Deux semaines après le coup d'arrêt porté à l'autoroute A69 par le tribunal administratif de Toulouse considérant qu'il n'existe pas de raison impérative d'intérêt public majeur (RIIPM) pour justifier sa construction, les tensions sont toujours aussi vives autour du chantier.
Au-delà de la bataille judiciaire, loin d'être terminée, partisans et opposants de l'autoroute A69 entre Toulouse et Castres s'opposent désormais sur de nouveaux fronts.
Après une manifestation le week-end dernier qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes aux abords de son tracé, quatre parlementaires tarnais, les sénateurs Philippe Folliot et Marie-Lise Housseau (Union centriste), et les députés Philippe Bonnecarrère (non inscrit) et Jean Terlier (Ensemble pour la République), ont annoncé mardi leur intention de déposer un nouveau texte de loi. Leur idée est de rendre rétroactivement légaux les arrêtés préfectoraux ayant délivré les autorisations environnementales de l'ouvrage, ceux-là même qui ont été retoqués par la justice. « Nous reprenons la main avec le dépôt d'une loi de validation A69 pour redémarrer rapidement le chantier de l'autoroute. Nous ne lâchons rien. Les juges disent le droit, les parlementaires votent la loi », a fait valoir Jean Terlier sur son compte X.
Le député assure avoir reçu des signaux favorables du gouvernement pour inscrire le texte à l'agenda courant mai, peut-être dans la première quinzaine. Une perspective pas confirmée à ce stade par le ministère des Relations avec le Parlement. En cas d'adoption au Parlement, le Conseil constitutionnel devra sans doute se prononcer.