Caviste, coach, crêpier... ces Toulousains ont changé de vie pour remplir leur quête de sens
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La Bonne Combine
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Quitter Airbus pour devenir formateur en communication non-violente, c'est le pari que s'est lancé Olivier Babando il y a un peu plus de deux ans. Après avoir été pendant plusieurs années chef de projet chez l'avionneur européen, cet ingénieur toulousain a profité du plan social de 2020 pour changer de vie. « J'ai eu envie d'autre chose. Je n'étais pas très fan de ce mode de management plutôt pyramidal avec des ordres qui arrivent d'en haut et une liberté d'action un peu limitée », nous expliquait-il quelques mois après son départ. « Il n'y a pas un jour où je regrette mon choix », confie-t-il aujourd'hui. Dans son nouveau métier, Olivier Babando « se sent utile ». Il intervient auprès d'entreprises pour « changer un peu les manières de vivre les relations professionnelles », mais aussi auprès de familles pour montrer une parentalité plus ouverte aux besoins de l'enfant.
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Lui-même a eu un déclic lorsque le mode d'éducation traditionnel ne fonctionnait pas très bien avec sa deuxième fille, porteuse d'un handicap et a découvert dans l'éducation bienveillante et la communication non-violente des outils pour faciliter le dialogue avec ses filles. Le cas de cet ingénieur est loin d'être isolé. À Toulouse, la déflagration engendrée par l'effondrement du trafic aérien pendant la crise sanitaire a poussé des contingents de salariés à quitter la filière aéronautique pour changer de vie. Mais la quête de sens se retrouve dans tous les pans de l'économie. Une étude réalisée par Factorial avec l'institut OpinionWay révélait en 2021 que 33 % des Français déclaraient avoir perdu tout sens en leur activité professionnelle depuis le début de la crise. D'où une remontée en flèche également des démissions en France, passées de 346.000 en 2020 à 553.000 au troisième trimestre 2022 d'après une enquête de la Dares.
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