60% des entreprises de plus de 10 salariés ont des difficultés de recrutement

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(Crédits : Benoit Tessier)
Le dernier baromètre réalisé au mois de juin par OpinionWay pour CCI France/La Tribune/LCI dans le cadre de "La Grande consultation" indique que 28% des chefs d'industrie sont confrontés à des difficultés de recrutement.

Les tensions sur le marché du travail persistent. Selon le dernier baromètre réalisé par l'institut OpinionWay pour La Tribune, CCI France et LCI, 60% des entreprises de plus de 10 salariés interrogées expriment des difficultés de recrutement. Dans les entreprises entre 0 et 9 salariés, cette proportion est quatre fois plus faible (15%). Cela peut en partie s'expliquer par le fait que « 75% des entreprises de 0 salarié aujourd'hui n'ont jamais entamé de procédure de recrutement depuis leur création », expliquent les auteurs de l'enquête.

« Parmi celles ayant déjà eu des salariés, l'embauche demeure relativement ponctuelle, 61% d'entre elles n'ont embauché personne au cours des 12 derniers mois (contre 10% des entreprises comptant 10 salariés ou plus) », ajoutent-ils.

Alors que le chômage continue de baisser en France et que la population active vieillit, les déboires des entreprises pour embaucher pourraient se multiplier.

Lire aussi : En 2019, l'Insee anticipe un fort ralentissement de l'économie

L'industrie souffre

Dans le détail, les réponses collectées par l'organisme de sondage montrent que l'industrie est particulièrement touchée par ces problèmes à l'embauche. En effet, 28% des chefs d'industrie ont indiqué qu'ils avaient été confrontés à ce type de difficulté contre 22% dans la construction et le commerce, et 17% dans les services. Parmi les entreprises ayant exprimé des freins à l'embauche, 13% affirment que cela ne les a pas empêché de recruter les profils recherchés et 6% signalent avoir modifié leurs critères de recrutement.

Depuis plusieurs trimestres, le solde du marché de l'emploi dans l'industrie est à nouveau positif après des années de désindustrialisation à outrance de l'appareil productif français. Récemment, les services de l'Insee ont indiqué que « l'emploi industriel a aussi confirmé son orientation récente à la hausse, tandis que les créations dans la construction sont demeurées dynamiques ». À la fin de l'année 2018, les difficultés de recrutement avaient atteint un niveau inédit depuis 10 ans. Malgré les créations d'emplois dans l'industrie, de nombreux sites industriels continuent de souffrir sur le territoire français.

Lire aussi : « Dans l'industrie, le recrutement est le problème numéro un »

Le réseau personnel avant tout

Face à ces problèmes, les dirigeants emploient des méthodes très contrastées. Ainsi, 39% des personnes interrogées indiquent avoir recours à leur réseau personnel. Cette pratique est particulièrement courante dans la construction (68%) ou les entreprises de plus de 10 salariés. À l'inverse, les firmes ayant moins de 10 salariés (39%) ou les services (28%) sont légèrement moins nombreuses en proportion à faire fonctionner leurs carnets d'adresses.

Parmi les autres leviers plébiscités par les employeurs (39%), arrivent le recours au réseau professionnel (28%), l'examen des candidatures spontanées (28%) ou encore le recours à des intermédiaires publics comme Pôle emploi, l'Apec ou les missions locales. En revanche, les employeurs sont beaucoup moins friands de la diffusion d'annonces sur Internet ou les réseaux sociaux (13%), et encore moins de la participation à des événements (2%).

Lire aussi : PME : des obstacles au recrutement toujours persistants

Les dirigeants sévères avec les opérateurs publics

Les dirigeants sont relativement sévères sur l'efficacité des opérateurs publics. En effet, 36% d'entre eux considèrent que ces acteurs ne sont pas efficaces. C'est la plus forte proportion de mécontents. Pour le recours réseau personnel (9%) ou au réseau professionnel (10%), l'examen des candidatures spontanées (14%) ou la diffusion d'annonces sur Internet (18%), les réponses collectées sont bien plus favorables.

L'optimisme des dirigeants replonge

Après avoir atteint un point bas en décembre 2018 et progressé sans interruption jusqu'en mai dernier, l'indicateur de l'optimisme des dirigeants replonge. Il passe ainsi de 117 à 107 en seulement un mois. Cette chute est particulièrement visible chez les entreprises de 0 à 9 salariés, l'indicateur passant de 115 à 104. L'optimisme chez les chefs d'entreprise de plus de 10 salariés s'amplifie légèrement pour s'établir à 126 en juin contre 124 en mai.

L'indicateur qui mesure la confiance des chefs d'entreprise atteint des sommets. Ainsi, 63% des répondants affirment qu'ils sont confiants. Les entreprises de plus de 10 salariés se montrent particulièrement confiantes (83%) tandis que celles de moins de 10 salariés le sont un peu moins (62%). Parmi les autres qualificatifs testés dans le baromètre, l'optimisme figure également en bonne position même s'il baisse légèrement (42 contre 44% il y a un mois). Là encore, il existe des disparités en fonction de la taille de l'entreprise. Ainsi, 42% des patrons de petites entreprises inférieures à 10 salariés se montrent optimistes contre 61% chez celles de plus de 10 salariés. Ces dernières (7%) sont également moins inquiètes que les petits établissements (25%).

Les entreprises sont moins confiantes pour l'avenir

Au niveau des perspectives à l'horizon des douze prochains mois, la part des dirigeants confiants pour leur entreprise est en légère baisse passant de 76% à 73% en un mois. Si les établissements de plus de 10 salariés sont en forte majorité optimistes (91%), ceux composés de moins de 10 salariés le sont beaucoup moins (72%).

Concernant l'économie mondiale, le moral des entrepreneurs est relativement stable sur les deux derniers mois. 45% déclarent être confiants contre 46% le mois précédent. Ce ratio est quasiment similaire pour l'économie française (44%, en baisse de deux points). La plupart des organismes de statistiques ont révisé à la baisse leurs prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB) tricolore pour 2019. La semaine dernière, les économistes de l'Insee ont indiqué dans leur note de conjoncture que l'activité pourrait marquer le pas entre 2018 et 2019 passant de 1,7% à 1,3%.

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Méthode : étude réalisée auprès d'un échantillon de 608 dirigeants d'entreprise. L'échantillon a été interrogé par téléphone du lundi 17 au jeudi 20 juin 2019. La représentativité de l'échantillon a été assurée par un redressement selon le secteur d'activité et la taille, après stratification par région d'implantation.

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Opinion Way, CCI France, La Tribune, La grande consultation des entrepreneurs,,

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a écrit le 01/07/2019 à 7:55 :
Problème de recrutement ? Par contre, nous avons beaucoup de bacheliers...en psycho !
Réponse de le 02/07/2019 à 18:02 :
Si cela peut éviter de soulever les parpaings.
a écrit le 30/06/2019 à 12:38 :
Dans le passé, les entreprises investissaient bien plus à la formation de leur personnel, qu'elles entendaient garder longtemps et fidéliser.
Maintenant que les salariés sont devenus jetables, une simple variable d ajustement du management néolibéral, elles investissent trop peu.
a écrit le 30/06/2019 à 7:12 :
Le Mammouth inutile et couteux, POLE CHOMAGE, ne satisfait que 1% des entreprises et 2% des demandeurs d'emploi.

Tout se fait sans eux.
a écrit le 29/06/2019 à 11:43 :
Pas étonnant que les entreprises ne trouvent pas à embaucher ! Je parie qu'elles veulent embaucher des gens qui ont quelques vagues compétences et qui, en plus, ne sont pas trop fainéantes. Conseil à ces entreprises : délocalisez vite hors de France !
a écrit le 29/06/2019 à 11:42 :
Pas étonnant que les entreprises ne trouvent pas à embaucher ! Je parie qu'elles veulent embaucher des gens qui ont quelques vagues compétences et qui, en plus, ne sont pas trop fainéantes. Conseil à cese ntreprises : délocalisez vite hors de France !
a écrit le 28/06/2019 à 21:52 :
Je n'ai rien compris à cette étude. Ça a l'air du blabla. Moi je vois que lorsque on a plus de 50 ans même si on est bien formé c'est très dur de trouver un boulot surtout dans les grands groupes. C'est un peu la même chosepour les jeunes sans expérience. Donnc conclusion tant que les patrons et les directions des ressources humaines ne changent pas leurs mentalités c'est dire garder comme critère d'embauche des gens entree 25 et 45 ans tout ce qui disent n'est que mensonge.
Réponse de le 28/06/2019 à 22:36 :
Pourquoi toujours chercher dans les "grands groupes" ? Pourquoi n'utilisez vous pas votre longue expérience dans les PME/PMI qui en ont bien besoin ?
Réponse de le 29/06/2019 à 19:01 :
Je partage votre point de vue. Et j'ajouetrais qu'une autre cause des difficultés à recruter se trouve au niveau des salaires proposés.
Réponse de le 29/06/2019 à 19:42 :
Aux plus jeunes je conseillerai de privilégier les formations par alternance : bac pro, bts , licence professionnelle et même certaines écoles d'ingénieurs car les entreprises forment pour garder leurs anciens stagiaires .

Pour ceux qui sont déjà diplômés ils peuvent tenter les missions V.I.E
a écrit le 28/06/2019 à 21:49 :
Pas un mot sur les critères de recrutement délirant des RH ?
a écrit le 28/06/2019 à 21:01 :
Certes mais à relativiser sur la question des responsabilités. On se plaint mais trop d'entreprises n'ont même pas de site web et beaucoup de celles qui en ont un n'affichent pas leurs besoins ou n'ont pas de page carrière.
a écrit le 28/06/2019 à 19:40 :
Ouaip. Ca devient de plus en plus pénible de trouver des esclaves payés 3 fois rien.
Réponse de le 28/06/2019 à 22:39 :
Quand on ne veut pas bosser, on cherche toute sorte d'argument : Trop loin, trop dur, pas assez payé, le chef n'est pas sympa et les collègues ne sont pas assez beaux
a écrit le 28/06/2019 à 19:37 :
Ouaip. Ca devient de plus en plus pénible de trouver des esclaves payés 3 fois rien.
Réponse de le 29/06/2019 à 12:39 :
"payés trois fois rien" ??? Pas rapport au manque de compétences et à la fainéantise notoire des français, trois fois rien, c'est encore trop !
Réponse de le 29/06/2019 à 12:39 :
"payés trois fois rien" ??? Pas rapport au manque de compétences et à la fainéantise notoire des français, trois fois rien, c'est encore trop !
a écrit le 28/06/2019 à 18:28 :
La leçon de tout cela,c'est qu'il faudra passer par l'immigration économique.Meme les partis populistes le savent,mais il font semblant!
a écrit le 28/06/2019 à 17:36 :
Salaires pour des boulots techniques qui te permettent à peine de couvrir le loyer (les parisiens savent de quoi je parle), formation "sur le tas" (votre "mauvais" travail servira d'excuse pour vous virer pour faute dès le premier aléa. Voire déjà prévu), exigences insensées (combien d'annonces "recrute Bac +5 avec 5 ans d'expérience de moins de 30 ans"?), recours systématique aux prestataires (qui n'ont aucune idée de ce qu'ils font) par pure fainéantise (on accuse fréquemment, à raison, les fonctionnaires de pole-emploi de pantouflage mais les RH, qu’ils soit prestataires ou un service, c'est rarement mieux).
Et que dire sur la sous-traitance...

Et ça c'est sans même renter dans le fait que les chiffres de l’Insee sont complètement bidonnés de A à Z ou des "travailleurs" pauvres quand c'est pas SDF...
a écrit le 28/06/2019 à 17:14 :
Depuis le début des années 70, Les Enseignants méprisent l'Entreprise et en détestent
les dirigeants quelle que soit sa taille de 0 à 90000000 de salariés.

72% des Enseignants votent Rouge. Leur 1er " Syndicat " est Politique.


Ils et elles méconnaissent l'entreprise.
Réponse de le 28/06/2019 à 18:02 :
votre propos est hors sujet , la formation est aussi de la compétence des entreprises et des secteurs économiques .
Que ce soit la formation initiale ou continue , dans des secteurs comme la réparation automobile ou le btp les organisations professionnelles ont leurs propres écoles et ont bâtis des formations diplômantes avec le concours de l'éducation nationale .
Mail il est plus facile de dire comme Gattaz que les jeunes sont mal formés !!!
a écrit le 28/06/2019 à 16:42 :
Ne serait-ce pas pour une question de prix? Le salarié marchande en fonction du salaire net et le patron en fonction du salaire charges comprises; on ne doit pas être loin du simple au double.
Réponse de le 28/06/2019 à 18:07 :
Le salaire seul ne suffit pas à l'affaire , vous entendez des employeurs dire " au prix où je le paie il pourrait faire un effort ! " les conditions de travail ont leur importance ce qui n'est pas un sujet pour certains patrons avec pour conséquence un important turn over là où d'autres arrivent à se constituer des équipes stables et compétentes …… mais il est toujours plus confortable de faire porter la responsabilité de ses propres difficultés sur d'autres .
Réponse de le 29/06/2019 à 7:28 :
@ldx: Il faudrait sans doute ajouter l'intervention des gouvernements en France; ils sortent de leur rôle en court-circuitant les syndicats: la semaine de 35 heures n'étaient pas, pour autant que je me souvienne, une revendication des syndicats; elle a réjoui un ministre allemand, plus réaliste que les nôtres. Le vrai coût du travail, et sa traduction en chômage, prend en compte l'instabilité législative et fiscale; la France est un pays d'avenir .... quand les gouvernements laisseront l'équilibre naturel s'établir entre offre et demande; ils n'auront plus à chercher des trucs pour présenter des statistiques à leur avantage.
Réponse de le 29/06/2019 à 7:30 :
Pas sur les bas salaires.

Le smic "coute" 1500 € bruts à l'entreprise. Sur les 300€ de charge, le patron n'en paye que 94. le reste est chargé sur la part salariale.
a écrit le 28/06/2019 à 15:27 :
Les chiffres présentés par LT ne veulent, une fois de plus, rien dire. La vraie question étant de savoir pourquoi les entreprises ont du mal à recruter. Certes, il est clair que les vastes fumisteries telles que Pôle Emploi ne servent strictement à rien, si ce n'est à caser quelques fonctionnaires incompétents et fainéants qui trouvent en Pôle Emploi une sorte d'atelier protégé et qui ne trouveraient un emploi nulle part ailleurs. Mais ce n'est qu'une partie du problème; Le reste serait-il lié aux salaires proposés ? Ou à cette spécificité française (une de plus) qui fait que les franchouillards sont trop fainéants que pour faire en moyenne plus de 15 km/trajet pour aller travailler (même dans un pays plus petit tel que la belgique, les gens font plus de km pour se rendre au travail) ? Ou, tout simplement - autre spécificité française - le problème vient-il du fait que les français, véritables assistés chroniques habitués à vivre aux crochets des autres et à grands coups d'"aides" étatiques et parastatales, sont tout simplement trop fainéants et trop incompétents ? La "qualité" (hummmm) du "made in france" qui semble à tout prix viser le zéro absolu semble en tout cas étayer cette supposition. mais ce n'est pas plus mal d'un autre côté : le jour où il y aura un produit français qui sera qualitatif, le jour où il y aura un service français qui fonctionnera ne fut-ce qu'un tout petit peu, cela se remarquera. Le vrai problème de la france, en-dehors de dirigeants incompétents et corrompus, n'est-il pas avant tout sa populace ? En voilà une question qui est pertinente !
a écrit le 28/06/2019 à 15:09 :
MDR!!!
toujours à se pleindre ceux la!!!!
des milliers de CV et autres lettres de motivations reçues et balancées sans un regard et ca vient se pleindre !!
menteurs!!!!
a écrit le 28/06/2019 à 14:38 :
Pour pouvoir tirer des conclusions, ces données me semblent bien maigres. Il faudrait au moins savoir quels sont les métiers concernés et les bassins d'emploi concernés
a écrit le 28/06/2019 à 13:54 :
Les petits entrepreneurs sont bien plus optimistes que les gros : c'est une question de vie ou de mort, d'être ou ne pas être pour les premiers. Les seconds ont un matelas de crédit.
a écrit le 28/06/2019 à 13:46 :
L'intérim. reste encore la voie royale même si beaucoup d'intérimaires refusent des emplois sous-payés par rapports aux ressources précédentes, un CDI,? Pas à n'importe quel prix !
En Vendée le recrutement familial est une des raisons de la réussite, peu de chance de mal tomber.
a écrit le 28/06/2019 à 12:46 :
À force de chercher l aiguille dans la botte de foin.

Et que l aiguille une fois trouvée, n est pas forcément la meilleure.

Pourquoi les employeurs ne font pas plus confiance aux gens. A toujours vouloir chercher le profil parfait on se rend compte que des entreprises ont des postes vacants depuis plusieurs mois, et cela en contrepartie, du équipes fatiguées voir usées.

Le système de recrutement en France et en Europe est vraiment à revoir complètement
a écrit le 28/06/2019 à 11:28 :
L’offre n’est pas toujours en adéquation avec le cadre de vie : salaire vs cout de la vie, conditions de travail
Il faudrait aussi que les entreprises cessent de recruter via des sociétés de prestation de service.
Etre ingénieur et faire des demandes spontanées sur une région aboutit à aucune réponse. Indiqué dans son CV déposé à l’APEC qu’on ne souhaite pas passer par un prestataire c’est également le vide.
Du jour ou vous modifier votre CV pour indiquer accepter de passer par un prestataire, tout change. Vous avez des propositions qui souvent émanent d’entreprises ou vous aviez envoyé des demandes spontanées.
Une fois embauché vous constatez que la majorité de vos collègues sont des prestataires. Comment s’investir dans l’entreprise ? Comment avoir confiance à l’avenir?
Le jour où les entreprises feront le nécessaire pour accueillir des nouveaux embauchés et leur proposer un vrai projet, le recrutement sera facilité
Réponse de le 28/06/2019 à 11:50 :
tout est dit.

Signé : un ingénieur
Réponse de le 28/06/2019 à 14:09 :
Un des problèmes est que, non seulement les entreprises n'ont aucune confiance en leurs employés (cf Expat ci-dessus) (=> les brident => gâchent leur compétence), mais en plus elle n'ont aucune vue à long terme, aucune confiance dans l'avenir.

Du coup la seule manière de diriger qu'utilisent les entreprises en ce moment, qu'elle soit publique ou privée, quelque soit le domaine ou le pays concerné, c'est la finance, ie "il faut faire des économies, faites toujours plus avec moins de pognon !".

Et donc la solution retenue, la seule que peuvent envisager tous ces dirigeants à vue court termiste, c'est d'employer le moins possible de personnel, et quand c'est indispensable, de passer par la sous-traitance sur laquelle on fait un maximum de pression pour réduire les coûts avec la menace de passer à la concurrence en cas d'échec.

Bien évidemment, avec cette politique totalement stupide, ce qu'on gagne , éventuellement, en argent sonnant et trébuchant, on le perd de l'autre coté : employés peu motivés et nettement moins efficaces, turn-over maximum, potentiels gâchés et pour l'employé et pour l'entreprise, emplois non-pourvus etc [les anglais en savent quelque chose, ils s'en sont aperçus après la mise en place de leur contrats "Zéro heure" et sont dans les derniers en Europe terme de productivité par employé (entre-autres) !!].
Réponse de le 28/06/2019 à 14:12 :
Vous avez raison, les entreprises passent par des sociétés type SSII pour ne pas à avoir réellement à embaucher et ne pas influer sur leur nombre d'employés. J'ai fini ma carrière par ce type de contrat que l'on m'a proposé, mais je n'ai accepté un emploi que par l'intermédiaire d'une société de portage: dans ce cas, c'est moi qui définit mon salaire et non la société de service. La société de portage prend environ 10% de frais.
Quant au fait de ne pas trouver de salariés pour des entreprises, le problème essentiel vient du fait que dans les familles, le mari et la femme travaillent, et il n'est pas facile de trouver un nouvel emploi pour la deuxième personne si le travail se trouve dans une autre région que celle on l'on est.
a écrit le 28/06/2019 à 11:26 :
Il faut rendre l'apprentissage plus attractif ATTRACTIF POUR L'apprenti mai aussi POUR L'EMPLOYEUR bons nombre ont ete dégoutés par les normes à respecter et par l'orientation faites au niveau de l'éducation nationale qui prend les employeurs pour la poubelle du systeme
a écrit le 28/06/2019 à 10:46 :
Dans les années 60, avec un seul salaire, un employé (couvreur par exemple) faisait vivre convenablement sa petite famille de 3, 4 enfants et arrivait à construire une petite maison avec un jardin, Paris présentait aussi un autre visage plus commercial, plus humain. En face de travail il faut mettre un salaire et des artifices (logements, factures diverses). En outre, beaucoup de jeunes changent de voies professionnelles au cour de leur vie, sans doute les conséquences de certaines politiques passées comme l'indique l'excellent bouquin de Matthew B Crawford "Eloge du carburateur"..
a écrit le 28/06/2019 à 9:43 :
Quelle propagande fallacieuse qui vise à faire passer les chômeurs pour responsables de la crise. Comment ce fait-il que des chômeurs très qualifiés ne trouvent pas de postes dans leur secteur d’activité, qui se trouve pourtant en tension ? Pendant que les chômeurs français n'ont pas le bon "profil" (discrimination sur la personnalité et pas sur les compétences - eugénisme social organisé), des sociétés française font appel à des sous-traitants qui recrutent des étrangers non européens. Ce dumping invisible est une des sources de l'augmentation du chômage en europe, et aussi d'une grande perte de compétences. J'ai déjà travaillé sur un projet français ou environ 30% du personnel n'était pas européen. C'est étonnant comment dans ce cas de figure on ne tient pas compte du "profil" de ces sous-traitants, voir du danger à travailler avec dans des secteurs sensibles.
Réponse de le 28/06/2019 à 11:00 :
Bien dit.
a écrit le 28/06/2019 à 9:37 :
Augmentez les salaires !
Réponse de le 29/06/2019 à 15:37 :
Le coût d'un travailleur non qualifié est le plus élevé d'Europe.
a écrit le 28/06/2019 à 9:35 :
60% des entreprises de plus de 10 salariés ont des difficultés de recrutement

il convient de faire un constat consternant :

* les annonces emplois publiées par les recruteurs sont polluées par leurs publicités qui occupent souvent de 1/3 à 1/2 du texte des annonces, c'est scandaleux

* les annonces des précités sont fort mal rédigées, incomplètes, bâclées, approximatives bourrées de poncifs et de formules creuses inutiles

* les recruteurs n'ont aucune connaissance des métiers pour lesquels ils recrutent

* les dirigeants des entreprises sont incultes de leur propres métiers, souvent des fils à papa ou des diplômés bons à rien mauvais à tout nus du simple bon sens

* les salaires proposés sont de l'ordre de l'esclavage nouveau

* certaines entreprises font travailler leurs personnels dans de très mauvaises conditions, souvent c'est encore Zola, des matériels et équipements d'un autre age, mal entretenus

** il faut aller sur place pour se rendre compte des réalités peu reluisantes

BREF, ces 60 % d'entreprises ne peuvent que faire leur introspection !
a écrit le 28/06/2019 à 9:26 :
C est sur que recruter a paris une personne bac +5 trilingue au smic ca doit etre dur …
Il faut quand meme etre clair: si la personne ne peut pas se loger au salaire proposé, pas etonnant qu elle ne vienne pas. On paie la politique du logement cher mis en Oeuvre depuis Chirac. Ca enrichit les baby boomers mais ca plante l economie francaise.

Sur un plan plus personnel, quand un data scientist pour un stage se voit offrir 7 000 $ aux USA et des tickets resto a paris, faut pas s etonner qu il ne vienne pas !
Réponse de le 28/06/2019 à 22:52 :
7000 $ te permet juste de payer ton dentiste lorsque tu as une rage de dent. Histoire vécue. Il faut avoir vécu a l'étranger pour comprendre que le salaire net français est bien plus élevé si on inclus le coût des services payants dans d'autres pays.
Quel est le pays au monde qui verse a un cadre de 50 ans au chômage une indemnisation max de 6700 € pendant 3 ans ?
Pour information, en GB , tu reçois 600 € pendant 3 mois. Aux USA, tu reçois des bons alimentaires.
a écrit le 28/06/2019 à 8:57 :
Tel que je l'ai vécu, ce n'est pas qu'une question de compétences (qui changent tout de même trop vite...), mais plus une question de mobilité (circulation facilité, sans pollution ni embouteillage, donc avec des véhicules réduits genre tandem en ligne deux places (1,2 passagers par véhicule en moyenne, et on laisse les constructeurs faire... l'inverse !), et surtout de possibilité de logement pas cher pour ceux qui démarrent dans la vie !§!

LE DROIT AU LOGEMENT CORRECT devrait être inscrit dans la constitution, avec condition de ne pas faire plus de deux enfants à vie (homme et femme), car la surpopulation urbaine est devenue non gérable !§!
C'est cette surpopulation mondiale urbaine qui devrait conditionner des correctifs immédiats de démographie mondiale, en dehors de tout autre critère !!!
Réponse de le 28/06/2019 à 13:56 :
Il n'y a aucune obligation de travailler en île de France, on trouve en province dans des petits bleds un peu moins payés, mais comme mon fils, 2500€/ mois (hors heures sup) mais
proprio d'un pavillon de 5 ans à 110000€.
Soit gagner moins mais investir plus.
a écrit le 28/06/2019 à 8:52 :
"39% des personnes interrogées indiquent avoir recours à leur réseau personnel. "

Mais c'est parce qu'ils y sont obligés bien entendu... Ouin ouin ! :D

N'importe quoi.

"Les faits sont têtus il est plus facile de s'arranger avec les statistiques" M. Twain.
a écrit le 28/06/2019 à 8:36 :
En France on exporte des cerveaux on importe des non qualifiés !!!!

Cherchez l'erreur !!!!!
a écrit le 28/06/2019 à 8:33 :
Qu'elles cessent de faire la fine bouche! En Allemagne, quand une entreprise ne trouve pas les compétences recherchées, elle forme elle même ses futurs salariés.
Réponse de le 28/06/2019 à 9:05 :
Tout à fait d'accord, il est illusoire et même stupide d'espérer trouver les compétences indispensables à toute entreprise en pointe, alors même que les écoles ne font que suivre avec retard et inertie le savoir diffusé largement (quand il n'est pas retenu sciemment par les brevets..., ou caché par la peur des cadres de bureau d'études et des chercheurs de se faire doubler par des jeunes..., tel que constaté en une entreprise mondiale française...) !§!).
a écrit le 28/06/2019 à 8:31 :
Et bien, c'est tout à fait normal. Dans une société équilibrée, une entreprise a autant de mal à recruter qu'un chômeur à trouver du travail. Aucune raison qu'il y ait une dissymétrie.
a écrit le 28/06/2019 à 8:28 :
bon, ca serait interessant de voir quels profils posent problemes, ca permttra a lors de comprendre pourquoi.........
le diable est souvent dans le detail, pas vrai

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