Économie : pourquoi il faut s'attendre à une crise longue durée en Occitanie

Florine Galéron
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La filière aéronautique occitane a perdu 4.200 emplois en neuf mois.
Rémi Benoit

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La filière aéronautique occitane a perdu 4.200 emplois en neuf mois.
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Éternel optimiste, toujours prêt à inciter les entrepreneurs "à chasser en meute", le président de la CCI Occitanie Alain Di Crescenzo n'a malgré tout pas pu cacher son inquiétude face à l'ampleur de la crise qui frappe actuellement l'économie hexagonale.
L'Occitanie paie sa grande dépendance à la filière aéronautique qui a porté sa croissance au fil des derniers années.
Et le retour au niveau d'avant-crise n'est pas prévu pour tout de suite.
D'après la dernière note de conjoncture de l'Insee, la filière aéronautique et spatiale a perdu 4.200 emplois en Occitanie entre janvier et septembre 2020 (dont 3.200 emplois pour la seule Haute-Garonne). Malheureusement, comme l'indiquait il y a quelques jours Philippe Robardey, à la tête de la CCI de Toulouse, la litanie des plans sociaux n'est pas près de s'arrêter, il faut s'attendre à "une recrudescence des plans sociaux" dans les mois à venir.
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"Nous avons relevé le nombre de défaillances d'entreprises le plus faible depuis 30 ans. Pour autant, il ne faut pas oublier que les tribunaux ont été fermés une partie de l'année, nombre de dossiers n'ont pas encore été enregistrés. Et puis, nous sommes encore sous perfusion des aides de l'État", fait remarquer Alain Di Crescenzo. Avant d'alerter sur le devenir des prêts garantis par l'Etat (PGE) : "Ils ne doivent pas s'étaler sur six ans maximum. C'est complètement à côté d'un cycle de production aéronautique qui dure plutôt dix ans. La durée de remboursement doit être allongée et pourquoi pas à coût réduit."
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