Brexit : Hollande fait la tournée des partis politiques

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L'Europe ne peut plus faire comme avant, a souligné François Hollande, appelant à se concentrer sur l'essentiel, une feuille de route dont les têtes de chapitre seraient l'investissement pour la croissance et pour l'emploi, l'harmonisation fiscale et sociale ainsi que le renforcement de la zone euro et de sa gouvernance démocratique.
"L'Europe ne peut plus faire comme avant", a souligné François Hollande, appelant à "se concentrer sur l'essentiel", une feuille de route dont les têtes de chapitre seraient "l'investissement pour la croissance et pour l'emploi", l'"harmonisation fiscale et sociale" ainsi que "le renforcement de la zone euro et de sa gouvernance démocratique". (Crédits : Reuters)
François Hollande, qui promet des initiatives après le "choix douloureux" du Brexit, reçoit samedi après-midi à l'Elysée l'ensemble des dirigeants de partis, dont Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen, pour préparer les futures échéances européennes.

Au lendemain du Brexit, François Hollande débute une tournée des partis politiques français, avant de se rendre à Berlin puis Bruxelles. "L'Europe est soumise à une épreuve et il est normal que le président de la République consulte les forces politiques représentées au Parlement français et européen", fait-on valoir à l'Elysée.

Il s'agira de "les écouter et de préparer les initiatives que la France sera appelée à prendre avec ses partenaires à la suite du scrutin britannique", ajoute-t-on de même source.

De Ban Ki-Moon à Jean-Luc Mélenchon

Avant cette séquence franco-française, le chef de l'Etat a reçu en début de matinée le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, l'occasion pour François Hollande d'appeler à une sortie "en bon ordre" de la Grande-Bretagne de l'UE, cet événement soulevant selon lui "une interrogation pour toute la planète".

Le président de la République devait effectuer dans la foulée un saut de puce à Colmar pour s'exprimer devant le Congrès de l'Union nationale des associations familiales (Unaf).

De retour à Paris, François Hollande entame à 14H00 le marathon de ses rencontres avec les dirigeants politiques français qui se succéderont toutes les demi-heures dans son bureau, comme cela avait été le cas après les attentats de janvier et novembre 2015 ou lors du débat sur la déchéance de nationalité.

Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis ouvrira le bal, suivi de Nicolas Sarkozy (Les Républicains) qui a réclamé vendredi un "nouveau traité" européen pour, notamment, rétablir le contrôle aux frontières.

Candidat à l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche) qui a appelé pour sa part à une "sortie des traités européens" avec cette formule, "l'Union européenne, on la change ou on la quitte", cèdera la place à Marine Le Pen (Front national), confortée par le vote britannique et qui l'a assuré, "oui, il est possible de sortir de l'UE".

Puis, Jean-Christophe Lagarde (UDI), Sylvia Pinel (Radicaux de gauche), David Cormand (EELV), Pierre Laurent (PCF), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) et François Bayrou pour le MoDem refermeront cette série de rencontres.

La journée de François Hollande s'achèvera par un "dîner informel" avec le chef du gouvernement italien Matteo Renzi à l'Elysée.

Hollande appelle à un "sursaut' européen

Après un Conseil des ministres extraordinaire, il avait déjà reçu vendredi les présidents du Sénat Gérard Larcher (LR) et de l'Assemblée nationale (Claude Bartolone) qui ont annoncé des débats sans vote mardi au sein des deux chambres du Parlement.

Dans une allocution solennelle, le chef de l'Etat français a appelé à un "sursaut" européen pour parer le "choix douloureux" des Britanniques qui ont décidé par référendum de claquer la porte de l'Union européenne.

François Hollande a tenté de placer la France au coeur d'un renouveau européen, assurant qu'elle serait "à l'initiative" pour faire face à une situation qu'il regrette "profondément" et qui met "gravement l'Europe à l'épreuve".

"L'Europe ne peut plus faire comme avant", a-t-il souligné, appelant désormais à "se concentrer sur l'essentiel", une feuille de route dont les têtes de chapitre seraient "l'investissement pour la croissance et pour l'emploi", l'"harmonisation fiscale et sociale" ainsi que "le renforcement de la zone euro et de sa gouvernance démocratique".

"L'UE ne doit plus se perdre en procédures"

L'UE, a-t-il insisté, doit "porter les projets et non pas se perdre en procédures" et "être comprise et contrôlée par ses citoyens".

Ferme à l'égard de Londres, il a encore plaidé samedi pour une séparation entre la Grande-Bretagne et l'UE menée "en bon ordre" même si la veille il s'était montré encore plus tranchant, souhaitant que cette sortie soit "rapidement appliquée".

François Hollande sera lundi à Berlin pour y retrouver la chancelière allemande Angela Merkel et Matteo Renzi. Puis il participera mardi et mercredi à un sommet européen post-Brexit.

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Commentaires
a écrit le 26/06/2016 à 13:21 :
"les écouter et de préparer les initiatives que la France sera appelée à prendre": on rêve! Si "notre nain de jardin" était capable de prendre des initiatives, on l'aurait vu en 4 ans.
a écrit le 26/06/2016 à 11:08 :
souvenez vous ont ne pouvais pas toucher aux institutions de l'Europe
et maintenant tout est possible
m hollande se moque des Français
qui plus est avec ses régions
ou dans l'une d'entre elle
il y a deux poids et plusieurs variante
ce qui prouve une fois de plus qu'il ne bouche que des trous
mais aucune reforme en profondeur
il a detruit les valeurs du mariage
celui du travail et maintenant il veut changer celui de la famille
lui qui ne connais rien puisque incapable d'assumer
a écrit le 26/06/2016 à 9:46 :
C'est un simple entretien de "courtoisie républicaine". Hollande n'attend rien de ces entretiens avec les leaders politiques, et vice versa, d'autant plus qu'ils sont déjà en campagne pour le faire chuter en 2017.

Ça permet à Hollande de dire qu'il a écouté, et les autres ne peuvent pas se répandre dans la presse en pleurant qu'il ne les a pas reçus.

Bien évidemment le président ira chercher des avis, mais auprès de personnes plus qualifiées ayant une vraie expérience en politique étrangère.
Réponse de le 26/06/2016 à 11:19 :
Je ne pense pas qu'il s'agisse d'un problème de politique étrangère, car il s'agit d'un problème purement économique lié à la relation entre le cout du travail et le prix de l'énergie. Il y a peut être un futur candidat qui abordera ce problème. On en reparlera. Merci.
a écrit le 26/06/2016 à 8:27 :
Le problème c'est que l'Europe c'est trop de fonctionnaires et bureaucrates qui ne servent a rien tout cela est totalement improductif.
Déjà que nous avons le record en France!!!
Tout cela est beaucoup trop chère pour les européens.
La seule solution serait de supprimer les 27 gouvernements et d'en avoir un seule en Europe.
Sinon il y aura d'autres Brexit;
a écrit le 26/06/2016 à 6:42 :
Incapable , comme d'habitude , d'avoir une réponse idoine à la situation provoquée par Cameron ; il veut se présenter devant la Chancelière en pouvant s'excuser , de son analyse de la situation , en disant : " C pas moi ! C l'autre qui pense à ma place !! "
a écrit le 25/06/2016 à 23:26 :
Je croyais benoitement qu'il avait renégocier le traite . Ces gens là ne sont que des truands, il faut les remettre à leurs plaçes......
a écrit le 25/06/2016 à 21:38 :
Le Brexit ne nous apportera que des déboires . Hollande n'à aucune aptitude à diriger , il est d'une faiblesse atterrante . Dans la légion il n'aurait pas fait de vieux os.
a écrit le 25/06/2016 à 20:56 :
On voit clairement les gens sérieux et les opportunistes ambitieux qui roulent pour eux. Le Pen, Mélenchon et Sarkozy comme toujours font des choix sans intérêt pour les français dans le contexte actuel. Il n'ont aucune vision de fond.
Réponse de le 26/06/2016 à 20:11 :
@Charles: pas faux, mais j'aurai quand même ajouté Hollande à la liste des charlatans :-)
a écrit le 25/06/2016 à 19:16 :
Oh mince, je pensais qu'il faisait son pot de départ.

Tant pis, cela sera pour l'année prochaine. Il faudrait pas que cela soit à nouveau Sarkozy le remplaçant. Dans ce cas, il le fera sortir par les cuisines avec les ordures à vider vu comment il a été traité en 2012 à son départ.
a écrit le 25/06/2016 à 18:04 :
Vaine agitation improductive...
Réponse de le 26/06/2016 à 10:45 :
Dans sa posture pour juger négativement l'avis souverain du peuple britannique -de quoi je me mêle ? -il oublie son cas personnel qui aboutira bientôt au Holland-exit ...
a écrit le 25/06/2016 à 17:03 :
HOLLANDE A UN BON DISOURT QUI RESTE DES PROMESSES ET LES PROMESSES N ENGAGENT QUE CEUX QUI Y CROIENT? IL TROP TARD POUR LUI . QU IL PRENNE SA RETRAITE AVEC LES RETRAITES DU SENAT ? ENTRE VIEUX INCOMPETANT IL PEUT ENCORE BRILLER ? MAIS PLUS DEVANT L ELECTORAS FRANCAI???
a écrit le 25/06/2016 à 14:07 :
avec un thé à la menthe des macarons et des choux à la crème. Il se grossit à vue d'oeil
a écrit le 25/06/2016 à 14:07 :
Hollande est là depuis 4 ans et c'est son échec
comme sur tout le reste il a ete un capitaine de pédalo ,un tout mou ans conviction prêt a tout les compromis pour garder son poste

Il va faire du baratin pendant a semaine comme apres les attentats et n'oublions pas victoire du FN aux élections européennes

Sarkosy étant du même niveau que Hollande le FN a un grand avenir et nous un avenir bien sombre
a écrit le 25/06/2016 à 13:53 :
Hollandexit ! Vive la France libre et sa jeunesse . Tous les vieux politiques , tous ces énarques repus ou bien recasés à Bruxelles ça suffit ... Bravo les anglais pour ce magnifique coup de pied non pas à l'Europe mais à ses profiteurs de toutes obédiences . L 'Europe appartient à sa jeunesse maintenant .
a écrit le 25/06/2016 à 13:00 :
les Français en 2012 ont elus m hollande
pour humaniser l'Europe et contester mme Merkel
et .lui a retoune va veste
il a trahi les electeurs le brexit est en parti
sa responsabilite
inutile de dire qu'il est desole
et demain le danemarck. et apres qui
comme la dette de la France qu'il reporte apres les elections de2017
Réponse de le 25/06/2016 à 14:06 :
Je n'ai aucune sympathie pour l’œuvre de Mr Hollande mais il serait injuste de ne pas rappeler qu'il a tenté une démarche auprès de l'Allemagne juste après son élection pour obtenir une inflexion de la politique européenne en matière d'aide à la Grèce et en faveur d'une politique moins austéritaire.

Il se trouve que se démarche n'a pas abouti, a l'époque et ce malgré le soutien de l'Espagne, du Portugal et de l'Italie. La chancelière était contre, et le poids de l'Allemagne trop fort.

Bref, on peut lui reprocher de ne pas avoir réussi (mais à l'époque on se souvient dans quel état la droite avait laissé les finances du pays), mais pas de na pas avoir essayé.

Ce qu'on peut lui reprocher, c'est sa conversion foudroyante au néo-libéralisme qui coïncide avec l'entrée de Mr Valls à Matignon.
a écrit le 25/06/2016 à 12:52 :
Pour le Hollandxit, c'est J-10 mois.
a écrit le 25/06/2016 à 12:43 :
pour rappel m hollande a ete elus avec pour mission de reduire le chomage
perdu
pour etre en opposition a Merkel
il lui cire les chaussures
si les anglais ont dit non a l'europe
sa responsabilite est tres grande
ce n'est pas un faux pas mais une trahison des electeurs
a écrit le 25/06/2016 à 12:16 :
Quelle crédibilité nationale ou internationale le muppet Hollande a-t-il ? Bon, okay, il va passer à la télé et c'est ce qu'il aime avant tout :-)
a écrit le 25/06/2016 à 12:12 :
Etre inflexible, c'est certain, ça rend le supplice plus douloureux...

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