Au moins 17 morts et quatre disparus lors de violentes inondations sur la Côte d'Azur

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Des pompiers près d'une voitures, à Cannes, ce dimanche.
Des pompiers près d'une voitures, à Cannes, ce dimanche. (Crédits : Reuters)
De très violents orages se sont abattus samedi soir dans les Alpes-Maritimes, submergeant les rues de Nice à Cannes.

Article publié dimanche 4 octobre à 13h01, mis à jour lundi 5 octobre à 7h16

Dix-sept personnes sont mortes et quatre ont disparu dans des inondations consécutives aux très violents orages qui se sont abattus samedi soir sur les Alpes-Maritimes, selon les derniers bilans. Très impressionnantes, les crues ont submergé les rues du littoral de Cannes à de Nice, l'eau provoquant de dangereuses coulées de boues.

Au total, dix-sept personnes ont été retrouvées mortes dans les Alpes-Maritimes, et les secours ont continué toute la nuit de dimanche à lundi à tenter d'accéder à l'ensemble des sites touchés. Trois victimes ont péri noyé dans une maison de retraite de Biot, près d'Antibes. Une autre, une femme d'une soixantaine d'années, près d'un parking, à Cannes.

Certains véhicules emportés "jusque dans la mer"

Peu avant 3h du matin, trois autres victimes ont été découvertes dans leur voiture à Golfe-Juan puis cinq dans des parkings à Mandelieu-La Napoule, deux communes du littoral. "Certains véhicules ont été emportés jusque dans la mer", a décrit le maire de Cannes David Lisnard. L'eau a pu monter par endroits jusqu'à la mi-portière des voitures, et des arbres se sont couchés sur la Promenade des Anglais.

"C'est très spectaculaire, on a secouru beaucoup de personnes, on doit maintenant prévenir des phénomènes de pillages", a ajouté l'élu, qui a enclenché le plan communal de sauvegarde mobilisant toutes les forces de police, de secours et les services municipaux. Les trombes d'eau ont également inondé des campings près d'Antibes.

5 millions d'euros débloqués immédiatement

Deux hélicoptères des pompiers ont enchaîné les rotations pour mettre en sécurité leurs occupants, "dont certains se sont réfugiés sur les toits de leur caravane". Les secours ont rencontré le plus grand mal à accéder aux zones sinistrées. Des structures d'accueil d'urgence ont été ouvertes dans les communes sinistrées et des renforts de secours demandés au-delà du département.

Les dégâts matériels s'annoncent extrêmement lourds alors que quelque 10.000 foyers étaient encore privés d'électricité dans la nuit de dimanche à lundi. 15 écoles, un collège et un lycée resteront fermés lundi. Le trafic des trains, et dans certains endroits le réseau téléphonique, resteront perturbés. Dans une région très touristique, plus de 500 personnes, dont de nombreux Britanniques et Danois, se sont retrouvés coincés, hébergés dans les terminaux de l'aéroport de Nice.

Le département a annoncé le déblocage immédiat "d'une enveloppe de 5 millions d'euros" et la Région a promis une aide exceptionnelle d'urgence de 4 millions d'euros. De son côté, le président François Hollande a souligné que l'état de catastrophe naturelle serait déclaré dès mercredi en Conseil des ministres, un point clé pour le versement des indemnisations.

L'occasion de rappeler l'urgence de la lutte contre le changement climatique

Dans un département qui avait été placé en vigilance orange par Météo France, c'est l'intensité des précipitations, en trois heures de temps, qui a surpris : entre 19H00 et 22H00, 180 mm d'eau sont tombés à Cannes, 159 mm à Mandelieu-la-Napoule, et 100 mm à Valbonne, près de Biot, des niveaux record.

"Il y a toujours eu des catastrophes, mais leur rythme, leur intensité se sont renforcés", a jugé François Hollande, en profitant pour appeler à "prendre des décisions" pour lutter contre le réchauffement climatique alors que la France accueillera à la fin de l'année la conférence sur le climat Cop21.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 05/10/2015 à 14:07 :
Il faut toujours trouver un responsable à tout. c'est assez typique de notre société.L'urbanisation est certes un phénomène aggravant, nul ne saurait en douter. Maintenant certains s'érigent pour faire un procés à Météo France :déplacé!
La nature est souveraine et décide...
a écrit le 05/10/2015 à 13:53 :
La cause essentielle des pertes humaines sur la Côte d'Azur? Ce n 'est pas le manque d'information de Météo France, mais les assureurs: pourquoi , il suffit de voir d'où viennent les victimes? Celles-ci ont voulu sauver leur bien (auto le plus souvent). Nous payons dans nos cotisations suffisamment pour les catastrophes naturelles pour que les victimes soient rapidement indemnisées et justement indemnisées. Les pauvres victimes sont mortes pour avoir essayer de sauver un bien mal remboursé lorsqu'ils sont victimes d'événement dont ils sont rien responsables. Combien de mois faudfera-t-il pour qu'ils soient indemnisés? N'oublions pas l'imprimeur de Dammartin en Goêle qui a tout perdu suite à l'intervention musclée de la police (affaire kouachi ) et que personne n'a cherché à indemniser rapidement. Qu'est-il devenu? L'Etat ne lui a pas versé un sou. Hier, l'Etat s'est déplacé dans le sud, pour exprimer sa compassion mais l'argent dépensé en avion , service d'ordre et etc..aurait mieux été utilisé à indemniser les victimes. Mais la comm quand tu nous tiens........
Réponse de le 05/10/2015 à 17:41 :
Il faut surtout choisir :
- soit on s'assure bien et on est bien indemnisé
- soit on fait des économies sur l'assurance et on est mal indemnisé

c'est tout.
a écrit le 05/10/2015 à 12:40 :
vas t'on comme en vendee
accuse dicredite maire, et promoteur,
et surtout annule des permis de construire
c'est bien le betonnage a outrance et surtout la collecte des impots
le responsable du non ecoulement des eaux
c'est aussi la que les proprietaire terrien sont oblige de vendre
pour construire toujours plus
a écrit le 05/10/2015 à 12:20 :
Comme l'écrit Tom 4/10 22:15, R.I.P.
Enlever le béton est illusoire. Toutefois, on pourrait construire des bassins de rétention (questions difficiles: où et quels volumes ?) de façon à minimiser les effets de ces désastres.
Le gros problème est le financement. A t-on approché des compagnies d'assurances ? Elles savent faire les calculs de risques et donc savoir si l'investissement est jouable ou non.
Cordialement
a écrit le 04/10/2015 à 22:15 :
R.I.P.
a écrit le 04/10/2015 à 21:41 :
J AI DEJAS DIT SUR CETTE TRIBUNE QUE L APOCALYBSE SERAS CLIMATIQUE. IL FAUT QUE LES HUMAINS ARRETENT DE POLLUE L EAU L AIR ET LA TERRE . ET QU IL FAUT FAIRE TRES TRES VITE???
a écrit le 04/10/2015 à 21:22 :
petite histoire: on a des talus qui se barrent. Pour arrêter cela, nous avons appliqué une politique verte qui consiste à planter et semer à tout va depuis 2 ans et créer des baissiéres! résultat des derniers orages: les voisins ont frôlé l'inondation; de notre côté, presque plus aucune érosion! Les catastrophes sont clairement le résultat d'une absence totale de gestion de l'eau intelligente: cad via la création systématique d'espaces verts verdoyants avec l'arbre au centre du système!! que disent les pourvoirs publics? les arbres coutent cher à l'entretien!! Parce que les inondations, les flash food, les vies humaines, et l'enrobé cela ne côute pas plus cher? et je ne parle même pas des ravages non comptabilisés sur la dégradation de la nature et de notre bien être !
a écrit le 04/10/2015 à 19:32 :
béton béton et encore béton!! Voilà le resultat de la politique catastrophique de l'aménagement urbain non raisonné!! dans la majeur partie des cas l'espace pourrait facilement être scindé entre voies carrossables et espaces verts! la vérité est que l'on va vers une facilité, qui n'en est pas une, consistant à tout bétonner mais qui se révéle catastrohique pour tout le monde, pour notre sécurité comme notre bien être! ce questionnement là devrait être une priorité dans la lutte contre le réchauffement climatique!!!mais je crois que malheureusement il faudra encore de nombreux avertissements pour que les pouvoirs publics, dont la lenteur de décision est absolument légendaire, réagissent!
a écrit le 04/10/2015 à 18:15 :
Les mairies de la cote d'azur non pas investit dans la prévention des risques, totale 17 morts, et on ne peut pas dire que c'est par cause de manque de moyen, ce sont les villes les plus riches de France ! C'est un scandale !

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