Emploi : quels sont les freins à l'embauche ?

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Les entreprises limitées dans leur embauche citent en moyenne 2,6 barrières différentes parmi les 9 proposées dans le questionnaire de l'Insee.
Les entreprises limitées dans leur embauche citent en moyenne 2,6 barrières différentes parmi les 9 proposées dans le questionnaire de l'Insee. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
Le principal obstacle à l'embauche est le manque de main-d'oeuvre compétente selon les chefs d'entreprise interrogés par l'Insee. Cette pénurie, qui aggrave le problème du chômage, concerne particulièrement le secteur du bâtiment.

Selon la dernière enquête de l'Insee publiée ce 21 décembre, la moitié des entreprises interrogées ont signalé des freins à l'embauche de personnes en CDI ou CDD de longue durée. Mais contrairement à certaines idées reçues, la réglementation est loin d'être la principale barrière évoquée par les chefs d'entreprises. La reprise économique, qui semble se consolider selon les dernières prévisions de l'organisme public, pourrait être fragilisée par un manque d'adéquation entre l'offre et la demande des travailleurs.

> Lire aussi : L'Insee révise à la hausse sa prévision de croissance pour 2018

Le secteur du bâtiment en première ligne

Selon l'institut de statistiques, la part des entreprises éprouvant des difficultés de recrutement (38%) a atteint son plus haut niveau depuis juillet 2008. Parmi les secteurs étudiés, le bâtiment est celui qui rencontre le plus d'obstacles pour recruter. Les sociétés qui ont exprimé des freins à l'embauche emploient 70% des salariés du secteur. Cette proportion atteint 57% dans l'industrie et 47% dans les services.

> Lire aussi : Les entreprises comptent recruter mais peinent toujours plus à trouver des candidats

Sur le total des secteurs, "un tiers des entreprises déclarent ne pas rencontrer de barrières". D'après les experts de l'organisation publique, ces sociétés n'en sont pas moins potentiellement concernées par un processus d'embauche et sont même plus nombreuses qu'en moyenne à déclarer leurs effectifs en hausse. Enfin, 20% des entreprises ne se sont pas senties concernées, "probablement parce qu'elle n'envisage pas d'embaucher des CDI ou CDD de longue durée à court terme".

Les PME particulièrement concernées

Par taille d'entreprises, les petites et moyennes entreprises semblent plus confrontées aux freins à l'embauche. Les PME sont particulièrement inquiètes sur l'indisponibilité de main-d'oeuvre compétente et l'incertitude économique. A l'inverse, les grandes entreprises sont moins nombreuses à exprimer ce type de freins. Ce sont même ces sociétés qui évoquent le moins de problèmes liés à la réglementation.

Le déficit de compétences préoccupe les entreprises

Sur l'ensemble de ces trois secteurs, le frein à l'embauche le plus fréquemment cité par les chefs d'entreprise interrogés dans le cadre des enquêtes mensuelles de conjoncture de l'Insee est l'indisponibilité d'une main-d'oeuvre compétente (32%, +5 points entre avril et octobre). Vient ensuite l'incertitude liée à la situation économique (25%, -3 points). "Ces évolutions récentes semblent représentatives d'un accroissement de plus longue date des difficultés de recrutement, commencé début 2016 avec la reprise économique", souligne l'Insee. Les autres freins à l'embauche évoqués sont les coûts liés à l'emploi (22%) et la réglementation encadrant le marché du travail  (17%).  Sur ce dernier point, les résultats de l'enquête de l'Insee battent en brèche les arguments parfois avancés sur les excès de réglementation, liés notamment au Code du travail, qui seraient un possible frein à l'embauche.

> Lire aussi la tribune de Agnès Lo Jacomo, présidente du Medef Ile-de-France : Le code du travail doit être simplifié au niveau de l'entreprise

Au niveau de la réglementation, ce sont surtout les incertitudes sur la pérennité de la législation du travail, le coût financier et les risques juridiques associés aux licenciements qui sont évoqués par les employeurs.

Une pénurie de compétences marquée en informatique

Il y a quelques jours, les experts de l'OCDE ont publié une étude dans laquelle ils ont identifié des secteurs précis où les pénuries de compétences sont particulièrement marquées. Il s'agit de l'informatique et l'électronique, la mécanique ou l'enseignement et la formation, et également le management.

Face au déficit de compétences, l'OCDE fait plusieurs recommandations. Si l'organisation reconnaît que de multiples efforts ont été réalisés pour améliorer l'attractivité de l'enseignement professionnel et tenter de renforcer l'apprentissage, les spécialistes préconisent entre autres "d'adapter le contenu des programmes d'enseignement professionnel afin qu'il soit davantage en adéquation avec les besoins des employeurs". Ils recommandent également aux enseignants "de suivre en permanence l'évolution des pratiques en entreprise".

Enfin, les experts proposent d'élargir l'enseignement professionnel à plus de secteurs, "et surtout aux secteurs émergents", sans apporter plus de précisions. Dans ce contexte, la réforme de la formation professionnelle et de l'apprentissage prévue par le gouvernement Philippe va être particulièrement surveillée par les employeurs dans le cadre de cette embellie économique marquée par un chômage encore pesant.

>Lire aussi : Formation : l'OCDE déplore la pénurie de compétences en France

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Commentaires
a écrit le 26/12/2017 à 11:59 :
En matière d'emploi, le cancer avec ses métastases de la France,

ce sont les mauvais patrons qui pleurnichent en permanence et qui demandent des aides aux contribuables ; ces patrons qui se plaignent sont souvent des tricheurs fiscaux invétérés, leurs gémissements sont destinés à cacher leurs turpitudes sociales et fiscales,

ces mauvais patrons n'ont pas assez de contrôles serrés des services de l'Etat

*** Les bons patrons ils embauchent, ils forment, ils ne demandent rien et ne plaignent pas, ce sont des patrons qui sont respectés.
a écrit le 26/12/2017 à 9:36 :
La formation est un problème majeur mais il faudrait aussi adapter le salaire au niveau de des formations demandées et à la difficulté de la tâche. Mon fils de 18 ans en alternance depuis l'âge de 16 ans se voit déjà offrir des jobs. Cet été, à la fin de son contrat d'alternance, un employeur lui a immédiatement demandé s'il pouvait venir travailler chez lui. Il a dit ok pour un mois et demi car il re-signait dès septembre avec son ancien employeur. A la fin de son CDD d'un mois et demi, il lui a proposé de l'engager. Il cherchait depuis des mois sans trouver. Ce qui m'a choqué, c'est le salaire: le SMIC à PARIS. Comment peut-on proposer un tel niveau de rémunération pour des jobs pour lesquels on demande des compétences particulières?Tant que les salaires ne suivront pas, il sera difficile de recruter dans certains secteurs pénibles.
a écrit le 25/12/2017 à 21:47 :
Tout ce qui freine a l'embauche, comme pour tout le reste, c'est l’espérance dans l'avenir comme quand on avait un univers "fermer"par des frontières que l'on appeler la France!
a écrit le 25/12/2017 à 11:16 :
Rester dans la zone euro pour la France et in suicide economique
cela a permis aux societee de delocaliser ou de faire d'importer des travailleurs a bas prix
revers de la medaille le chomage et le commerce interieur deficitaire

moi j'ai pris ma green card et je suis partis moins de taxe et in pouvoir d'achat plus important
De plus cotes investissement dans les energies vertes types panneaux solaire les USA seront prete lors de l'epuisement du petrole
cotes pollution on roule a l'essence et c'est quand meme mieux
a écrit le 25/12/2017 à 10:28 :
La recette existe : apprentissage et/ou formation sup.

a bac+2, le taux de chômage en France n'est plus que de 4%...

Et pour les apprentis, + de 85% d'entre eux ont un job quasi-immédiatement...

Mais sans formation ,ni compétence, oubliez le job ou comptez sur la chance !!!
a écrit le 24/12/2017 à 23:14 :
Forcément que les patrons peinent à recruter cela est du au fort niveaux de qualification demandée et il y a des secteur ou les gens sont payer â coup de lance pierre voila le probleme que le l'on a en france il faudrai renumere d'avantage tous ce qui est les travaux pénibles en particulier le bâtiment
a écrit le 24/12/2017 à 17:50 :
Le principal frein à l'embauche, pour les emplois actuellement disponibles, est essentiellement un problème de qualification inadaptée des demandeurs d'emploi.
Réponse de le 25/12/2017 à 14:31 :
Mais que fait Pôle Emploi public d'Etat organisme censé aider les chômeurs à retrouver un emploi en proposant des formations destinées à aider les entreprises ?

FICTION de REPONSES des "conseillers"

- C'est pas mon travail, je ne suis pas habilité à vous répondre , je suis pas payé pour connaitre les textes applicables, votre demande est en dehors de mon domaine de compétence, hors attribution
- Demandez une aide financière à vos parents, vos sœurs, vos filles, vos nièces, vos voisines (doctrine Le Pen)
- Allez à l'AFPA
- Faites un prêt bancaire
- Encore une demande de votre part pour suivre une formation afin d'être recrutée et vous serez radiée
- Nous ne finançons pas les organismes privés de formation dans le cadre de notre obligation d'impartialité: argent public (ayant une provenance des particuliers et des entreprises) au service public !
- Vous pouvez faire un recours devant le tribunal administratif ou bien à ma direction ( qui ne répondra jamais !)
Réponse de le 26/12/2017 à 15:03 :
Pourquoi les demandeurs sont inadaptés ?
Vous avancez une constation alors il faut donner la cause aussi ?
Pourquoi ?
Qui fait évoluer les populations depuis 70 ans , qui créé les mouvements et les idées ? Pour qui sont ils ?
Qui on inclus dans le système ? Et qui sont exclu ?


Il suffit par de dire une «  chose » il faut l’expliquer en large et en hauteur pour pas «  passer » pour un manipulateur adepte du «  flou ».
a écrit le 24/12/2017 à 17:36 :
Puis on va faire un tour sur Pole Emploi et qu'y voit-on ?

Des offres où généralement on demande 2 ans d'expérience minimum, le smic horauire bien sûr pour des contrats de moins d'un mois et parfois/souvent à temps-partiel.

Comme c'est étonnant que les entreprises "ne trouvent pas", il leur faut de l'instantané et du jetable, tout en réclamant de la qualité.

Toute similitude avec le comportement de consommateur symptomatique de notre époque est fortuite...
a écrit le 24/12/2017 à 14:38 :
L'école ne forme pas ou très peu. Les entreprises - en direct ou par leur structures professionnelles - ne forment pas ou plus. Et les entreprises ne trouvent pas le personnel compétent. Quelles sont les solutions ? Que les structures professionnelles forment plus plutôt que de critiquer la situation. Dont elles sont, pour partie, responsables.
a écrit le 24/12/2017 à 12:05 :
L'école ne forme pas ou très peu. Les entreprises - en direct ou par leur structures professionnelles - ne forment pas ou plus. Et les entreprises ne trouvent pas le personnel compétent. Quelles sont les solutions ? Que les structures professionnelles forment plus plutôt que de critiquer la situation. Dont elles sont, pour partie, responsables.
a écrit le 23/12/2017 à 15:35 :
L’etat Et pôle emploi ont baissé les bras face aux conjonctures économiques et internationales .
Ceux qui faisaient recette hier ne pourront pas demain , tout est entrain de changer.
Il y a une perte de repère globale et collective.
Réponse de le 23/12/2017 à 22:13 :
Les emplois sont délocalisés à l' est et vous n'y pouvez rien et Macron pro Ue encore bien moins puisque celle-ci est en réalité construite sur des intérêts antagonistes, une évasion fiscale incontrôlable optimisée grâce à la libre circulation des mouvements de capitaux eux-mêmes actée par les règles du jeu de l' oligarchie dominant l' économie et les médias et accompagnant les délocalisations ....

Situation cornélienne s'il en est mais parfaitement réversible.

Next, UPR, ASSELINEAU, FREXIT ..
a écrit le 23/12/2017 à 9:08 :
Le chiffre, cité par Pôle emplois évalue à environ 300000 postes non pourvus faute de candidature adaptée,il y a presque 6 millions de chômeurs toute catégorie..alors il faut relativiser, les emplois manquent et pas qu'un peu en France!
a écrit le 22/12/2017 à 20:46 :
STOP A TOUTES VOS ABSURDITÉS.
Le problème est un problème de formation. On ne peut pas payer quelqu'un sans qualifications au delà du SMIC. Donc on ne l'embauche pas. Si on pouvait le payer moins le temps de la formation (quelques semaines) pas de problèmes pour le fidéliser avec un plan de carrière adéquat.
Réponse de le 24/12/2017 à 12:13 :
Les vrais patrons, ceux qui ont créé leurs entreprises dans les années 50 à 80 ils formaient leurs personnels à leurs spécialités parce qu'ils connaissaient parfaitement leurs métiers ;

Aujourd'hui la France souffre de ces piètres employeurs arrivistes qui ne connaissent pas leurs métiers et ne sont que des ptis patrons sans envergure avides de gagner de l'argent en pleurnichant des aides et des formations tels des pts assistés
a écrit le 22/12/2017 à 13:15 :
Il serait quand même plus simple pour le medef d'avouer que la situation de l'emploi est le cadet de leur souci plutôt que d'inventer des prétextes qui tombent à l'eau.

Leur discours est pathétique. Ce qui fait moins rire c'est que l'état consacre des dizaines de milliards d'€ d'argent public à subventionner les entreprises dans l'espoir qu'elles embaucheront.

Et les entreprises empochent, s'enrichissent (on appelle ca pudiquement "reconstituer les marges"), et finalement renvoient le tout dans la poche des actionnaires et des propriétaires. Par contre les emplois, c'est pour plus tard, et encore plus tard...
a écrit le 22/12/2017 à 11:41 :
Se plaindre du manque de main-d'œuvre et les payer au lance-pierre, voire les embaucher en tant qu'autoentrepreneur (pratique de plus en plus répandue). Rien ne les choque ?
a écrit le 22/12/2017 à 10:21 :
La pénurie de personnel à l'embauche est une vieille rengaine rabâchée par les mauvais patrons arrivistes qui cumulent les carences :

- incapables de former leurs salariés

- qui font travailler leurs employés dans de veilles installations avec des vieux matériels dépassés, mal entretenus,

- qui font des économies de chauffage ... hpour se payer leurs berline de luxe

- qui ont des comportements humains méprisants, parfois insultants envers leurs personnels

- et qui de surcroît sont de mauvais payeurs,

- qui ont mauvaise réputation

l'on peut comprendre que personne ne veuillent rejoindre de tels bricolos
Réponse de le 22/12/2017 à 15:45 :
OK il y a de mauvais patrons Mais il y a aussi de mauvais ouvriers qui portent prejudice aux bons y compris des syndicalistes qui ne se portent candidat que pour se proteger EUX MEME
Réponse de le 24/12/2017 à 10:16 :
Venez voir comment cela se passe dans certaines entreprises: vous ne serez pas déçus. Il en existe des listes dans chaque département afin de ne pas y travailler:

- travail non rémunéré car la fiche d'heure quotidienne ne prévoit pas l'ajout de 15 minutes travaillées au-delà de l'heure prévue . Multipliez cela 4 fois dans le mois: 1 heure de travail dissimulée et non rémunérée. En revanche, un retard de 3 minutes sera déduit de votre salaire
- droit du travail : connait pas. Inspection virtuelle des agents de l'Etat
- délégués du personnels / syndicaux: sur le parking loin des salariés de l'entreprise fumant d'une main et le portable dans l'autre
- Toujours plus: pression permanente ( un canon sur la tempe) pendant toute la durée du "travail". Siège éjectable permanent. Suivi à la minute des résultats.
- Management déloyal du N+1 ( 26 ans autodidacte ou diplômé d'un BTS MUC) :" dites-nous sur quels dossiers vous avez eu des problèmes…"Trois jour plus tard "Je vais faire une évaluation GENERALE de votre travail à partir de 2 dossiers…". Ceux que vous avez vous-même signalé ! On est éthique dans notre entreprise.
- 10 minutes de pauses pour aller aux toilettes: temps de trajet pour y aller et revenir : 2 minutes. Temps d'attente: 1 minutes. " vous avez 30 secondes de retard qui seront déduite de votre salaire"
- Des incivilités quotidiennes: crasse, drogue, propos dégradants à l'égard des salériés ( non typés) , gestes déplacés, discussion sur la sexualité
- Promotion canapé
- Dénonciation mensongères de collègues
- Harcèlement moral
- Foutage de gueule: "c'est pour vous aider qu'on a augmenté les cadences et baissé les primes"
- Clanisme
a écrit le 22/12/2017 à 9:39 :
Ben oui, c est difficile de vouloir recruter des gens formés aux dernieres technos, avec de l experience pret a travailler a paris et tout ca en etant sous payé...
Une bonne partie des amis de Gattaz ont demandé a pouvoir virer le sgens facilement. Le revers de la medialle, c est que le gars viré c est reconverti et a aucune envie de revenir travailler pour celui qui l a viré...



Une dedicace speciale pour le secteur informatique. Le secteur se plaint de ne pas pouvoir recurter mais c est l un des pires employeurs ! Qui a envie de vegeter dans une SSII (appelé marchand de viande dans le secteur) qui n hesitera pas a vous pousser vers la sortie au prochain retournement de conjoncture. Aux enquetes du CNIF, l informatqiue est le sectuer qui paie le moins apres l agriculture. Du parle si ca fait envie ...
a écrit le 22/12/2017 à 9:25 :
Question de cycle ou d'organisation ?
Les préconisations de l'OCDE sont de bon sens, qui pourrait contredire qu'il faille
"adapter le contenu des programmes d'enseignement professionnel afin qu'il soit davantage en adéquation avec les besoins des employeurs". ?

Finalement il suffit de mettre en application ? sauf que le temps de créer les filières, formations, formations de formateurs, et d’arriver à un niveau suffisant de compétences, il sera peut être trop tard, notamment si le secteur est soumis à des croissances cycliques ou éphémères, parfois en raisons de programmes (parfois déstabilisants) de soutien.

D’où l’intérêt de :
- mieux planifier la formation initiale (problème d’adéquation avec les besoins et l’évolution technologique et peut être de méthode ?)
-d ’investir sur le long terme dans la formation permanente des effectifs. Cela se gère et les grands groupes savent le faire, mais peut être que cela expliquerait en partie le différentiel qui existe avec les PME; moins habituées à l'exercice et disposant de mois de souplesse. Une personne en formation ne produit rien et il faut provisoirement pourvoir son poste.

A noter le terme « d’indisponibilité » de main d’œuvre, qu'il faut interpréter comme "statistiquement parlant", et qui sous entend que des personnes compétentes et formées devraient être immédiatement disponibles parmi les demandeurs d’emploi ? Et mobiles par la même occasion. Facile à dire sur le papier, mais on n’est pas dans la fonction publique avec des mutations et des « cases à remplir ». Dans le privé, quand on change de région ou de secteur d’activité, parfois en raison d’activités cycliques, on prend un risque, qui soit dit en passant ne se retrouve pas compensé dans les salaires.

Disposer d'un vivier permanent de main d’œuvre qualifiée revient donc à gérer les disponibilités et maintenir les compétences par des formations, habilitations et éventuellement réorientations,… Ce sont des parcours professionnels, que des professionnels savent gérer, mais peut être pas les institutions.
Si l'on en croit l'exemple Allemand, tout cela est probablement faisable, reste à s'adapter.
a écrit le 22/12/2017 à 8:50 :
Pour avoir du personnel qualifié , les entreprises doivent les former et les rémunéré correctement..
Un exemple, en Grande Bretagne, un salarié qui a profil de commercial , qui les intéresse peut être formé par l'entreprise pour analyste programmeur.

Les entreprises Françaises doivent changer leur mentalité.....autrement elles perdent des clients,de l'argent, une perte de qualité des produits etc....
a écrit le 22/12/2017 à 8:31 :
le vrai frein c'est le salaire un macon qui manipule des parpaings toute la journee merite un bon salaire son esperance de vie est inferieur à nos politiques qui se ramassent 5000 euros
avantage ceci avantage cela sans d'obligation de resultat ni de presence a leur poste
rappelant que le deplacement de notre ministre a coute 39 ans de smig
a écrit le 22/12/2017 à 6:36 :
On laisse la gestion de la formation professionelle et la secu aux Syndicats. Resultat les deux institutions sont en deficit. Dans ma boite, les delegues syndicaux ne font pas leur boulots parce qu'ils savent qu'ils sont intouchables avec leur status. Tout va tres bien marquise la marquise.
a écrit le 21/12/2017 à 22:19 :
Les patrons se plaignent de ne pas trouver le personnel dont ils rêvent : je veux dire tout de suite apte a travailler sans les former, sauf les formations obligatoires faites pour se décharger en cas de pépins,
Payer au minimum
Corvéable au maximum
Et dont on peut se débarrasser quant on veut...
Méfier vous, les jeunes ne seront pas les moutons qu'on été leurs parents.
Dès qu'il ne se sente pas bien dans une boite ils d'en vont.
Ne vous étonner pas de pas trouver de personnel si vous n'en prenez pas soin .
a écrit le 21/12/2017 à 21:00 :
Vous aurez beau former, un travaille de bagnard ne mérite pas le SMIC ! Les jeunes d'aujourd'hui n'ont pas l'intention de se laisser esclavager comme l'ont fait nos parents !
On est plus en 85, se crever la santé pour voir des patrons engranger des millions sur notre dos !
Vous souhaitez accroître les revenues de votre entreprise ? commencez par payer vos salariés bande de rats ! vous ne pouvez vous en prendre qu'a vous même !
a écrit le 21/12/2017 à 21:00 :
Pour être ravi d'embaucher du personnel il faudrait que : savoir tout faire, bosser 23h30 7jours /7, être corvéable et malléable à merci ,le plus, serait de faire tout ça bénévolement , par contre quand moi je demande un devis , alors là : c'est pas triste du tout : tarifs exorbitants ,délais à rallonge ,etc tout ça accompagné de pleurs et lamentations , trop de charges , trop d'impôts patati et patata , bon il reste tout de même le gros 4x4 d'entreprise pour la semaine ,et la berline allemande également d'entreprise pour le reste ,elle n'est pas belle la vie ?
a écrit le 21/12/2017 à 20:46 :
C' est un gag ou quoi ? L' industrie est partie vers les pays de l' est à 400 euros mensuels, puisque l' Ue néo libérale l' a voulu ainsi et le papa us aussi ; ouvrir des Je Ne Peux Pas ne résoudra jamais l' équation, le pays n' est pas compétitif sauf à offrir des SMIC à 300. E

Aussi, êtes-vous d' accord pour percevoir 300 euros mensuels ? Voilà pourquoi le FREXIT est plus que jamais nécessaire ..
https://www.upr.fr/wp-content/uploads/UPR-7-BONNES-RAISONS-DADHERER-A-LUPR-mars-2015-TM.pdf
a écrit le 21/12/2017 à 20:30 :
L'autre problème aussi c'est le manque de courage des sociétés qui ne veulent pas former les gens mais avoir immédiatement des gens qui connaissent tout sur tout, c'est exactement ce que je rencontre dans mon domaine ou toute les réponses (et les rares) que je reçoit à mes candidatures sont "Vous n'avez pas l'expérience requise pour ce poste".
Donc bon comme quoi les sociétés n'arrivent pas à recruter parce que y a personne elle le dos large tout de même.
a écrit le 21/12/2017 à 19:46 :
Le système éducatif français forme des gens capables de bricoler des selfies dégoulinants d'idioties sur leur smartphone, et leur refile un bac pochette surprise, cela en fait des consommateurs, mais pas des gens formés au travail. Et comme il existe des pays où les gens sont compétents, alors, avec la mondialisation, ce sont eux qui sont embauchés, pendant que les diplômés français s'en vont, eux, pour chercher des cieux moins désespérants et moins fiscalisés. Cherchez l'erreur. Et ce ne sont pas les rodomontades communicatives d'un Jupiter de carnaval qui vont y changer quoi que ce soit , la preuve: 4 milliards d'€ d'impôts supplémentaires, et l'annonce d'un nouvel avion à 160 millions pour parader dans le monde, alors que le précédent est neuf. Sale petit profiteur.
a écrit le 21/12/2017 à 17:01 :
Cette situation est habituelle en période de reprise. Après des années de fort chômage où les entreprises étaient en position de force, elles pouvaient recruter des candidats sur-qualifiés et immédiatement opérationnels.
Là elles vont devoir revoir leurs prétentions à la baisse et prendre les candidats qui sont sur le marché.
a écrit le 21/12/2017 à 16:47 :
"Enfin, les experts proposent d'élargir l'enseignement professionnel à plus de secteurs, "et surtout aux secteurs émergents", sans apporter plus de précisions."

Heu oui on dirait un commentaire du soldat néolibéral qui nous impose sa profonde médiocrité ici-même.

Surtout aux secteurs émergents ??? A savoir qu'il faudrait aller chercher des spécialistes en robotiques pour travailler dans le btp ? Je ne pense pas quand même que la déliquescence de nos dirigeants publics et privés aille jusque là mais de part la dégradation constante de la sémantique néolibérale je doute un peu là quand même hein...

Le problème de ce point de vue c'est qu'il est énoncé qu'à partir des patrons qui sont incapables de se remettre en question car grâce à la science infuse générée à partir du moment où ils sont devenus patrons dorénavant ils savent tout mieux que tout le monde, on ne la leur fait pas !

Oui le problème de compétence est imposé à cause d'une part de la mode d'employer des stagiaires pas chers et même bien souvent gratuits plutôt que des ouvriers qualifiés parce que les patrons se disent que pour monter un mur ya pas besoin d'expérience mais juste de bras mais surtout et bien pire à cause des travailleurs clandestins que le btp emploi en masse et en plus à cause du dumping social engendrée par l'UE via son travail détaché qui fait que dorénavant vous pouvez payer un polonais 300 euros par mois pour monter des murs.

Or entre la langue, obstacle majeur et les motivations d'ouvriers qui travaillent à 5000 km de chez eux et donc ne pensant qu'à voir leur famille le peu de fois où ils ont du temps il est évident que la transmission des connaissances est dans notre économie à l'esclavagisme salarial, nul. On ne peut pas faire naitre une quelconque forme d'apprentissage de ces modes de fonctionnement à très courts termes dont ce n'est pas le but, le seul but étant de faire plus de fric en moins de temps.

L'économie actuelle dorénavant reposant uniquement sur la rente et non le travail est incapable de gérer de l'humain car totalement déconnectée de cette réalité là, de ce qui fait l'économie en soi, à savoir 7 milliards d'individus et non quelques milliers.

"Acquérir de la puissance cela se paie cher, la puissance abêtit." Nietzsche
Réponse de le 21/12/2017 à 21:27 :
bravo, notre société a oublié qu'au centre, il y avait des humains
Réponse de le 29/12/2017 à 16:08 :
normal vu que notre société appartient à des gens totalement déshumanisés car possédant bien trop.

"Acquérir de la puissance, cela se paie cher, la puissance abêtit". Nietzsche

Et qu'est-ce qu'ils sont puissants nos possédants...
a écrit le 21/12/2017 à 16:42 :
Les entreprises ont licencié comme des malades depuis les années 80 et n'ont fait aucun effort sérieux pour former leur personnel et le garder à jour de l'évolution technologique.

Les budget de formation ont été dilapidés, on aimerai savoir où, les artisans et les PME TPE n'ont accepté des apprentis que le couteau sous la gorge et à condition qu'on les défraie de tout. Et ce n'est pas faute d'envoyer les étudiants en stages obligatoires. Un étudiant qui sort de Master à maintenant plus de 18 mois d'expérience en entreprise sur son seul cursus universitaire.

Et bien les employeurs récoltent ce qu'ils ont généré. En plus les salariés se sont adaptés. On leur demande de la flexibilité , ils sont devenus flexibles, sans attache envers leur employeur, sans loyauté particulière... des mercenaires.
Réponse de le 21/12/2017 à 21:32 :
100% d'accord...

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