« Mettons le salarié au coeur de sa transition digitale »

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Florence Poivey, Présidente de la Fédération de la plasturgie et négociatrice du Medef sur la formation
Florence Poivey, Présidente de la Fédération de la plasturgie et négociatrice du Medef sur la formation (Crédits : DR)
Pour sa 4e Université du numérique, les 21 et 22 mars prochains, le Medef attend près de 3.000 participants sur deux jours à son siège avenue Bosquet. Le thème de cette année, « Révolution numérique : comment relever le défi des compétences », résonne avec les défis de l'époque, la transformation du travail, et l'actualité, le « big bang » de la formation professionnelle engagé par le gouvernement. Aujourd'hui, Florence Poivey, Présidente de la Fédération de la plasturgie et négociatrice du Medef sur la formation, nous explique comment mettre le salarié au coeur de la transition.

Tout changement au sein d'une entreprise, quels que soient sa taille et son secteur d'activité, mérite anticipation et accompagnement. Si un changement, même de faible intensité, peut avoir un impact conséquent sur la vie de l'entreprise et celle des salariés, on imagine à quelle intensité la transformation numérique de toute la structure peut être ressentie !Au-delà de la formation des salariés et de l'acquisition des compétences, qui représentent sans aucun doute le défi majeur de toute entreprise qui se lance dans une transformation digitale, il faut avoir à l'esprit que ce changement doit être anticipé, expliqué, compris et finalement désiré (eh oui !) par le management et ses équipes.

Cela implique d'abord de la part de l'équipe dirigeante une prise de conscience de la nécessité stratégique de se lancer dans une telle démarche.

La nécessité d'accompagner

Elle doit ensuite déployer un plan d'accompagnement structuré qui permet d'expliquer l'impact des transformations pour chacun de ses salariés. Et répondre aux différentes questions et inquiétudes qui ne manqueront pas de se faire jour : comment son rôle au sein de l'entreprise va-t-il évoluer ? Quel impact sur l'évolution de sa carrière ? Son poste va-t-il être remplacé par une machine et demain, par un robot ? Autant de questions auxquelles l'encadrement doit pouvoir répondre s'il souhaite atteindre ses objectifs de transformation. Il doit plus encore projeter chacun de ses collaborateurs dans un avenir qui non seulement le rassure mais lui donne envie. Pour être mené à bien, un tel chantier doit s'accompagner d'une véritable transformation culturelle des relations au sein de l'entreprise. Cela implique de réinventer les relations entre les salariés et la direction, mais également avec les fournisseurs, les clients, les salariés entre eux...

Selon le deuxième baromètre Digital Workskills mené par le cabinet Julhiet Sterwen et l'Ifop, 73 % des collaborateurs pensent que la transformation numérique est positive pour leur entreprise. Alors que le digital est censé être un levier de performance et de bien-être, force est de constater que les salariés se sentent perdus : un sentiment de baisse d'autonomie, de baisse d'efficacité.

Ceci nuance quelque peu l'enthousiasme initial.

La conduite du changement s'impose notamment par la mise en place d'outils à destination du salarié afin de l'encourager à intégrer de nouvelles valeurs, une nouvelle culture, voire même de nouveaux comportements, dans son futur environnement de travail.

Cette transition doit s'inscrire dans une démarche globale et doit, pour atteindre ses objectifs, être perçue comme une véritable opportunité aux yeux des salariés. Il ne peut y avoir de formation des salariés sans une réelle volonté et appropriation de leur part.

Selon cette même étude, la moitié des collaborateurs déplore le manque d'accompagnement en communication, formation, coaching, événements... Pour répondre au défi des compétences, l'accompagnement des collaborateurs reste sans aucun doute la condition sine qua non pour réussir sa transition numérique. L'entreprise doit avant toute chose se demander quelles actions mettre en place pour faire prendre conscience à ses salariés qu'un tel changement est une véritable opportunité et une chance d'avenir individuelle et collective.

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> Sommaire du Dossier spécial "4e Université du numérique" :

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Commentaires
a écrit le 17/03/2018 à 20:31 :
Mais on s'en fou de ça.

Il faut taxer les personnes qui travaillent et qui creusent les inégalités. Et ceci afin de les redistribuer à des personnes qui en valent la peine er qui font tourner l'économie comme moi.
Par exemple, je ne paie pas d'impôts, pas de taxes non plus. Je ne travaille pas et ma femme non plus.
Grace à nos 3 enfants, l'état et les collectivités nous aident à subvenir à nos besoins. Nous avons droit à la CMU, RMI, aux allocations, les assistantes sociales nous trouvent différentes aides supplémentaires. Nous partons en vacances chaque année avec les bénévoles. Si besoin nous allons à la mairie pour demander des compléments d'aides pour finir les fins de mois difficile. Nous vivons plutôt bien, alors je ne vois pas le problème.

Il faut taxer davantage les nantis avec les impôts et les taxes puis il faut les redistribuer au personnes défavorisées. Alors au lieu de vous plaindre, vous feriez mieux de bosser un peu plus pour les autres et par la même occasion de gagner un peu mieux votre vie car chacun doit assumer ses choix.

plutôt que de pleurer comme vous le faite, vous feriez mieux d'aller bosser et de réfléchir à ce que vous pouvez pour la France

Bien à vous.

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