Aéroport Toulouse-Blagnac : bras de fer pour réguler les vols de nuit

Florine Galéron
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Photo d'illustration
Rémi Benoit

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Pas de couvre-feu total mais pas non plus de simple régulation pour les aéronefs les plus bruyants : c'est le scénario du compromis qui avait été présenté par le préfet de Haute-Garonne fin septembre pour réduire les nuisances aériennes en pleine nuit à l'aéroport Toulouse-Blagnac. Au terme de l'étude d'impact menée par le cabinet CGX, Pierre-André Durand avait proposé au gouvernement un scénario prévoyant d'interdire les décollages entre minuit et 6h et de plafonner les arrivées à raison de 400 vols par an.
Mais près de six mois plus tard, pas d'arrêté ministériel à l'horizon sur ce sujet. « Le ministère de la Transition écologique a donné son feu vert mais le ministère des Transports est plus sensible aux arguments du monde aérien et notamment des compagnies low-cost qui veulent revoir les quotas », glisse un élu.
Selon cette même source, Ryanair (devenue l'an passé la deuxième compagnie de l'aéroport derrière Air France et devant Easyjet) remet en cause l'étude réalisée par le cabinet CGX sur les conséquences socio-économiques de la mesure, estimant que tous les impacts n'ont pas été pris en compte. La compagnie irlandaise n'a pas souhaité commenté le sujet.
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Le cabinet CGX est parti sur le principe qu'un avion basé à Toulouse génère 140 emplois, raison pour laquelle le scénario du couvre-feu total a été écarté car il aurait menacé 1.113 emplois directs. Étant donné que sur l'année 2023, l'aéroport Toulouse-Blagnac avait enregistré un peu plus de 500 arrivées entre minuit et 6h du matin, une petite centaine de vols serait impacté par le plafonnement proposé par le préfet. Mais le sujet est inflammable au moment où l'aéroport régional peine à retrouver son niveau d'avant crise et que la plateforme sera impactée dès le mois d'avril par la fermeture de la base d'Easyjet.
Florine Galéron