4e Université du numérique : comment relever le défi des compétences ?

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Nous souhaitons que l'Université du numérique 2018 soit le point de départ d'une prise de conscience nationale du sujet et d'une mobilisation massive des acteurs, explique le Medef.
"Nous souhaitons que l'Université du numérique 2018 soit le point de départ d'une prise de conscience nationale du sujet et d'une mobilisation massive des acteurs", explique le Medef. (Crédits : iStock)
Pour sa 4e Université du numérique, les 21 et 22 mars prochains, le Medef attend près de 3.000 participants sur deux jours à son siège avenue Bosquet. Le thème de cette année, "Révolution numérique : comment relever le défi des compétences", résonne avec les défis de l’époque, la transformation du travail, et l’actualité, le « big bang » de la formation professionnelle engagé par le gouvernement.

La révolution numérique change déjà notre façon de travailler. Elle transformera aussi notre façon d'apprendre et les compétences requises. À quoi doit-on s'attendre  ? Comment s'y préparer  ? Comment s'y adapter  ?

Le constat est clair : métamorphose du monde du travail, création de nouveaux métiers et disparition de certains autres, adaptation des compétences à toutes les activités impactées par les technologies du numérique ; une concurrence mondiale sur le marché des talents accrue par une plus grande attractivité de certains pays/acteurs ; une adaptation du système éducatif (définition des programmes) à la mutation rapide de la pratique des métiers ; une politique volontariste du gouvernement de faire de la formation professionnelle une clé de la lutte contre le chômage.

Au moment où le Medef vient de prendre le lead de la Coalition française en faveur des compétences et des emplois dans le numérique, partie prenante de l'initiative "Digital Skills and Jobs" lancée en décembre 2016 par la Commission européenne, la 4e Université du numérique qu'il organise les 21 et 22 mars 2018 sera l'occasion de faire un état des lieux et de travailler sur les solutions à mettre en place rapidement pour former, faire monter en compétences, attirer, fidéliser les hommes et les femmes qui vont mettre en place, au sein des entreprises, la nouvelle économie et développer en France les filières d'avenir.

Le "point de départ d'une prise de conscience nationale"

« Loin d'être un aboutissement, nous souhaitons que l'Université du numérique 2018 soit le point de départ d'une prise de conscience nationale du sujet et d'une mobilisation massive des acteurs », explique le Medef, qui adresse ce message aux dirigeants d'entreprise, aux apprenants de tout âge, aux enseignants, aux recruteurs, aux formateurs, à tous les décideurs économiques et politiques... Et à tous ceux qui souhaitent découvrir le futur des métiers, de l'emploi, des compétences et de la formation.

La Tribune, partenaire de cette édition de l'Université du numérique, a décidé d'ouvrir ses colonnes aux acteurs de cette transformation. Pierre Gattaz, le président du Medef, qui achèvera son mandat le 3 juillet, Florence Poivey, présidente de la Fédération de la plasturgie et négociatrice de l'accord sur la formation, Godefroy de Bentzmann, président de Syntec numérique, Idriss Bennani et Pierre Deleforge, fondateurs de RézoSocial, et Emmanuelle Larroque, directrice et fondatrice de la startup Social Builder, donnent dans les pages qui suivent (liens ci-dessous) leur vision des évolutions en cours et des moyens de préparer chacun à affronter ces défis et saisir les opportunités qu'ils ouvrent.

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> Sommaire du Dossier spécial "4e Université du numérique" :

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Commentaires
a écrit le 23/03/2018 à 16:26 :
Manque de recul sur un fond de crise internationale programmée depuis 200...
Ce genre d’événement est sélectif
C’est la construction du futur darwinisme
Tiens ? Ça n’inspire personne pour un nouveau jeu qui dépasserais GO Pokémon ?
a écrit le 22/03/2018 à 12:08 :
C est sur que le syntec est un expert. C est le representant des SSII, qui sont appelles dans le metier "marchand de viande". Alors autant dire que attirer ou former le personnel c est pas vraiment leur rayon. le business model, c est embaucher des jeunes pas cher, leur promettre mieux plus tard tout en aillant aucunement l intention de tenir ses promesses, et une fois qu ils partent recruter un nouveau jeune pas cher. Evidement ca finit par se savoir et ca marche pas tres bien quand il y a une demande forte ce qui reduit le nombre de chomeurs pret a accepter n importe quoi (genre moins de 2000€/mois a paris)
a écrit le 22/03/2018 à 8:54 :
Défi majeur en effet.
Les compétences cela s'entretient et les besoins évoluent très vite. D'ailleurs avant de toucher les salariés, les compétences et le déficit de compétences touche d'abord les dirigeants et les encadrants. C'est d’ailleurs là que l'impact peut être le plus fort sur l'avenir de l'entreprise.
C'est valable pour le numérique tout comme pour d'autres domaines, mais il est vrai que c'est dans le numerique que les choses évoluent le plus rapidement. L'avantage du numerique est aussi d’émanciper le salarié d'une seule organisation, puisqu'il lui permet en général de plus grandes diversités et autonomies.
a écrit le 21/03/2018 à 8:45 :
Si je comprends bien l'initiative, on veut transformer chaque salarié en étudiant. Mais jusqu'à quel age peut-on changer de vie ? Quel est l'impact sur la santé psychologique et mentale des salariés ? On nous parle de nouveaux métiers sans les nommer. L'informatique ? Elle existe déjà depuis des décennies. Les outils utilisés encore aujourd'hui datent des année 1970-80. Le web a été inventé en 1986. En quoi les "anciens" salariés expérimentés ne seraient-il pas "adaptés" à ces technologies ? Ce que le MEDEF me semble soutenir, c'est que les chomeurs seraient devenus des incompétents. En quoi est-il qualifié pour établir ce diagnostique ? Par des tests de recrutement biaisés ? Pourquoi l'état l'écoute alors que bon nombre de chomeurs sont diplomés et expérimentés. Pourquoi l'état ne conditionne-t-il pas l'octroie de subvention à l'embauche de chômeurs de longue durée ? Comme il n'y a pas de création de postes, on cherche à camoufler les chiffres du chomage par des formations qui ne seront pas nécessairement adaptées au marché de l'emploi. Et encore faudrait-il que les formateur soient eu aussi qualifiés... y-a-t-il des représentants des chomeurs à cette coalition ?

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