Inondations : l'Occitanie aux avant-postes de la résilience climatique

Florine Galéron
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En juillet 2018, des crues torrentielles ont inondé le piémont ariégeois.
Smival

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En juillet 2018, des crues torrentielles ont inondé le piémont ariégeois.
Smival
En juillet 2018, après un violent orage, le piémont ariégeois fait face à des crues torrentielles, avec entre 40 et 90 millimètres de précipitations qui s'abattent sur le territoire en l'espace d'une matinée. La même année, des orages intenses déclenchent des coulées de boue sur les routes, coupant certains villages du reste du monde.
Ce phénomène est loin d'être isolé et ses conséquences économiques sont colossales. Le coût des dégâts occasionnés par les inondations s'élève à 12 milliards d'euros par an en Europe et les répercussions des sécheresses se chiffrent à 9 milliards sur le Vieux Continent. Avec la multiplication des événements extrêmes due au changement climatique, la facture pourrait s'envoler à près de 24 milliards d'euros annuels d'ici 2050 rien que pour les inondations, d'après une étude récente publiée dans la revue Nature.
Face à ce fléau, la Commission européenne vient d'octroyer un budget de 15 millions d'euros sur quatre ans pour expérimenter des mesures éponges permettant de limiter l'impact futur des phénomènes météorologiques extrêmes. Ce projet européen baptisé Spongeworks est coordonné par l'université de Leibniz avec une trentaine de partenaires dans six pays (Allemagne, Pays-Bas, France, Grèce, Autriche, Royaume-Uni).
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« La notion de mesures éponges a été inventée par les Chinois et a été testée dans plusieurs villes, comme Wuhan, qui ont connu un rythme de construction très important et qui font face à des problèmes d'imperméabilisation des sols. Les villes ont mis en place des systèmes pour rendre les sols poreux et ont créé des mares dans les centres-villes », explique José Miguel Sànchez-Pérez, directeur de recherche au CNRS au Centre de recherche sur la biodiversité et l'environnement (CRBE) de Toulouse.
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