Budget 2018 : la gauche le juge "favorable aux riches", la droite insuffisant

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Article publié à 17h et mis à jour au cours de l'après-midi
Le gouvernement a présenté, ce mercredi matin, son projet de loi de finances pour 2018. A gauche comme à droite, ils sont quelques-uns déjà à avoir réagi. Il y a ceux qui condamnent l'orientation du gouvernement, ceux qui l'accueillent en demi-teinte et ceux qui, au contraire, l'applaudissent. Passage en revue des réactions.
Sans surprise, le Parti socialiste se montre, dans un communiqué, critique quant à la position du gouvernement. Dans un communiqué, le PS "s'alarme face à la volonté absolue d'être sous les 3% de déficit". Il est précisé :
Pour la gauche, ce budget 2018, est porteur de plusieurs points favorables aux plus riches. Le PS déplore notamment la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), remplacé à un impôt sur la "fortune immobilière" (IFI) considéré comme "bien plus faible et non contraignant pour les ménages les plus riches". De la même façon, ils jugent que le "seul intérêt" de la mise en place d'un prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital est de bénéficier aux classes aisées.
En parallèle, les socialistes soulignent : "La CSG, applicable pour tous les Français, va augmenter de 1,7 point et les dépenses publiques vont diminuer de 16 milliards d'euros."
Et d'ajouter :
Autre opposant au projet de loi, Europe Ecologie Les Verts. Les écologistes appellent le gouvernement à revoir sa copie pour être en cohérence avec les discours et les intentions affichées. Dans un communiqué, le parti précise :
A gauche de la gauche, le parti communiste condamne également les orientations du gouvernement pour le budget 2018. Sur Twitter, Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, n'a pas hésité à jouer sur les comparaisons :
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"Pire que Sarkozy", c'est aussi ce que relève Valérie Rabault, députée Nouvelle gauche (ex-PS), ancienne rapporteure de la commission des Finances de l'Assemblée :
Au parti communiste encore, on y voit une "accélération brutale des politiques d'austérité". Le député Fabien Roussel, également membre de la commission des Finances estime :
"C'est un budget pour les riches" également pour le parti de Jean-Luc Mélenchon. La France Insoumise, par la voix d'Eric Coquerel, député et membre de la commission des Finances, a également pris position sur la question. Pour lui, le projet de loi finance ne comporte rien de nouveau. Il y voit les germes d'une nouvelle hausse du chômage :
Pour la CGT aussi, le budget 2018 est un "cadeau pour les plus riches". Le syndicat considère qu'il est loin de "répondre aux attentes des citoyens" et que "son objectif affiché est de respecter les logiques libérales". Aussi, dans un communiqué, la CGT prévient qu'une mobilisation des salariés, des privés d'emploi et des retraités contre ces choix vont se poursuivre.
A droite, le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Eric Woerth (Les Républicains) s'est montré plutôt déçu. Dans une allocation devant la presse, il a clairement dit qu'il aurait souhaité que le gouvernement aille plus loin :
"Peut mieux faire" aussi pour Charles de Courson, député du groupe des "Constructifs" et membre de la commission des Finances :
Certains tout de même - peu nombreux pour l'heure - se réjouissent du plan de loi finances 2018. C'est le cas de Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et financières. Ce dernier s'est exprimé sur Twitter :
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Sans surprise, la majorité applaudit les annonces du gouvernement. Richard Ferrand, président du groupe La République en Marche, estime que celles-ci "redonneront du pouvoir d'achat à ceux qui travaillent" et sont en adéquation avec les promesses de campagne du candidat Macron.
Le patronat salue également le projet de loi de financement. Le Medef, souligne ainsi dans un communiqué :
Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président délégué du syndicat patronal, tente de tempérer tout de même :
(A.F. avec Reuters)
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