Comment l'austérité a sapé les bases de la démocratie en Europe

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Le Premier ministre hongrois peut narguer l'Europe, car ses méthodes ne sont pas sans s'inspirer de ceux des dirigeants de la zone euro où, au nom de la rigueur budgétaire, on a cherché à limiter le pouvoir populaire.

Les dirigeants européens peuvent bien pleurer des larmes de crocodiles sur la démocratie hongroise et fustiger le comportement autoritaire du Premier ministre magyar, Viktor Orban ne fait en réalité que les payer avec leur propre monnaie. Il traite sa démocratie de Turc à More, exactement comme les dirigeants européens en usent avec la démocratie en Europe.

Pratiques hongroises, inspirations européennes

Reprenons le fil des événements. En 2012, le leader hongrois, qui dispose d'une majorité des deux tiers élus très régulièrement au parlement qui lui permet de modifier comme il l'entend la constitution, voit quelques-uns de ses projets de loi rejetés par le tribunal constitutionnel. Sans sourciller, il décide, pour les besoins de sa cause d'en finir avec cette cour. Il fait voter une réforme constitutionnelle pour réduire ses pouvoirs et en profite pour inscrire dans la constitution les lois rejetées. Bref, il contourne l'obstacle et s'arrange pour que celui-ci ne réapparaisse pas. C'est en effet une vision assez « autoritaire » de la démocratie.

Mais le Premier ministre hongrois a de quoi trouver des sources d'inspiration dans la zone euro dont la volonté de contourner les obstacles institutionnels est fréquente. On passera rapidement sur les histoires les plus anciennes : la décision de faire revoter les Irlandais sur le traité de Nice en 2001 jusqu'à ce qu'ils finissent par dire « oui » ou celle de contourner les rejets français et néerlandais à la constitution européenne par le traité de Lisbonne sur lequel on s'est bien gardé de faire revoter cette fois les peuples. Mais avec la crise budgétaire, le déni démocratique est devenu plus qu'une pratique occasionnelle des chefs d'Etat et de gouvernement avec la crise, c'est aujourd'hui un principe de la politique européenne.

Le budget, exception à la démocratie

Les dérapages budgétaires de certains pays ont renforcé parmi les dirigeants européens l'idée que si on laissait le peuple, ou ses élus, s'occuper d'économie et de finances publiques, on s'exposait aux dernières catastrophes. Autrement dit, le peuple étant incapable de comprendre le fonctionnement de l'économie et ne songeant qu'à son plaisir immédiat par le recours aux dépenses publiques, il convient de lui ôter le plus possible sa capacité à influer sur le budget. C'est tout l'esprit du pacte budgétaire créé par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy et défendu avec ferveur par François Hollande. En plaçant une règle supérieure à la volonté nationale sur le budget, on limite la marge de man?uvre des élus et on contourne ainsi l'obstacle démocratique. On s'assure que l'influence des choix des peuples sera le plus faible possible sur la politique économique en ajoutant un conseil « d'experts » des finances publiques. Et, enfin, pour finir de décourager les peuples de se mêler de sujets budgétaires, on fait surveiller les budgets nationaux par la commission (c'est ce que prévoit du « Two-Pack », voté cette semaine par le parlement européen) et par les cours constitutionnelles nationales. De toutes parts, les budgets sont donc étroitement encadrés par des personnes non-élues, mais « expertes. »

L'ambition de ces réformes, c'est de mettre une politique, celle de l'austérité budgétaire, à l'abri de la volonté des peuples. C'est d'en faire un élément intangible dans le paysage économique européen, parce que la doxa de la commission et des chefs d'Etats et de gouvernements veut qu'un déficit soit un mal et un excédent un bien. En quoi le comportement de Viktor Orban est-il différent ? Il estime que la dignité de la nation hongroise est un bien absolu, que sa politique conservatrice et nationaliste est la seule bonne pour la Hongrie. Il prend donc des mesures pour s'assurer qu'à l'avenir, ces positions soient à l'abri de tout changement d'humeur du peuple.

Faire pression sur les électeurs et les parlements

Viktor Orban veut influer sur le résultat futur des élections hongroises. Il réduit la possibilité de propagande électorale de l'opposition. C'est en effet un scandale. Mais qu'en est-il dans la zone euro ? Se souvient-on de la façon dont les Européens se sont comportés au moment de l'élection grecque du 17 juin dernier ? On promettait aux Hellènes les pires malheurs dans le cas où la coalition de la gauche radicale, Syriza, parvenait au pouvoir. Les principaux dirigeants européens menaçaient de façon à peine voilée le pays d'une sortie de la zone euro en cas de victoire de Syriza, alors même que ce parti protestait de sa volonté de conserver la monnaie unique. Se souvient-on que deux mois auparavant, l'Europe avait obtenu des deux grands partis grecs de l'époque un engagement de poursuivre la politique dictée par la Troïka après les élections ? N'est-ce pas là une façon de « maîtriser » la démocratie en s'assurant qu'elle ne puisse nuire à une politique économique « bonne pour la Grèce. » ? Se souvient-on aussi de l'appui non dissimulé des grands d'Europe à Mario Monti ? Des discours répétés sur la nécessité pour l'Italie de « poursuivre les réformes » ? Mais alors, à quoi bon voter ? Même à Chypre, les dirigeants européens, à commencer par le nouveau chef de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem, n'ont pas hésité à « souhaiter » ouvertement que « l'élection présidentielle permette de débloquer la situation sur la question des privatisations », façon à peine voilée de soutenir le candidat conservateur à ce scrutin. Avec là encore, l'épée de Damoclès : si l'élection ne convient pas, les vivres seront coupés.

Dans cette démocratie « d'experts », les parlements sont souvent des contraintes plus que des lieux de débats. On redoute leurs votes et, lorsque cela est possible, on les méprise. A la fin de l'année 2012, le conseil européen a nommé Yves Mersch au directoire de la BCE malgré un vote (consultatif) négatif du parlement. Au nom de l'expertise du banquier central luxembourgeois. A ce moment, le conseil a clairement affirmé que, concernant les questions économiques, l'expertise (de préférence lorsque, comme Yves Mersch, elle est marquée du sceau de l'orthodoxie classique) avait la priorité sur la légitimité démocratique.

Europe à deux niveaux de démocratie

En réalité, la situation est peu plus complexe : en Europe, il existe désormais deux niveaux de démocratie. Celui de l'Allemagne, du Luxembourg et de la Finlande et celui des autres. Les premiers peuvent se payer le luxe de la démocratie. Pour une raison simple : ils ont des budgets sains. Leurs peuples sont donc considérés comme « adultes » : leurs parlements ont, du coup, le droit de s'exprimer et de peser sur la politique européenne. Le Bundestag décide autant de l'avenir de l'Europe que la Commission. Pour les autres, en revanche, leur seul droit est d'accepter la politique budgétaire établie par le conseil européen - où là aussi les choix des pays à « budgets sains » dominent et les « experts » de la commission et de la BCE. La démocratie européenne est devenue celle du riche et de l'expert. L'Europe à deux vitesses s'installe aussi au niveau démocratique.

L'audace limitée du parlement européen

Dans ce contexte, le vote de ce mercredi du parlement européen sur le projet de budget de l'UE est très encourageant, c'est une vraie tentative de rompre avec cette tendance. Mais une hirondelle ne fait pas le printemps. Le vote du parlement n'est pas un défi au conseil européen, c'est bien plus un appel au compromis. Le principe de la baisse globale du budget de l'UE n'est pas remis en cause, on cherche simplement à obtenir des concessions sur la ventilation du budget. Ce n'est pas une surprise, puisque les élus européens viennent de voter le « Two-Pack » qui, comme on l'a vu est un garde-fou de plus contre la démocratie. Mais en validant cette baisse, les parlementaires européens acceptent bien plus qu'une simple coupe budgétaire, ils valident le principe d'une austérité qui a sapé les bases de la démocratie européenne. Et qui permet aujourd'hui au magnat de Budapest de prendre, sans la moindre mauvaise conscience, des libertés avec la liberté.

 

 


 

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Commentaires
a écrit le 18/03/2013 à 16:37 :
les politiques et les administratifs sont les pires gestionnaires qui soient, même milieu, absence totale de culture de gestion, aucune mesure d'efficacité, de productivité, on recrute, on donne des primes, on dépense... et on arrive à 1900 milliards de dette....pour se rendre compte que ce n'est pas la bonne façon.... ils couleraient n'importe quelle entreprise en moins de 3 mois... la solution unique est simple : une saine gestion, on dépense pas plus qu'on ne gagne et surtout le niveau utile et performant, au moins 30% de gaisn en france, de quoi relancer la croissance plutôt que le tonneau des danaides de la fonction publique, notre armée rouge qui absorbe tout ce que produit le privé ..
a écrit le 18/03/2013 à 16:33 :
les rapports de la cour des comptes, de l'ocde.. regorgent d'exemples précis de mauvaise gestion, de gains faciles et énormes pour avoir plus de services tout en dépensant beaucoup moins, au moins 30% de gains... et c'est moins d'impôts, plus de pouvoir d'achat, moins de charges, donc plus d'emplois... la france a cette chance énorme de gaisn possibles, mais rien.. on accuse les autres, toutes les bonnes excuses pour ne rien faire, alors que si on fait comme la finlande, la suéde... qui gérent de façon pragmaitique et courageuse.. avec réussite, qui s'en étonnera ?
a écrit le 18/03/2013 à 16:29 :
ceux qui ont fait les effeorts de la saine gestion "ont le luxe" d'avoir des excédents, les cancres continuent d'emprunter, jeter l'argent par les fenètres, arroser le secteur... public, et accusent les banquiers, le libéralisme, les boucs émissaires ... ils sont juste les seuls responsables de leur trés mauvaise gestion, on a ce qu'on mérite, c'est tout...
a écrit le 16/03/2013 à 14:02 :
par quoi doit on remplacer l 'austérité ? Les grandes gueules , faites vous entendre . En réalité pour les pays du sud européen il faudrait 30 à 40 % de dévaluation ce qu est dramatique pour les pauvres et strictemen contraire à la volonté allemande . Les anglais et les ex pays de l' est sont dans l' orbite américaine car ils savent que nous sommes des incapables . L impasse est totale et Pépère fait diversion au Mali et bientôt en Syrie . Un rôle de comique troupier !
Réponse de le 16/03/2013 à 15:10 :
Par quoi ? Réintroduction de monnaies différenciées nationales ou par bloc de pays (Euro Sud Italie, Portugal, Espagne; Euro centre France, Belgique, Autriche, Irlande) Euro Nord (Lux, Allemagne PB, Finlande.. ventilation à compléter et affiner, bien sûr), Réajustement des parités en visant la parité des pouvoirs d'achat entre ses sous zones; parités que l'on se réserve de revoir périodiquement; la BCE reste banque centrale pour l'ensemble et le système de clearing (Target) des balances des paiements est conservé. Les dettes en Euro sont redénommées en Euro de la zone correspondante. Politique de sérieux budgétaire bien évidemment mais plus de déflation interne, la BCE reste accommodante. Nota l?équivalent de ce plan a déjà été proposé par des universitaires allemands. De toute façon ce sera ça dans l'ordre et la méthode ou l'explosion de la zone dans le désordre.
Réponse de le 16/03/2013 à 15:21 :
Encore un père "ça serait la catastrophe" (en parlant de dévaluation monétaire) sans jamais faire le constat que la dévaluation interne que subissent ces pays arrive au même résultat : à savoir, une perte du pouvoir d'achat équivalente sinon plus importante (baisse de salaires jusqu'à 40% pour la Grèce). Posez-vous un instant la question : qu'est-ce qui est le plus souhaitable économiquement ? Une dévaluation monétaire qui permet de relancer les exportations et le tourisme ou une dévaluation interne qui conduit à une baisse de la consommation, à l'augmentation exponentielle du chômage sans pour autant relancer les exportations ? On en voit d'ailleurs, le résultat partout où cette dévaluation interne est pratiquée. Quant aux anglais et aux américains, ils devraient plutôt s'occuper de leur pays qui n'est pas mieux loti ! Et pour Pépère, qui a été élu sur des promesses dont il savait qu'il ne les tiendrait pas et pour qui le changement est synonyme de la continuité (les gogos qui ont voté pour lui doivent apprécier !!!), il croit pouvoir redorer son blason en menant des guerres coûteuses et qui ne sont pas dans l'intérêt des français, qui plus est.
Réponse de le 16/03/2013 à 15:47 :
en parlant de guerres coûteuses "...l'Armée Française n'a ni logistique d'avions gros porteurs, ni acheminement de carburants pour ses véhicules blindés et autres...on peut réaliser ces opérations, grâce aux US qui présentent, évidemment des factures très salées à notre bon gouvernement.....de plus, on ne sait pas, quand cela finira.....à "C dans l'air", il y a qulques jours, on nous a bien avertis que ça serait long, avant que l'armée Française soit remplacée par les Maliens......faudra "un certain temps", car ceux ci sont loin d' être prêts........on est pas sortis de l'auberge"...!
a écrit le 16/03/2013 à 8:56 :
Excellent article qui met l'accent sur la vérité vraie de ce poison qu'est l'EU! !
Réponse de le 16/03/2013 à 14:38 :
Ce n'est pas parce qu'un système est mal utilisé qu'il est forcément mauvais!!!!
Réponse de le 16/03/2013 à 15:50 :
bof! peu de chance qu'il soit bon...pas du tout même !@ boaf
a écrit le 16/03/2013 à 8:37 :
Excellent article qui dit la vérité sur l'EU, nouvelle prison des peuples. La technostructure européiste a doublement peur des peuples jugés ignares en économie mais aussi jugés ne pas "croire en l'Europe" comme ces messieurs de la Nomenklature européiste. Que voulez vous, même ces derniers savent qu'il n'y a rien de commun (histoire, langue, religion, culture, intérêts, liens au monde) entre un Chypriote et un Finlandais, entre un Letton et un Irlandais.
a écrit le 15/03/2013 à 23:33 :
Cet article est une bouffée d'air étonnante par son exception dans l'uniformité de la pensée unique imposée.
Ce qui a sapé la démocratie en Europe, c'est, plutôt que l'austérité, la crise économique qui y a été installée avec la cavalerie à la fois monétaire et financière institutionnalisée au prétexte de diffuser une société de consommation par la création de croissance et de valeur. C'était il y a trois décennies, après le choc pétrolier et l'échec du dialogue Nord-Sud et afin de remplacer le Système Inflationniste comme politique économique. A la même époque, avant la chute du mur de Berlin, une Organisation de l'Europe était enclenchée pour être un boucller contre les ambitions de l'URSS, les" Anglo-Saxons" y poussant. C'est depuis tout cela que s'est bâti et développé ce foirail de 17 ou 27 Etats maquignons aux intérêts antagonistes, en fait guidé essentiellement sinon exclusivement par le cadre fixé d'un Marché globalisé sous l'hégémonie du dollar. Il en est résulté manipulations monétaires et spéculation financière débridées avec les règles "sacrées" de la dérégulation et de la désintermédiation. Les gouvernants et oligarques commandités au pouvoir et les commanditaires que sont Financiers des Institutions monétaires et des banques n'ont pu que rester solidaires et ne rien changer après le krach boursier de 2007/2008 et la crise engendrée. Le G20 n'a été qu'une pantomime et la fausse Union Européenne qu'un foirail délétère dominant des peuples soumis et condamnés à assumer le prix de la mutualisation -identique à une collectivisation- des pertes gigantesques accumulées par le Casino de la Spéculation, et que refusent de supporter les créanciers financiers et étatiques réunis. La démocratie est bien ainsi verrouillée, avec les turpitudes citées par l'article.
a écrit le 15/03/2013 à 20:42 :
Cherchez la stratégie du choc et l'assasin économiqe de John Perkins. On y apprend comment les théories néo libérales ont permis de terrasser la démocratie dans les pays d'Amérique du Sud. Faites un parallèle avec l'Europe actuellement.
a écrit le 15/03/2013 à 19:23 :
Oser prétendre que " l'austérité " (pour ne pas écrire crise économique) a sapé les bases de la démocratie en Europe montre que le véritable concept de Démocratie vous est totalement étranger ! Replongez-vous dans les classiques grecs et autres. Vous y apprendrez que le régime politique dans lequel nous évoluons en France (et plus largement dans l'UE) en est à mille lieues !
Réponse de le 16/03/2013 à 15:01 :
+1
Réponse de le 16/03/2013 à 15:24 :
J'ajoute qu'en fait l'austérité a permis de mettre tout ceci au grand jour. Finalement, elle a un côté positif grâce auquel quelques journalistes commencent enfin à se poser les bonnes questions.
a écrit le 15/03/2013 à 18:01 :
Bravo à La Tribune qui est un des premiers journaux "mainstream" à dénoncer le carcan européen, destructeur de la démocratie et du bon-sens économique. Nous n'arriverons pas à faire fonctionner l'Union européenne sans la démocratie. On peut harmoniser un marché (européen) mais pas les nations. Ces pseudo-élites sont simplement des traitres qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Ces nez qui trempent dans les grands hôtels, les grands restaurants, sans en respecter le terroir du petit peuple. Ces élites qui ne savent plus comment vivent les Français. Ces élites qui sont là par ambition et par népotisme et non pas pour défendre l'intérêt général et le bien commun. La Res Publica, ils en ont oublié le sens. La nation n'est pas privatisable. Tous les dirigeants français qui continuent de nous mentir sur l'Union européenne se verront condamnés quand la nouvelle génération arrivera au pouvoir. Mieux vaut qu'ils retournent leurs vestes au plus vite. Bisous les copains !
Réponse de le 16/03/2013 à 8:57 :
+ UN
Réponse de le 16/03/2013 à 8:58 :
+ 1000 @ xav
Réponse de le 16/03/2013 à 9:02 :
@ xav ++1000
Réponse de le 16/03/2013 à 10:50 :
xav +1000000
a écrit le 15/03/2013 à 17:58 :
Article largement à côté de la plaque. La discipline budgetaire était le choix des français le 6 mai 2012, sinon ils auraient porté Mélenchon ou Le Pen au pouvoir.
Réponse de le 15/03/2013 à 18:21 :
Mensonge et propagande. Vous pouvez développer ?
Réponse de le 15/03/2013 à 18:47 :
"Le dé?cit public sera réduit à 3% du produit intérieur brut en 2013. Je rétablirai l?équilibre budgétaire en ?n de mandat." (Engagement 9 du candidat François Hollande)

Réponse de le 15/03/2013 à 23:07 :
@ jb: article qui, au contraire, tape en plein dans le mille.
Réponse de le 16/03/2013 à 9:12 :
qui tape dans le mille", oui, sans langue de bois, car c'est tout à fait cela l'EU , une machine de guerre déguisée pour imposer ses réformes néolibérales...criminalité financière, internationale avec ses réseaux organisés, sans justice et sans harmonisation ; ses sbires à sa solde, s'enrichissent sur le dos des peuples qu'ils anéantissent petit à petit....à bas cette EU !
a écrit le 15/03/2013 à 17:50 :
Churchill disait : la démocratie est un mauvais systeme politique. Mais c'est le moins mauvais.
a écrit le 15/03/2013 à 17:42 :
Bien avant cela, la déréglementation qui a démantelé notre système législatif et permis aux investisseurs de la zone dollar de pratiquer le dumping financier, commercial et monétaire. Le résultat est une économie européenne aliénée et sans pouvoir de décision.
a écrit le 15/03/2013 à 17:28 :
Très bon article critique, cela fait du bien à lire.
Réponse de le 16/03/2013 à 9:03 :
Absolument ! on en a trop peu...
a écrit le 15/03/2013 à 17:25 :
Ce n'est pas l'austérité qui a sapé la démocratie en zone euro, c'est la technostructure supra nationale de l'EU qui ont sapé les démocraties, techno-structure non démocratique par essence car elle n'est pas élue, est intouchable juridiquement, et mélange exécutif et législatif, via ses "directives"..
L'austérité n'est que la conséquence des choix décidés à huis clos, sous l'influence (la direction?) du Cartel bancaire et des multi-nationales, souvent anglo-saxonnes (US pour beaucoup).
Ce qui est plus difficile à comprendre, c'est la posture des gouvernements nationaux qui se couchent sans discuter devant ces membres non élus, cette Troika honnie...
Qu'est ce qui leur fait si peur?
Réponse de le 15/03/2013 à 17:41 :
@Gaston : merci pour le néologisme "technostructure"
Réponse de le 15/03/2013 à 17:43 :
+ 1000 !
Réponse de le 15/03/2013 à 20:49 :
Qu'est ce qui leur fait si peur ?. Lisez l'assassin économique de John Perkins, vous comprendrez ce qui leur fait si peur. Faites le parallèele entre l'Amérique du sud et l'Europe
a écrit le 15/03/2013 à 17:12 :
L'Europe n'a finalement pas voulu adopter une constitution, et elle fonctionne grâce à une série d'accords, de règlements, de lois (de portées limitées) votées par le parlement européen, et de décisions des différentes cours européennes. Aucun texte unificateur constitutionnel ne pose de limites à toutes ces lois et décisions. Elle prend donc des directions contradictoires et surtout technocratiques, c'est tout ce qu'elle peut faire. Il manque une direction politique et constitutionnelle. Tant qu'il n'y en n'aura pas, on fonctionnera comme une machine folle, dans la direction du plus fort, suivant les circonstances. Et les européens continueront de se sentir de plus en plus étrangers à cette machinerie.
a écrit le 15/03/2013 à 16:39 :
En France c'est la démocratie qui a sapé les bases de l'austérité. Il y a un déficit de 3.7% de notre PIB à combler avant de pouvoir parler d'austérité.
a écrit le 15/03/2013 à 16:34 :
Edifiant!! vraiment édifiant! en lisant cet édito , on a tout compris, merci ! si il y en a encore pour se faire des illusions en ce qui concerne la "Démocratie" en Europe...! eh! bien ! !!!
a écrit le 15/03/2013 à 16:34 :
Alors que la démocratie s'est construite sur le fait que c'est aux représentants du peuple de voter le budget ... L'Europe devient une monstruosité anti démocratique au service de technocrates, but ultime et bien compris mais non exprimé de Jacques Delors, en bon socialiste ...
Réponse de le 15/03/2013 à 17:42 :
Il faut que vous terminiez la dessus... Vous êtes irrécupérable...
Réponse de le 15/03/2013 à 18:57 :
Oui faut arrêter de délirer sur le socialisme.
Réponse de le 15/03/2013 à 19:13 :
L'Union Européenne est évidemment une structure "socialisté" qui distribue des aides (aux agriculteurs avant tout, 40% du budge de l'UE, mais aussi les aides structurelles) et qui règlemente et elle est dans sa nature contraire aux principes libéraux. Elle est d'ailleurs parfaitement compris dans ce sens par les anglais.

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