Avec #Stopdjihadisme, le gouvernement veut investir les réseaux sociaux

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Après le lancement, fin janvier, de la plateforme "stopdjihadisme" destinée à lutter contre le phénomène de radicalisation, le gouvernement français a décidé d'investir les réseaux sociaux et de lancer deux comptes du même nom sur Twitter et Facebook.
Quelques heures après sa mise en service, ce jeudi 31 décembre, le compte Twitter gouvernemental comptait 2137 abonnés pour 7 tweets. Quant à la page Facebook, elle affiche déjà plus de 1700 "j'aime".
Pour le gouvernement, il s'agit également de "démonter les mécanismes d'embrigadement à l'origine de centaines de départs de jeunes (...) pour la Syrie ou l'Irak", ajoute-t-il. "La guerre des idées constitue un élément fondamental de notre combat contre Daech et Al Qaïda." Comme pour souligner l'ampleur de la tâche, le journaliste spécialiste des questions de terrorisme islamiste Romain Caillet s'est fendu d'un tweet pour indiquer le nombre de comptes twitter considérés comme des soutiens au groupe État islamique, dans le viseur de #stopdjihadisme :
Les deux pages arborent une Marianne, symbole de la République française, martelant du poing le mot "djihadisme" sur fond noir et de drapeau tricolore.
Pour le moment, la page Facebook reprend notamment les discours de François Hollande, et de son Premier ministre Manuel Valls, prononcés après les attentats du 13 novembre qui ont fait 130 morts à Paris. À l'avenir, ces comptes relaieront quotidiennement des rappels à la loi, des informations sur l'évolution de la lutte contre le djihadisme sur le terrain militaire, le témoignage de victimes et de repentis, le décorticage de procédés de manipulation et des messages visant à enrayer les processus de recrutement de djihadistes.
L'enjeu est également de mobiliser la société civile, ajoute le Service d'Information du Gouvernement : "Le gouvernement veut, ainsi, contribuer à inciter les citoyens à investir la toile pour s'opposer aux messages de haine" colportés par les réseaux sociaux. Un message relayé par de simples internautes mais aussi par d'autres instances étatiques, dont les comptes twitter ont connu depuis les attentats de novembre une forte hausse du nombre d'abonnés:
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Mais très vite, la démarche a suscité certaines critiques sur ces mêmes réseaux sociaux:
Qu'il s'agisse de personnalités du web comme Laurent Chemla:
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Ou du journaliste Nicolas Hénin, ex-otage en Syrie, qui se montre sceptique sur l'efficacité du dispositif et les velléités de "trollage" ou de sape de la part des utilisateurs du réseau social:
(Avec Reuters)
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