Bourses mondiales en chute, course aux droits de douane entre les États-Unis et la Chine... Ce qu'il faut retenir de ce lundi 7 avril
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Nouvelle surenchère, cette fois côté américain. Alors que Pékin avait répondu aux droits de douane annoncés par Donald Trump contre les produits chinois par des surtaxes douanières d'un même montant - 34 % - la Maison-Blanche a, cette fois, annoncé que les celles américaines pourraient atteindre 104 %. Et ce, si la Chine maintient sa riposte.
Ces 104 % interviendraient si Donald Trump met sa dernière menace - de 50 % de droits de douane additionnels - à exécution, en tenant compte du cumul des taxes annoncées par le chef de l'État depuis son retour au pouvoir en janvier. Plus tôt, le président avait indiqué entamer des négociations avec les pays visés par des droits de douane, à l'exception de la Chine.
L'Union européenne imposera des tarifs douaniers aux États-Unis en deux temps, a annoncé ce lundi le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic. Des barrières douanières s'appliqueront d'abord, dès le 15 avril prochain puis d'autres s'ajouteront le 15 mai.
Parallèlement, Ursula Von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, a annoncé que l'Union européenne avait proposé aux États-Unis une exemption de droits de douane totale et réciproque sur les produits industriels. « Nous avons proposé des droits de douane nuls pour les produits industriels. (...) L'Europe est toujours prête à conclure un bon accord » a déclaré la présidente avant d'ajouter que « nous sommes également prêts à répondre par des contre-mesures et à défendre nos intérêts. »
À Wall Street, l'indice élargi S&P 500 reculait de 1,97 % vers 18H10. Deux heures plus tôt, il avait néanmoins grimpé d'environ 5 %, passant de 4 960 points à 5 250 points, en l'espace de huit minutes. Une envolée due à une rumeur selon laquelle Donald Trump envisageait une pause pour ses droits de douane, mais démentie par la Maison-Blanche. En fin de journée, le Nasdaq, dont la composition est dominée par les entreprises technologiques, cédait 1,73 % et le S&P 500 1,87 %.
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De leur côté, les marchés européens, après une journée très volatile marquée par une ouverture inquiétante et en chute libre, ont fermé dans le rouge. Paris perd 4,78 % - du jamais vu depuis 2022 - Francfort -4,13 %, et Londres -4,38 %.
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En revanche, les Bourses asiatiques ont, elles, largement chuté. Hong Kong clôturait en baisse de 13,22 %, sa pire chute depuis 1997 et Taïwan de 9,7 %, également un record historique. Tandis que la place de Tokyo a fermé sur un plongeon de presque 8 %, -5,6 % pour Séoul.
Alors que la banque d'affaires Goldman Sachs a rehaussé sa prévision de récession américaine à 45 % de chance ce matin, le PDG de JP Morgan, Jamie Dimon, a quant à lui prévenu les investisseurs des risques de l'application des tarifs douaniers. Selon lui, ils pourraient peser sur la croissance de la plus grande économie du monde, stimuler l'inflation et avoir un impact négatif au long terme.
-16 % : telle est la baisse enregistrée par le prix du baril de pétrole, depuis l'annonce des droits de douane par Donald Trump. Le prix du baril a, d'ailleurs, chuté sous la barre des 60 dollars ce lundi pour la première fois depuis avril 2021, avant toutefois de remonter légèrement au-dessus. De quoi inquiéter le Kremlin qui a dit « suivre de très près » la chute des cours. « Nos autorités financières (...) font et feront tout ce qui est nécessaire pour minimiser les conséquences de cette tempête économique internationale sur notre économie », a ajouté son porte-parole, Dmitri Peskov.
La décision est tombée : le tribunal de Montpellier a ordonné l'arrêt pendant quatre mois des 31 éoliennes du parc d'Aumelas dans l'Hérault. Une période qui correspond à la présence du faucon crécerellettes. La justice a ainsi jugé EDF Renouvelables et neuf de ses filiales responsables de la mort de 160 individus d'espèce protégées.
Dans un jugement qui représente une première au niveau pénal contre des exploitants d'éoliennes, le tribunal a également condamné chacune de ces sociétés à 500 000 euros d'amende (dont 250 000 avec sursis) et l'ancien PDG d'EDF Renouvelables, Bruno Bensasson, à six mois de prison avec sursis et 100 000 euros d'amende (dont 30 000 avec sursis).
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