Budget 2017 : le gouvernement prévoit 850 millions d'euros d'économies en plus

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Ces mesures, présentées par Bercy, visent à compenser le surcoût constaté des opérations extérieures du ministère de la Défense (Opex et Sentinelle), mais aussi la hausse des dépenses salariales pour l'Éducation nationale.
Ces mesures, présentées par Bercy, visent à compenser le surcoût constaté des opérations extérieures du ministère de la Défense (Opex et Sentinelle), mais aussi la hausse des dépenses salariales pour l'Éducation nationale. (Crédits : CHARLES PLATIAU)
Ces mesures devraient permettre de limiter le déficit public de la France à 2,9% de son PIB pour 2017. L'objectif est de satisfaire les engagements pris au niveau européen.

Le gouvernement a prévu 850 millions d'euros d'économies supplémentaires dans le cadre de son projet de loi de finances rectificative (PLFR) afin de respecter ses engagements européens en matière de déficit public, a-t-on appris mercredi auprès de Bercy.

S'ajoutant aux quatre milliards d'euros d'économies annoncées après la publication fin juin d'un audit de la Cour des comptes, qui avait mis en garde contre un probable dérapage du déficit, ces mesures concernent la quasi-totalité des ministères, a précisé Bercy.

Elles visent à compenser le surcoût constaté des opérations extérieures du ministère de la Défense (Opex et Sentinelle), mais aussi la hausse des dépenses salariales pour l'Éducation nationale.

2,9% de déficit

Selon Bercy, elles permettront à la France de limiter son déficit public à 2,9% du PIB cette année, soit sous la barre fatidique des 3%, pour la première fois depuis 2009. Cet objectif, confirmé par le PLFR, qui sera présenté ce mercredi en Conseil des ministres, devrait être atteint à la faveur d'un croissance de 1,7% du PIB en 2017.

Dans un communiqué, le Haut Conseil des finances publiques (HCFP), organe indépendant chargé d'évaluer la crédibilité des prévisions économiques gouvernementales, a jugé "prudent" ce scénario, maintenu inchangé par rapport au projet de loi de finances (PLF) pour 2018.

"Compte tenu de l'acquis (de croissance) au troisième trimestre, la prévision de croissance du gouvernement de 1,7% a désormais une assez forte probabilité d'être dépassée", souligne le Haut Conseil, qui estime que les recettes fiscales pourraient être en conséquence "légèrement supérieure" aux attentes.

Dans ce contexte, "la prévision de déficit public de 2,9 points de PIB pour 2017 est plausible", ajoute le HCFP, qui émet toutefois un bémol concernant les dépenses publiques, en légère hausse, en raison des dépenses d'investissement des collectivités territoriales.

Selon Bercy, ces dernières devraient être supérieures d'un milliard d'euro à ce qui était attendu. La "dépense publique", c'est-à-dire celle de l'ensemble de l'administration (État, collectivités, Sécu), devrait pour sa part augmenter de 1,9% cette année, soit un peu plus qu'attendu.

Des facteurs favorables

Le gouvernement va bénéficier en revanche d'une série de facteurs favorables, notamment une hausse des recettes fiscales, supérieure de deux milliards d'euros aux attentes, dans un contexte d'accélération de la croissance.

Il bénéficiera également d'un prélèvement sur recettes au profit de l'Union européenne inférieur de 1,5 milliard d'euros à ce qui avait été anticipé, en raison d'une "sous-exécution importante" du budget européen, qui a conduit à décaler les versements réclamés aux États membres.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 15/11/2017 à 17:16 :
que MR MACRON montre l'exemple pourquoi avoir vote une augmentation du budget de L'ELYSEE de 3% pourquoi dans les fraiS DE depute des frais de conseillers en communication et POURQUOI UNE TELLE DISCRETION DES MEDIAS
Réponse de le 15/11/2017 à 18:09 :
C'est comme pour l'héritage de Macron... les médias savent mais ils cautionnent...

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