• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Les candidats à la présidentielle copient-ils les programmes de leurs concurrents ?

Isabelle Guinaudeau et Emiliano Grossman

Publié le 25 mars 2022 à 09:46 - Mis à jour le 05 mars 2026 à 13:08

élection

Photo d'illustration

Reuters

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 2

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 3

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 4

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 5

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 6

    Formule 1 : Toto Wolff, des victoires qui valent des milliards

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Qui détient la propriété des programmes ? Contrairement à ce qui est avancé, les programmes présentés pour une même élection ont tendance à se recouper énormément dans leurs enjeux. Par Isabelle Guinaudeau, Sciences Po Bordeaux et Emiliano Grossman, Sciences Po

Eric Zemmour ne cesse de reprocher à Valérie Pécresse de « le copier ». La candidate Les Républicains (LR) quant à elle estime que tous les candidats sauf Philippe Poutou puisent dans ses idées et que le programme présenté le 17 mars par Emmanuel Macron (LREM) n'est qu'une « pâle copie » du sien.

Dans l'imaginaire collectif, les partis sont supposés défendre des positions et porter des priorités différentes. L'originalité des propositions représente un critère important de jugement des programmes. Lorsque l'on constate une convergence, c'est généralement pour la dénoncer, par exemple lorsque les responsables du Front national parlaient de « l'UMPS » pour railler un manque de distinction présumé entre l'UMP (ancêtre de LR) et le Parti socialiste (PS).

Cette attente renvoie à une vision de la démocratie où les élections mettent les électeurs en position de trancher entre les alternatives soumises au vote - et ainsi de décider de la direction que doit prendre leur pays. Une vision que les partis et les candidats endossent dans leurs programmes qui se présentent comme une prise sur le cours des choses. Anne Hidalgo (PS), par exemple déclare au début de son projet présidentiel : « L'élection présidentielle de 2022 va trancher une grande question : quelle France voulons-nous ? »

Les théories de la compétition partisane ont, elles aussi, tendance à postuler des identités partisanes marquées et des affinités fortes entre certains partis et certains enjeux supposés définir leur stratégie de campagne. Ainsi, chaque parti mènerait campagne sur ses propres thèmes de prédilection - les écologistes sur la protection de l'environnement, l'extrême droite sur l'immigration, la gauche sur les questions sociales, etc. Les travaux sur la propriété des enjeux indiquent clairement que les partis et leurs candidats ont intérêt à tirer la campagne sur des enjeux différents.

Des candidats très attentifs aux propositions de leurs concurrents

Les travaux empiriques disponibles dans différents pays (notamment au Danemark ici et là ou encore aux États-Unis) ne confirment pourtant pas cette hypothèse.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Les programmes présentés pour une même élection ont tendance à se recouper énormément dans leurs enjeux.

Ceux des différents candidats en lice pour la présidentielle française 2022, par exemple, accordent tous des niveaux d'attention élevé à l'énergie, l'immigration ou la fiscalité. Les recoupements entre programmes sont également manifestes quand on regarde plus finement les enjeux mis en avant en lien avec chaque sujet : construction de nouveaux EPR, âge légal de vote, PMA, santé féminine, droits de formation, etc.

Ces convergences programmatiques sont loin d'être nouvelles. Lors d'un débat télévisé, le 20 mars 2017, Jean-Luc Mélenchon (France Insoumise) avait par exemple interpellé plusieurs candidats sur leurs intentions quant aux demandes de relever l'Allocation adulte handicapé (AAH). Seul François Fillon (LR) ne s'était pas rangé à la proposition comme le rapportent Pierre-Yves Baudot, et Marie-Victoire Bouquet dans leur chapitre « L'enjeu et le mouvement. Comment les acteurs du handicap ont structuré l'organisation d'En marche » dans L'entreprise Macron en 2019 (PUG).

Outre cette mesure, Emmanuel Macron avait intégré à son programme de 2017 des mesures initialement formulées par la gauche - instaurer un pourcentage obligatoire de produits biologiques dans les cantines scolaires, doublement du nombre de maisons de santé - comme par la droite - l'adoption d'un Buy European Act ou la hausse du nombre de forces de l'ordre par exemple.

De nouveau, le programme présenté par Emmanuel Macron la semaine dernière puise dans les propositions de ses concurrents, notamment à droite (activité d'intérêt général exigées des titulaires du RSA par exemple), mais pas seulement, comme l'illustrent les annonces sur les déserts médicaux, les énergies renouvelables ou l'égalité professionnelle hommes-femmes.

Convergence des enjeux, divergence des positions ?

La convergence semble être un résultat assez régulier de la compétition partisane. Les dossiers qui émergent dans ce processus se caractérisent, pour la plupart, par un caractère non-conflictuel.

Il s'agit, pour beaucoup, de mesures qu'une majorité de citoyens s'accorderait à identifier comme prioritaires et légitimes : la hausse du minimum vieillesse, les politiques de soutien aux aidants familiaux ou la réduction de la fracture numérique. Certaines reprises se font toutefois seulement au sein d'un bloc politique, comme en 2022 la création d'un ministère des droits de plein exercice dédié aux droits des femmes, promise uniquement par des candidats de gauche, tandis que la demande d'une activité d'intérêt général aux titulaires de minima sociaux ne circule qu'à droite.

Les thèmes les plus visibles dans la campagne sont ceux qui sont abordés par tous, mais avec des positions (parfois diamétralement) opposées. En 2022, c'est par exemple le cas de l'imposition des grandes fortunes, que plusieurs candidats de gauche souhaitent rétablir en revenant sur la réforme opérée par Emmanuel Macron en 2017 alors que plusieurs candidats de droite proposent au contraire de l'alléger en retirant la résidence principale de la base pour le calcul. D'autres dossiers divisent l'ensemble des candidats, que ce soient par exemple le logement social ou les critères pour être naturalisé français.

Et les sujets propres à un candidat au sens où il est le seul à en parler ? En fin de compte, ces propositions restent généralement marginales d'un point de vue électoral. Il s'agit plutôt de propositions lancées dans l'intention d'orienter le débat, mais qui sont tombées à plat, n'ayant pas été reprises par des concurrents. Ainsi, en 2022, la proposition de Jean-Luc Mélenchon d'introduire une 6ᵉ semaine de congés payés n'a sans doute pas eu l'écho escompté.

De même, la promesse d'Éric Zemmour d'abolir la loi Pleven de 1972, qui avait créé le délit d'injure raciste, « pour donner un nouvel oxygène à la liberté de parole en France » n'a pas trop fait parler d'elle parmi les autres candidats ou dans les médias.

Un problème démocratique ?

La convergence sur les enjeux est donc la règle et les similitudes entre programmes sont nombreuses en termes de priorités, voire de propositions substantielles. Ce phénomène est-il le symptôme d'un problématique manque de pluralisme ? Voire une trahison démocratique ? La réponse est plutôt non. Il serait étrange que chacun des nombreux candidats en lice ait une vision radicalement différente des priorités pour le nouvel exécutif. Les recoupements résultent d'une perception partagée des problèmes, des mobilisations ou de l'actualité. Et même les pratiques consistant à reprendre des propositions électoralement porteuses prônées par un rival peuvent être vues comme un signe de compétition politique plutôt que de collusion.

Par ailleurs, ce mécanisme rend possible une influence indirecte des perdants sur les politiques publiques menées par le vainqueur. Ainsi, plusieurs des mesures qu'Emmanuel Macron s'était appropriées en 2017 ont ainsi été au moins partiellement mises en œuvre : l'AAH a été augmentée dans des proportions proches de ce qui avait été promis, le nombre de maisons de santé et de policiers ont bien connu la hausse annoncée.

À condition que le débat public permette l'émergence et la diffusion d'un grand nombre de propositions, couvrant le plus d'enjeux possible et tous les secteurs de la société, le mécanisme de la convergence des enjeux semble de nature à modérer le fonctionnement souvent très majoritaire des institutions de la Ve République.

Par Isabelle Guinaudeau, Chargée de recherches CNRS, Sciences Po Bordeaux et Emiliano Grossman, Associate Professor en Science politique, Sciences Po

Cet article a été co-publié dans le cadre du partenariat avec Poliverse créé par une équipe de chercheurs et qui propose des éclairages sur le fonctionnement et le déroulement de la présidentielle.

Isabelle Guinaudeau et Emiliano Grossman

Sur le même sujet

Lucas Lefebvre

OPINION. « Loi Duplomb 2 : protéger le bio, c’est protéger la santé des Français »

Le 16 juillet, sept députés et sept sénateurs se réuniront en commission mixte paritaire sur le projet de loi d’urgence agricole. Un rendez-vous parlementaire de plus ?

Idées & Débats
Maxime Delbarre

OPINION. « Les yeux de nos adolescents ne devraient pas servir de laboratoire aux tendances TikTok »

Se raser les cils, tester des « astuces vue naturelle », acheter des lunettes de soleil bon marché repérées sur les réseaux : ce qui aurait semblé absurde il y a dix ans est aujourd’hui reproduit quotidiennement par des millions d’adolescents. En tant qu’ophtalmologue, je vois émerger une nouvelle menace pour la santé visuelle des jeunes : la viralité.

Idées & Débats
Didier Chataing et Pierre Vion-Lombard

OPINION. « Hausse du SMIC : le paradoxe qui fragilise les emplois de proximité »

La revalorisation du SMIC au 1er juin répond à une nécessité sociale évidente. Mais le gel concomitant des allègements de cotisations patronales crée un effet pervers pour les secteurs très intensifs en main-d’œuvre. Le gouvernement risque de fragiliser précisément les métiers de proximité dont la France a besoin, à commencer par ceux des services à la personne.

Idées & Débats
Xavier Bézio

OPINION. « Congé de naissance : le choc organisationnel que les entreprises n'ont pas vu venir »

Le 1er juillet 2026, une réforme entre en vigueur. Pas dans le bruit. Dans le silence. Et c'est précisément ce silence qui devrait alerter les directions des ressources humaines.

Idées & Débats
Constance Lorenzi

OPINION. « Transformer sous contrainte : comment les entreprises peuvent-elles encore se réinventer dans une économie d’austérité ? »

La transformation des entreprises a longtemps été portée par une forme d’abondance : argent peu cher, croissance relativement stable, budgets d’innovation confortables, multiplication des projets. Dans ce contexte, beaucoup d’organisations pouvaient absorber des transformations lentes ou imparfaitement exécutées.

Idées & Débats
Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats