David Lisnard : « Le maire doit rester le pilote des politiques publiques communales »
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Adoubé par François Baroin, maire de Troyes et président de l'Association des Maires de France, David Lisnard, actuellement vice-président, fait également face à la candidature dissidente du maire de Sceaux (UDI) Philippe Laurent, officiellement déclaré depuis ce 26 août.
LA TRIBUNE - Dans le communiqué de presse annonçant le soutien qu'il vous porte, le président de l'Association des Maires de France, François Baroin rappelle l'importance de défendre la cause des communes. En quoi consiste le danger ? Le rôle du maire doit-il être mieux considéré par l'Etat ?
DAVID LISNARD - Il y a une asphyxie financière mais surtout normative des communes par une inflation de procédures préalables à toute décision, de schémas obligatoires, de bureaucratie coûteuse et chronophage, dans un contexte de recentralisation par un Etat qui, de surcroît, n'a plus les moyens de sa volonté de tutelle.
Or, en France, la commune, c'est plusieurs choses. C'est la cellule de base de notre démocratie et de l'organisation du territoire depuis plus de deux siècles ; c'est l'institution issue du suffrage universel la plus proche des citoyens, qui répond au besoin de proximité et de réactivité demandé par la population ; c'est le dernier service public en milieu rural ; c'est un outil moderne et dynamique, par sa créativité, sa vitalité, sa solidarité humaine, sa capacité au changement face aux enjeux de l'époque.
Le danger est donc double : d'abord, l'absence de liberté d'action donc de responsabilité des maires, c'est-à-dire du peuple, dans la prise de décision. Ce manque de liberté se traduit par des blocages relevant d'un excès de normes auquel il faut s'attaquer et qui empêche les élus d'agir efficacement et concrètement au service de leurs administrés.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Ces blocages proviennent également de l'accumulation des lois et règlements - 320 000 articles de lois et réglementaires en France selon le Conseil d'Etat, soit 50 % de plus en 20 ans ! - d'une administration tatillonne détachée des contraintes du réel, ne rendant de comptes à personne et disposant d'un pouvoir de nuisance.
Laurence Bottero
Achats par IA : 4 Français sur 10 prêts à abandonner leur marque préférée
Retraites : pourquoi le rapport du COR relance le débat sur la capitalisation
A Marseille, le départ de Nature & Découvertes fragilise encore un peu plus le centre-ville
Prime Macron : le verdict en demi-teinte de la Cour des comptes d'un dispositif à 10 milliards d'euros