Toulouse craint "une recrudescence" des plans sociaux en 2021

Florine Galéron
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De nouveaux plans sociaux dans l'aéronautique sont à craindre en 2021.
Rémi Benoit

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De nouveaux plans sociaux dans l'aéronautique sont à craindre en 2021.
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L'avalanche de plans sociaux dans la région toulousaine n'est pas près de s'arrêter. Alors que la menace de licenciements s'éloigne chez Airbus, la situation est très préoccupante chez les sous-traitants : d'après le décompte réalisé par La Tribune mi-décembre, 4.500 emplois sont menacés autour de Toulouse rien que dans la filière aéronautique. Ces annonces ne sont malheureusement que la partie immergée de l'iceberg.
"Beaucoup d'entreprises ont différé les PSE", a fait remarquer Philippe Robardey, le président de la CCI de Toulouse lors de ses voeux à la presse jeudi 14 janvier, qu'il analyse comme un excès d'optimisme. "Le chef d'entreprise commet toujours le même type d'erreurs. La première est de se dire 'demain, il fera soleil'. Beaucoup ont pensé au mois de mars, qu'il ne fallait pas s'inquiéter, qu'au mois de septembre, tout irait mieux. Par conséquent, beaucoup de sociétés ont retardé les décisions relatives à des PSE dans certaines activités", observe-t-il.
Paradoxalement, les procédures collectives ont connu une chute de 40% en Haute-Garonne sur l'année 2020. Cette baisse en trompe l'oeil s'explique par les mesures de soutien exceptionnelles prises par l'État et qui ont pu sauver temporairement des entreprises en grandes difficultés.
Le président de la CCI toulousaine ajoute :
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Par ailleurs, comme au niveau national, en Haute-Garonne, 20% des entreprises déclarent qu'elles vont avoir de grandes difficultés, voire l'incapacité à rembourser leur PGE (prêt garanti par l'Etat). À ce sujet, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a annoncé le 14 janvier que les entreprises pourraient bénéficier d'une année supplémentaire avant de commencer à le rembourser.
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