-même dans le plus parfait arbitraire puisque sans décision du peuple, participe de la politique des tenants d' un européisme complice qui, depuis 2009 se passe des français et qui, quoi qu' ils votent, droite, gauche, centre, est, ouest, nord, sud, ne peut être changé que par l' élection du représentant du FREXIT.

Les anglais l' ont bien compris, UPR, vite ..
a écrit le 10/02/2020 à 11:34 :
propos fugaces ! les évènements a venir projettent déja leur ombre mais ne dissimuleront pas les affaires dans une France sans industrie et une agriculture délaissée avec mépris
a écrit le 10/02/2020 à 11:03 :
M Macron pour être souverain il faut de l'argent! Et tant qu'on aura un Etat qui s'endette d'année en année, on aura pas les moyens d'investir sur les sujets stratégiques.
Réponse de le 10/02/2020 à 13:18 :
Coût de l' UE pour la France, 153 milliards d'euros annuels qui comprend le coût d' appartenance plus le coût de la fraude et de l' exil fiscal rendus possible et LEGAL par l' article 63 du TFUE..
a écrit le 10/02/2020 à 10:46 :
il ne représente rien c’est l'Amerique et la chine qui règnent sur le monde il fallait une europe forte mais l’Allemagne est en déclin et les autres pays n'ont rien à proposer donc le petit canard peut faire coin!!!coin!!!c'est parler pour ne rien dire
a écrit le 10/02/2020 à 10:44 :
Si le discours est sensé, les actes à suivre vont mettre un certain temps, comme le "temps de refroidissement du fût du canon".
La souveraineté et son partage, un exercice périlleux, surtout quand viennent se greffer des intérêts industriels, financiers, commerciaux... nationalistes, des sentiments...jalousie, supériorité.
a écrit le 10/02/2020 à 10:03 :
Il veut quoi le monsieur? En fait il parle tout seul? actuellement au vue de l'état du pays, donc je comprends que lui tout seul, il veut....

"La souveraineté" disons qu'il en parle beaucoup alors qu'il fait l'inverse....

C'est étrange le en même temps, tu finis par parler tout seul dans le micro a la fin....
a écrit le 10/02/2020 à 9:48 :
Macron et l’UE.
Qu’il se remémore déjà Alstom avant de parler de souveraineté. Les États-Unis le remercient chaleureusement. Et plus récemment, Blackrock également.
a écrit le 10/02/2020 à 9:24 :
Plus "l'ambition" est grande et plus d'erreur seront faites par manque de temps! Encore une bonne excuse a mettre sous le nez des français qui n'ont rien demandé!
a écrit le 10/02/2020 à 9:23 :
soyons comme les dirigeants allemands envers l'Europe
pour la France et les Français en premier et l'Europe.
pour complément après avoir tout abandonne et surtout notre industrie
et au énarque créateur de taxes
comment dans un pays de 65milliond 10millions de travailleurs créer la richesse brut du pays c'est d'abord eux qui devrais avoir la reconnaissance
mais non se sont en grande partie les oublier
Réponse de le 10/02/2020 à 10:04 :
Il est clair qu'au regard de votre maîtrise hésitante du langage écrit, on est en droit de se dire, avec une forte probabilité d'affirmation juste, que vous êtes un membre actif des gilets jaunes
Réponse de le 10/02/2020 à 16:31 :
à Réponse de soleil; si votre "droit de dire" est limité par une "probabilité", même forte, que voilà donc un Droit bien incertain. J'ai eu l'occasion de rencontrer certains gilets jaunes très "actifs" intellectuellement. Les amalgames relèvent toujours d'un certain sophisme...
a écrit le 10/02/2020 à 9:13 :
Il n' a rien plus a dire en Europe apres ses echecs de reformer son pays.
Réponse de le 10/02/2020 à 11:52 :
Encore une manifestation de ce nombrilisme étroit qui consiste à penser que ce qui se passe en dehors de la France est mineur et que les misérables soubresauts du type gilets jaunes ou grèves anti-réforme des retraites sont des évènements majeurs qui effaceraient tout le reste!
a écrit le 10/02/2020 à 8:41 :
IL serait surtout temps d'être réaliste sur une europe de la défense dont nos dirigeants européens, pas tous et pour cause, nous parlent depuis 40 ans ! Hé ho les gars il faudrait se réveiller maintenant !

J'ai vu également que la Suède souhaitait diminuer sa participation financière militaire, encore une fois c'est un pays du Nord de l'UE, dont ne fait définitivement pas partie L’Allemagne hein, qui fait preuve d'intelligence et de réalisme voyant que la seconde armée européenne, qu'était le RU, a quitté l'UE.

A quoi bon persister de continuer à raconter, à se raconter, des histoires ? L'UE de la défense est morte, macron n'aura rien des allemands qui de toutes façons ne donneront jamais rien à l'europe, c'est peine perdue, ils feraient mieux tous de trouver une fixette un peu plus réaliste ou bien la meilleure solution et de très loin, démanteler cette europe du fric qui ne fonctionne définitivement pas afin de repartir à zéro, afin de générer une Europe à partir de ses peuples.
Réponse de le 10/02/2020 à 11:59 :
europe du fric / europe des peuples??
Vous croyez peut-être qu'entre les peuples européens, se dégagerait une harmonie et un consensus propices à l'union! Pas si sûr! Les Français ont en moyenne horreur du marché, et ne croient qu'en l'Etat et le combat contre les inégalités! Les allemands ne croient qu'en leurs facultés d'exporter sur un marché mondialisé... Bref....
Réponse de le 10/02/2020 à 12:46 :
@

"Vous croyez peut-être qu'entre les peuples européens, se dégagerait une harmonie et un consensus propices à l'union! Pas si sûr!"

JE ne"crois"rien, je pense, je suis certain même quel la charrue a été mise avant les boeufs empêchant qu'une union des peuples se fasse car ayant imposé l'union du fric maintenant tout est grippé.

La vérité que nos banquiers veulent nous faire oublier c'est que nous sommes français, pire ils n'ont fait qu'en accentuer la volonté, libérer et favoriser donc les initiatives européennes populaires dans un premier et non d'Etat ni de fric afin de voir si ça prend et comment ça prend, bref arrêter d'imposer les délires arrogants de nos mégas riches d'abord et avant tout.

Nous sommes européens, exploiter ce potentiel phénoménal est légitime mais certainement pas par des comptables aliénés par définition.

Mais leur main mise sur nos vies et leur fric en point de mire ont certainement anéanti tout espoir de pouvoir construire une europe économique et financière en tout cas pouvant nous questionner sur l'avenir de l'économie et de la finance.
a écrit le 10/02/2020 à 8:27 :
l'enfer est pave de bonnes intentions
quel credit accorder a un pays qui est le premier a ne pas respecter les regles?
et dont l'ancien president s'est felicite d'avoir empapaoute les allemands ' sans qu'ils le remarquent' ( ce qui prouve qu'il ne connait pas les allemands)
vouloir etre leader, c'est bien, mais faut faire ses preuves avant, et pour la france c'est pas gagne
Réponse de le 10/02/2020 à 12:07 :
Seriez vous un germanophile idôlatre qui trouve que tout est bien en allemagne et moche en france? Je ne vois pas de raisons à respecter à la lettre des règles dénoncées par tous les économistes, qui ont été dictées par les allemands lors des accords de Maastricht, et dont le non respect sert d'ailleurs, en affaiblissant l'euro, à augmenter les exportations allemandes, leur grande lubie qu'ils vont d'ailleurs payer avec la transformation du monde!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :