PME : les difficultés de recrutement s'amplifient

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En 2018, 86% des entreprises interrogées nourrissent des projets d'embauche, et parmi elles, 61% ont rencontré des difficultés pour recruter le personnel nécessaire au développement de leur activité.
En 2018, 86% des entreprises interrogées nourrissent des projets d'embauche, et parmi elles, 61% ont rencontré des difficultés pour recruter le personnel nécessaire au développement de leur activité. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
Plus de la moitié des petites entreprises estiment que les difficultés de recrutement constituent le principal frein à la croissance selon une étude de Bpifrance et l'institut Coe-Rexecode publiée mardi 15 mai.

Les obstacles au recrutement s'accentuent. Selon le dernier baromètre trimestriel réalisé par BPIfrance Le Lab et Rexecode (*), 52% des entreprises interrogées signalent des problèmes d'embauche. Pour Philippe Mutricy, directeur de l'évaluation et des études chez BPI, "les résultats confirment malheureusement ce que notre étude 'Attirer des talents dans les PME et ETI' révélait, à savoir qu'une PME sur deux connaît des difficultés récurrentes de recrutement qui entravent sa croissance".

Des perspectives d'embauche

L'enquête annuelle "Besoins en main d'oeuvre" de Pôle emploi publiée début avril indiquait des perspectives d'embauche en forte augmentation (+18,7%) pour l'année 2018, notamment dans le secteur de la construction et de l'industrie. À cette occasion, le directeur général de Pôle Emploi, Jean Bassères, commentant les difficultés de recrutement des entreprises, avait observé qu'il ne fallait "pas avoir un discours trop défaitiste sur les difficultés de recrutement", car malgré tout, "la majorité des projets de recrutement donne lieu à recrutement".

Ces résultats interviennent alors que l'emploi salarié privé ralentit légèrement au cours du premier trimestre. 57.900 emplois ont été crées (+0,3%) contre 81.500 lors du quatrième trimestre 2017 (0,4%). Sur un an, les créations augmentent de 1,4% (soit 270.200) selon les chiffres publiés par l'Insee ce mardi 15 mai. Au dernier trimestre de l'année 2017 - année qui avait enregistré un record de création de postes (234.500), la hausse était de 0,4%.

Premier frein à la croissance

Sur l'ensemble des facteurs évoqués dans l'enquête de BPI et Rexecode, les difficultés de recrutement demeurent le principal frein à la croissance. Et leur importance ne cesse de prendre de l'ampleur par rapport aux trimestres précédents. "Elles figurent parmi les trois contraintes les plus citées depuis le début du baromètre et sont en première position pour la quatrième édition consécutive". Philippe Mutricy souligne que ces difficultés se sont accentuées avec la confirmation de la reprise ces derniers trimestres.

"C'est un des problèmes majeurs de l'économie française. La croissance française pourrait être plus forte s'il y avait plus de compétences".

Les difficultés proviennent principalement de l'absence de candidature "correspondant aux attentes en matière de qualification des postes à pourvoir ou au manque d'expérience des candidats".

La concurrence est le second facteur le plus mentionné par les répondants. Elle est citée par 47% des entreprises après 48% au dernier trimestre. Arrivent ensuite l'insuffisance de fonds propres (24%), en augmentation, et la réglementation spécifique à leur activité (21%), moins pesante. En revanche, le manque de débouchés et la dégradation des perspectives de demande n'apparaissent plus comme un frein majeur. Enfin, contrairement aux idées reçues, les coûts et prix trop élevés sont signalés par seulement 17% des chefs d'entreprise interrogés.

Quels comportements ?

Face à ces difficultés de recrutement, les chefs d'entreprise ont tenté d'adapter leur comportement. En majorité, les dirigeants interrogés (64%) ont décidé de modifier l'organisation générale de leur entreprise en mettant en place une/et ou plusieurs actions pour faire évoluer l'organisation générale de leur société. 60% ont décidé de modifier leur politique de recrutement, 50% ont changé le profil des postes à pourvoir et enfin 48% ont eu recours à la main d'oeuvre externe par le travail temporaire.

Problème de financement des investissements

Outre les problèmes de recrutement, les PME sont toujours plus nombreuses à signaler des difficultés pour financer leurs investissements auprès des banques ou des organismes de crédit. En effet, 18% en ont rencontré des obstacles pour financer leurs investissements au premier trimestre 2018, soit un pourcentage en hausse de 8 points par rapport à celui du trimestre précédent. La loi Pacte qui doit favoriser la transformation des PME en entreprises de taille intermédiaire est fortement attendue par les chefs d'entreprise mais le texte de loi est sans cesse repoussé.

Lire aussi : Loi Pacte : quels sont les leviers pour faire grandir nos entreprises ?

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(*) Ce sondage vise à recueillir chaque trimestre le sentiment des dirigeants de PME/TPE sur la situation et l'évolution de la trésorerie de leur entreprise, les délais de paiement tant clients que fournisseurs, leur accès aux financements et leurs projets d'investissements. Il analyse également les freins au développement de leur activité (manque de débouchés, difficultés de recrutement, fonds propres insuffisants, réglementation, concurrence, ...).

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Commentaires
a écrit le 17/05/2018 à 19:10 :
Ce n'est pas nouveau. Il y a dans les 3 ans, un groupe de chef d'entreprise français ont lancé une campagne de publicité . "Leon Reviens". Il s'agissait de faire revenir les cerveaux expat.. Ceux qui comme moi ont répondu, ça a donné : "J'y suis, j'y reste".
a écrit le 16/05/2018 à 19:24 :
"48% ont eu recours à la main d'oeuvre externe" : Les compétences existent donc bel et bien, mais c'est en fait des salariés précaires qui sont recherchés.
a écrit le 16/05/2018 à 14:46 :
La pénurie de salariés est une vieille rengaine des mauvais patrons du fond du panier ;

c'est aussi la preuve du déclin avéré des capacités patrons d'entreprises qui ne connaissent pas leur entreprise, et qui in finé ne peuvent pas former leurs salariés ;

Patronat en déclin, c'est la conclusion de cette étude qui leur revient en boomerang
a écrit le 16/05/2018 à 11:50 :
Bonjour,

je voudrais apporter ma dernière expérience de recrutement :
les CV pole emplois sont accessibles a tous les employeurs .
J’ai reçu un mail sur ma messagerie , j’ai contacté l’entreprise en question .
j’étais trop motivée , enfin un profil d’entreprise qui correspond à ma dernière expérience sur le terrain.
j’ai fais l’entretien et ça c’est bien passé, comme l’entreprise m’a fait une promesse , j’ai bloqué une opportunité pour une autre voie pour moi.
l’entreprise m’avait promis un CDI et que je démarre après une période de jour férié , soit 3 semaines après l’entretien.
je suis allé ce fameux jour à l’heure , j’ai attendu 30 minutes à la porte , la personne n’était pas là , par la suite une autre personne à débarqué ...
la proposition initiale à changé : un CDD de 4 mois , et le jour même pas une déclaration à l’urssaf : j’ai compris que cette entreprise voulait une personne «  en travail illégal »

j’ai signalé à Pôle emploi et après cette expérience, j’ai posé un cadre pour ma recherche d’emploi , j’ai refais tout mes CV , j’ai changé mes critères et j’ai mis un cadre pour mieux me protéger contre ce genre d’entreprise.

je signale également que cette entreprise a une notoriété dans ma région , elle travaille avec les plus gros promoteurs et architectes de ma région et elle est référencée sur le site « plus que pros »( avec 4 étoiles)

comme quoi le référencement sur les sites Web ne disent pas si les entreprises ont de l’éthique minimum ou pas.
a écrit le 16/05/2018 à 11:24 :
En tant que comptable, je vois beaucoup de boites refuser des comptable parcequ'ils en maitrise pas leurs erp (alors qu'ils sont censés avoir été fait pour permettre de recruter du personnel non qualifié), ils refusent de former sur leurs erp, le pole emploi refuse de payer pour une formation sur tous les erp, qui est censé payer la formation alors, le chomeur ? une formation erp complète est de l'ordre de 3000-7000e pendant plusieurs mois, comment suis-je sensé payé, maintenant que le revenu moyen est de l'ordre du smic pour un technicien supérieur... Et dois-je refaire 2 ans d'études supplémentaires pour "maitriser" les 4 grands logiciels du secteur...

Pareil pour mon poste cariste qui a fini au rsa et chomage de longue durée, parceque personne ne voulait payer prendre en charge le renouvellent de son caces, ça ne coute que 400e mais il faut une entreprise pour y faire les tests, comment fait-on quand aucune sté ne veut prendre le temps d'ouvrir sa structure pour faire le renouvellement, moi j'étais prêt à lui payer, mais pas trouvé de sté, c'est abusé, j'ai été forcé de lui faire un faux permis... en espérant que la boite où il est lui renouvelle en 2021 ... mais pas dit, ils seraient bien capable de le licencier pour ne pas à avoir le renouvellé, on en est là dans ce pays.
a écrit le 16/05/2018 à 9:53 :
Mais où est l'agilité des entreprises. Les employeurs nous disent à longueur de journée d'être flexibles et mobiles. Mais eux que font ils ?. Ils ont le choix plus de 3 millions de chômeurs il faudrait penser à embaucher des gens et les former aux postes non pourvus.
Un peu plus d'ambition et de courage messieurs les employeurs. Le risque doit être partagé et non pas toujours du même coté.
a écrit le 16/05/2018 à 9:09 :
"L'enquête annuelle "Besoins en main d'oeuvre" de Pôle emploi "

D'ou le retour de la selection et le tri de Blanquer dès le lycée.LREM et le patronat ont planifié ensemble le futur besoin en main d'oeuvre pour ces boites.LREM nous refait ce qui se passait dans les années 70 sous la droite ou la selection et le tri des éleves moyens était principalement lié à la classe sociale des parents.
a écrit le 16/05/2018 à 8:11 :
Que ces entreprises arrêtent de chercher les mouton à 5 pattes. Longtemps elles étaient habituées à crouler sous les candidatures et à payer une misère de très bon candidats.
Maintenant le rapport s'inverse et elles ont moins de monde, mais veulent toujours payer aussi peu.
Les recruteurs qui sont plus pragmatiques et ouverts trouveront les personnes dont ils ont besoin.
Je connais des PME qui prennent des gens en intérim, les forment puis les embauchent et les fidélisent. Elles trouvent des candidats sans problème.
Celles qui se plaignent sont celles qu veulent tout, tout de suite.
Réponse de le 16/05/2018 à 15:39 :
Je pense qie vous avez parfaitement raison.
Aitrefois on n'hésitait pas à former, aujourd'hui ce n'est plus le cas. Il est vrai que beaucoup jouait les abeilles après formation, ça refroidit l'employeur.
a écrit le 16/05/2018 à 7:51 :
il faudrait eclaircir la notion de ' difficulte', par exemple en publiant les profils recherches, a quelles conditions ( y compris salariales) , ou et quand..... ca fixerait les idees...
Réponse de le 16/05/2018 à 11:30 :
Une fois j'ai eu un recruteur qui cherchait des comptables sur lyon pour 3 boites différentes, avec un bac+3, au smic, 39h secteur sans supplément particulier, 6 ans d'expérience, dispo de suite habitant sur lyon, parlant couramment anglais et neerlandais... Sachant que le néerlandais n'est pas enseigné à lyon à ma connaissance au collège et lycée, la seule chance de trouver un néerlandophone, serait un neerlandais, ce qui n'a pas l'air d'être courant à rencontrer, en tout cas en 30 j'en ai vu qu'un, après qu'il soit comptable, qu'il ait de l'expérience, qu'il ait un bac+3, qu'il y'en ait plusieurs et qu'ils soient dispo sans préavis ....... Wep y'aura des difficultés de recrutement à mon avis....
a écrit le 15/05/2018 à 21:29 :
Emploi sous payé, aucune formation, hierarchie installée qui empêche les talents de grandir : autant de points bloquants qui font fuire les hauts potentiels vers les grands groupes.
Réponse de le 16/05/2018 à 8:18 :
Les clés de la "réussite" en entreprise:

1/ Appliquer les procédures internes mêmes celles qui sont contraires à l'intérêt de l'entreprise. Ne pensez pas, ne réfléchissez pas.
2/ Faire siennes les idées, les découvertes des autres. Dévaloriser les auteurs.
3/ Dénoncer les collègues
4/ Coucher avec les supérieurs
Réponse de le 16/05/2018 à 11:11 :
@SOphia on a travaillés ensembles dans les mêmes boites ou elles sont toutes comme ça ?! ...
Réponse de le 16/05/2018 à 17:45 :
@Glaude

N'en déplaise à certains, ce sont des "règles d'or" du courtermisme d'entreprise.

"Penser c'est désobéir" " faites comme on vous a dit". Le canapé, le corbeau, le Juda, le/la petit(e ) chef déloyal qui a peur de se faire déborder ont de beau jours devant eux.

On n'arrive pas à recruter, c'est curieux ça ?
a écrit le 15/05/2018 à 19:02 :
Depuis les années 80, j'ai toujours constaté en France une ambiance morose sur fond de chômage pendant que dans les PME les salariés croulent sous une charge de travail disproportionné et délirant. Le problème est peut-être en train d'évoluer...lentement, très lentement.
a écrit le 15/05/2018 à 18:40 :
Les meilleurs emplois ,c'est dans les collectivités locales et les grands groupes(EDF,Véolia,Engie etc..).Les gens ne sont pas idiots,ils vont la ou l'économie tourne rond
a écrit le 15/05/2018 à 18:18 :
Plusieurs raisons : les employeurs recherchent des professions exemples comptables , chef de production etc... alors qu'en définissant les compétences recherchées ils auraient peut être de meilleurs résultats .
Autres difficultés les pme installées dans les petites villes loin des grands centres peinent du fait que les conjoints y trouvent difficilement un emploi .
Réponse de le 16/05/2018 à 9:53 :
tout a fait exact. a un moment je me suis occupe un peu de recrutement. Meme en payant presque autant qu a paris, il y avait pour le candidat un perte financiere notable car sa femme devait quitter son travail et avait aucune chance d en retrouver un a cote a moins d etre prof.
Heureusement, les conditions de vie parisienne et le fait d avoir/de vouloir des enfants permettaient de compenser. Mais c est sur qu avec le projet a long terme de faire passer l IR de familial a individuel, ca va devenir encore plus compliqué
a écrit le 15/05/2018 à 17:41 :
Nous en avons l'habitude des gémissements des patrons qui se plaignent de ne pas trouver les moutons à 5 pattes pour des emplois précaires sous payés de misère ...

les bons employeurs trouvent toujours les bons et bonnes candidat(e)(s) très rapidement

et les piètres dirigeants de Pole emploi se grandiraient en évitant de gémir pleurnicher avec les mauvais employeurs
Réponse de le 15/05/2018 à 18:19 :
@Amalgamitude + 1 ou + 1000! votre commentaire a plus de valeur que cette enquête de Rexecode satellite du MEDEF
Réponse de le 15/05/2018 à 18:37 :
Quand on recherche un bon candidat on lui propose un bon salaire ( et pas du vent "on vous donnera un chèque de 1500 € comme travailleur indépendant après 450 000 € de CA en vente de nos produits d'assurance")

Quand on veut garder un bon salarié on le manage humainement et pas comme de la M....de ( cf les centres d'appel, les centres logistiques / Cash Investigation)

Bref, dans les 2 cas on ne passse pas par le Pole Emploi.
a écrit le 15/05/2018 à 16:50 :
L'Usine Nouvelle écrivait en avril dernier que les jeunes diplômés de l'Ecole des Mines se détournent des grandes entreprises et rejoignent majoritairement les TPE/PME/ETI à la sortie de l'école.
Noter que dans sa publication de ce jour sur le PIB, l'INSEE écrit qu'en 2017, la productivité a augmenté nettement plus vite que les salaires réels. Alors que l'on nous disait l'année dernière que la productivité stagne. On aura les chiffres définitifs le 30 mai, apparemment.
Sur le crédit : "L'accès au crédit se détend fortement en France", L'Usine Nouvelle, 25/04/2018 (https://www.usinenouvelle.com/editorial/l-acces-au-credit-se-detend-fortement-en-europe.N685249). Article basé sur l'enquête trimestrielle de la BCE.
Voir aussi l'enquête trimestrielle de la Banque de France sur l'accès des entreprises au crédit : https://www.banque-france.fr/statistiques/credit/credit/acces-des-entreprises-au-credit .
a écrit le 15/05/2018 à 16:21 :
pas les compétences voulues par le marché : ça renvoi la «  balle » aux fondements de l’éducation et au système de formation.
si en France , on avait utilisé «  autant «  d’énergie pour former les gens par rapport aux besoins des entreprises au lieu d’informatiser(1992) les institutions pour fliquer ( action de l’extreme droite et gauche et police municipale...)et taxer les gens...
peut être que il y aurait «  d’autres résultats » sur le terrain de la réalité.
bloquer les gens pour qu’ils n’ont même pas un job( c’est le système des extrêmes droite ou gauche , tous pareils)
Réponse de le 16/05/2018 à 11:46 :
On ne peut former en détails du détails pour les stés, moi je suis comptable, les sté refusent d'embaucher si vous ne maitriser pas leur erp, alors à moins de payer des impots pour payer 15 formations complètes sur les différents erp, c'est de leurs faute, pour ce genre de détails les sté devraient former, hors elles refusent... J'ai eu un cousin à la fin du 19e qui gérait l'apprentissage en france, à son époque les stés prenaient en charge la formation initiale et continue sans demander sans cesse des subventions, elles étaient proactives.
Même quand la formation est continue genre renouvellement de permis, les sté refusent de payer... quand elles voient que le permis d'un candidat est en cours d'expiration et que ça va leur couter 400e de renouvellement, elles se mettent à rejeter le candidat.
J'ai un pote quand il est sortie de l'armée, où il était ouvrier btp, et bein il a été refusé dans toutes les boites, les recruteurs disaient que sa formation militaire d'ouvrier btp ne valait rien ! Alors que l'armée construit qu'on dans les boites du btp, batiments, routes,.... Il a fallut faire appel au fond d'aide au recrutement de l'armée... C'est ça que le pays veut ? payer des subventions sans fin aux stés pour qu'elles recrutent, à une époque on aurait parler de trahison de ceux ci... Sachant qu'en plus dans le btp, ils ne sont pas très regardant sur les compétences quand ils recrutent de la main d'oeuvre délocalisé en france... Mais au bout d'1 an il a été licencié sans possibilité de refaire appel au fond et depuis 8 ans il a du se reconvertir dans la sécurité comme veilleur de nuit...

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