Fiscalité, compétitivité, souveraineté...: les propositions des experts-comptables aux candidats à la Présidentielle
Laurence Bottero
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Une élection présidentielle est toujours le moment de faire entendre sa voix et de soumettre des propositions, généralement issues tout autant de l'expérience que des remontées du terrain. Nombreux sont les secteurs économiques qui se prêtent au jeu, l'ambition étant que ces idées soient écoutées, entendues et reprises, in fine, par le candidat élu.
Et l'Ordre des experts-comptables ne fait pas différemment, nourri des suggestions venues des confrères, partout en France comme en Outre-mer. Il faut dire que les sujets ne manquent pas et les 100 propositions, soumises aux candidats, balaient le fiscal comme le social. Avec une philosophie que résume Lionel Canesi : « rêvons la France que nous souhaitons ».
En période post-crise Covid, marquée par les PGE et Plan de Relance, le sujet du renforcement des fonds propres demeure une problématique centrale pour les entreprises. « Il faut dissocier les aides et les outils de la taille des entreprises », estime, sur ce point, le président de l'Ordre qui plaide pour une exonération sur l'impôt sur les sociétés et sur celui sur le revenu, pendant 5 ans, dès lors que le chef d'entreprise réinjecte ses bénéfices au capital, et ce, dans la limite de 50.000 euros par an.
Sur le sujet de l'imposition, les experts-comptables veulent faire simple, avec l'idée de fluidifier les flux et d'entretenir ainsi un certain dynamisme de l'économie. Et Lionel Canesi de donner l'exemple des revenus fonciers, qu'il propose d'imposer selon un régime forfaitaire unique, quel que soit le montant des recettes perçues, avec un taux de 30%. Ainsi, pas de tentative d'obtenir la plus-value maximale qui peut empêcher la rotation « naturelle » des biens.
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Le thème est l'un de ceux qui trustent la campagne : la transmission d'entreprise demeure un point d'achoppement, tant, passer le relai le plus facilement et le plus simplement possible est un gage de pérennité (aussi) des savoir-faire. En proposant d'exonérer totalement les droits de mutation lors des transmissions se réalisant dans l'environnement familial comme au bénéfice des salariés, l'Ordre des experts-comptables pousse ainsi à ne pas rendre ce moment délicat, à tous points de vue, plus sensible qu'il ne peut l'être tant on sait que le maintien des savoir-faire constitue aussi un enjeu de compétitivité.
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