Air France : six salariés placés en garde à vue

Si une enquête interne de la compagnie a déjà permis d'identifier une dizaine de salariés impliqués dans les violences, le parquet de Bobigny a de son côté confirmé l'arrestation de six salariés d'Air France ce lundi matin.

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Les quatre hommes placés en garde à vue travailleraient pour la branche Cargo d'Air France, mais ne seraient pas des élus syndicaux, rapporte une source policière à l'AFP, et qui confirme une information de nos confrères d'Europe 1.
Les quatre hommes placés en garde à vue travailleraient pour la branche Cargo d'Air France, mais ne seraient pas des élus syndicaux, rapporte une source policière à l'AFP, et qui confirme une information de nos confrères d'Europe 1. (Crédits : JACKY NAEGELEN)

Article publié le 12 octobre à 08:40, réactualisé à 11:30, et à 13:25.

Une semaine après les violences qui ont perturbé le Comité central d'entreprise d'Air France qui présentait son plan de restructuration, l'enquête judiciaire progresse.

Six salariés d'Air France ont été placés en garde-à-vue ce lundi 12 octobre. Quatre d'entre eux ont été interpellés "sans incident" à leur domicile, vers six heures du matin, en Seine-et-Marne, dans le Val-d'Oise, dans les Yvelines et dans l'Aisne, d'après plusieurs sources policières et le parquet de Bobigny. Un cinquième a été interpellé un peu plus tard, et un sixième, qui était "convoqué dans le cadre de l'enquête" a été placé en garde à vue dans la matinée, a précisé le parquet de Bobigny.

Les cinq premiers gardés à vue travailleraient dans la branche Cargo ou à Air France Industries, notamment comme magasiniers. Certains d'entre eux auraient un mandat syndical CGT, selon une source citée par l'AFP.

La direction d'Air France a refusé de commencer ces informations qui relèvent de l'enquête judiciaire, précise une porte-parole.

Des arrestations contestées

Ces arrestations n'ont pas tardé à susciter les réactions de la sphère politique. Le secrétaire national du Parti de gauche, Alexis Corbière, condamne fermement la méthode.

La députée Europe Ecologie Les Verts (EELV), Cécile Duflot s'interroge de son côté sur les raisons d'une telle interpellation :

Un peu plus tard dans la matinée, Jean-Luc Mélenchon a affirmé avoir "honte de ce gouvernement qui n'en finit pas de criminaliser le mouvement social".

Autre son de cloche chez François Fillon (Les Républicains), interviewé sur RMC ce lundi matin :  "Je ne vais pas pleurer (...) La police fonctionne comme ça avec tout le monde, y compris avec les responsables politiques", a commenté l'ex-Premier ministre, évoquant "une forme de terreur syndicale".

Une dizaine de plaintes déposées

Plusieurs centaines de salariés avaient fait irruption lundi 5 octobre en CCE et deux dirigeants d'Air France, Xavier Broseta et Pierre Plissonnier, avaient été physiquement molestés.

Au moins dix plaintes ont été déposées: celles de six vigiles et trois cadres de l'entreprises pour des "violences" et celle d'Air France pour "entrave au CCE" et "dégradations". Le parquet de Bobigny a ouvert une enquête, confiée à la police aux frontières, compétente en zone aéroportuaire.

Une enquête interne à la compagnie a également permis d'identifier une dizaine de salariés comme impliqués dans ces violences, assurait dès mercredi une source proche du dossier.

(Avec AFP)

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Commentaires 35
à écrit le 14/10/2015 à 4:12
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Vous n'avez pas connu l'Espagne franquiste et vous voulez en savoir plus?? votez Valls en 2017 !!!

à écrit le 13/10/2015 à 9:59
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C'est vrai qu'ils y sont allés un peu fort les "garennes", mais de là à les interpeller comme de dangereux terroristes... Un foi encore, l'image, la mise en scène, la communication. Beaucoup de temps et d'énergie dépensées et mal placées. Pendant ce ...

à écrit le 13/10/2015 à 9:59
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C'est vrai qu'ils y sont allés un peu fort les "garennes", mais de là à les interpeller comme de dangereux terroristes... Un foi encore, l'image, la mise en scène, la communication. Beaucoup de temps et d'énergie dépensées et mal placées. Pendant ce ...

à écrit le 13/10/2015 à 8:09
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Qu'ils soient riches ou pauvres, politiques ou non, syndicalistes ou non, travailleurs ou chômeurs, etc, les citoyens se doivent de respecter la loi, et doivent donc en subir les conséquences si ce n'est pas le cas... Je n'ai pas d'état d'âme sur le...

à écrit le 13/10/2015 à 6:49
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Il ne leur arrivera rien comme d'habitude

à écrit le 12/10/2015 à 23:45
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C'est ça de ne pas aimer le chômage : maintenant, c'est puni par la "loi".

à écrit le 12/10/2015 à 21:13
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Dès lors qu'ils seront tous identifiés : à licencier TOUS pour faute grave, et tous les autres nombreux motifs d'infractions, de violence..etc...Air France doit se délester de ces délinquants : celà fait partie de l'assainissement de La Compagnie. G...

à écrit le 12/10/2015 à 19:51
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@corbiere : ce ne sont pas des criminels... non, mais ce sont des délinquants! Ils sont traités comme tels, rien de différent des autres délinquants!

à écrit le 12/10/2015 à 19:17
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La négociation a ses limites, surtout quand il n'y a rien à négocier. Lorsque le rapport de force est toujours du même côté, les débordements sont à prévoir et ils devraient dans l'avenir se multiplier. Au début, la Résistance ne comptait que quelque...

à écrit le 12/10/2015 à 18:57
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Le comportement violent de certains salariés d'Air France est inadmissible et doit être durement sanctionné. Il n'est que temps de fixer les limites faute de quoi les prochains débordements risquent d'aller encore plus loin !

à écrit le 12/10/2015 à 18:50
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Quoi, comment !! Les gueux osent monter au château ! Il faut rétablir la question ordinaire et la roue pour remettre de l'ordre :-) Bon, les gâteries citées pour les sans dents, pour les Juppé (abus de biens sociaux) ou Cahuzac, on passe l'éponge :-)

à écrit le 12/10/2015 à 16:38
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Bien sur que des négociations sont difficiles/impossibles quand il y a des syndicalistes en prison. D'un autre coté, on ne peut pas négocier avec des gens qui ne contrôlent pas leur nerfs et font le coup de poing des la moindre frustration Il est di...

à écrit le 12/10/2015 à 15:30
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C'est l'anarchie, la violence, le plus fort l'emporte. Je crois que AF va couler comme cette France rongée par cet esprit gauchiste qui détruit l'économie depuis 40 ans. La CGT est-elle désireuse de trouver des clients et des investisseurs pour AF? S...

le 12/10/2015 à 15:37
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"cet esprit gauchiste qui détruit l'économie depuis 40 ans". Comme les bonnets rouges ?

le 13/10/2015 à 0:18
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@lachose. Comme les bonnets rouges ? Beau combat et quel succès .... Les camions allemands roulent en Alsace gratis, les Belges,Hollandais, Polonais, Espagnoles dévalent via l'A31 au cœur de la Lorraine sans payer 1 centime. Et nous, nous payons des...

à écrit le 12/10/2015 à 14:45
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Comment est-il possible que quelque négociation soit possible alors que des syndicalistes sont en garde à vue,risquent 5 ans de prison et vont être licenciés et alors que la CGT ne condamne pas car elle les comprend.Et elle n'est pas la seule.A la fi...

le 12/10/2015 à 15:38
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Ce DRH touche environ 10.000/mois

le 12/10/2015 à 18:17
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pablito,savez vous combien touche un cadre direction a la CGT?6000 euros par mois.Je crains qu'il n'y ait pas vraiment lutte des classes sur ce coup

à écrit le 12/10/2015 à 14:30
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Il y a eu agression sauvage et on défend ses gens...où vas t-on...il existe des moyens plus intelligents pour s'opposer à des réformes...les réformes justement: ce que la France ne veut pas faire...c'est bien là le problème!

le 12/10/2015 à 15:39
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"il existe des moyens plus intelligents pour s'opposer à des réformes". Lesquels ?

à écrit le 12/10/2015 à 13:19
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Après la loi renseignement, l'arrestation de salariés révoltés par les menaces sur leur emploi. Après ces actes de bravoure du régime Hollande/Vals, on ne s'étonnera même plus des mesures que prendra le régime Le Pen/Philippot auquel le gouvernement ...

à écrit le 12/10/2015 à 13:14
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Ce qu'il aurait fallu depuis l'arrivée au pouvoir de François Hollande c'est que Mr Alexandre De juniac se fasse purement et simplement évincé au nom d'une certaine politique sociale et stratégique assez désastreuse . Il faut quant même se souvenir, ...

le 12/10/2015 à 16:10
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+ 1 Vous avez juste oublié de mentionner que le salaire de mr de Juniac lui n'a pas baissé Que l'on se demande si c'est lui ou Mr GAGEY qui a les commandes d'AF officiellement Que pour l'instant les licenciements ne toucheront que le personnel opér...

le 12/10/2015 à 18:22
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+1,probablement plusieurs emplois fictifs chez AF.En plus le comité d'entreprise qui ponctionne une partie des bénefs pour payer des vacances de reve a certains retraités AF.Quand meme incroyable qu'on continue a financer un CE dans une entreprise q...

à écrit le 12/10/2015 à 12:34
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Les 5 personnes font bien partis de la CGT (article sur un site concurrent). Il est temps pour l’État de prendre ses responsabilités : Fin des dotations aux syndicats violent ou dissolution pour troubles graves (sans parler du sabotage économique). I...

le 12/10/2015 à 14:07
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Au nom de quel principe un syndicat ou une association devrait être tenu pour responsable des faits et gestes de ses adhérents ?

le 12/10/2015 à 15:43
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C'est marrant, je voyais moins de haine à droite quand les bonnets rouges et agriculteurs de la FNSEA détruisaient ou brûlaient des biens publics.

à écrit le 12/10/2015 à 11:44
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encore une preuve que ce gouvernement n'a aucune consideration pour les salaries qu'il nome les sans dents quand a celui des leurs qui a menti devant ses péres m cahuzac il sera juge apres 2017 pour ne pas troubler la tentative de ceux qui di...

le 12/10/2015 à 12:35
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Le souci en France c'est que les gens préfère éteindre les incendies au lieu d'évité qu'ils s'allumes. Tout se qui se passe était prévu avant même qu'Hollande soit élu. Avec Valls qui à participé au groupe bilderberg, qu'ils sont tous aux ordres de...

le 12/10/2015 à 15:47
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"n'a aucune consideration pour les salaries qu'il nome les sans dents" Et non , pas de bol , il s'agit d'une phrase tiré d'un bouquin d'une ex femme jalouse.D'ailleurs nous n'avons qu'un son de cloche à ce sujet , Hollande ne pouvant répondre éta...

à écrit le 12/10/2015 à 11:05
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Pas de souci,comme Edouard Martin de Florange , les syndicalistes interpellés se verront offrir un super job à Bruxelles . 4 ou 5 salariés interpellés sur 20 identifiés , de qui se moque-t-on? Ce sont" des salariés protégés" et je doute qu'ils soie...

le 12/10/2015 à 11:37
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Avant d'écrire un commentaire, il faut au moins se donner la peine de lire l'article : il y est précisé que les personnes arrêtées ne sont pas des élus syndicaux.

le 12/10/2015 à 15:51
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C est écrit que certains d entre eux auraient un mandat syndical. Peut etre pas élus mais tout de même mandatés donc protégés

à écrit le 12/10/2015 à 10:27
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C'est fait. Reste plus qu'à inventer une peine de dix ans de prison pour arrachage de chemise et le tour est joué. Juste pour le "fun" : http://www.lavoixdunord.fr/region/bassin-minier-quand-l-etat-francais-expulsait-les-ia35b0n3094828

le 13/10/2015 à 1:07
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