Budget 2025 : 60 milliards d'euros de coupes et de hausses d'impôts en vue
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Le Premier ministre Michel Barnier lors de son discours de politique générale mardi premier octobre.
Gonzalo Fuentes
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Le Premier ministre Michel Barnier lors de son discours de politique générale mardi premier octobre.
Gonzalo Fuentes
L'automne s'annonce particulièrement maussade. Entre une Assemblée nationale éclatée en trois blocs et le coup de frein de l'économie, le gouvernement Barnier avance en terrain miné. À une semaine de la présentation du projet de loi de finances 2025, les comptables de Bercy sont sous haute pression.
Les ministres ont enfin envoyé leur cadrage macroéconomique ce mercredi 2 octobre au Haut conseil des finances publiques (HCFP). Sur le pont, le président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici et un panel d'économistes expérimentés vont devoir plancher en seulement quelques jours sur les prévisions économiques du gouvernement. Un exercice particulièrement délicat compte tenu de l'optimisme des précédents gouvernements pointé du doigt par le HCFP dans une récente note.
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Lors de son discours de politique générale, le Premier ministre Michel Barnier a fixé l'objectif de revenir à 5% de déficit en 2025 contre 6,1% en 2024. S'agissant de 2027, le locataire de Matignon a fait voler en éclat la cible d'Emmanuel Macron de revenir à 3% d'ici à 2027, pourtant jugée encore possible il y a peu par le ministre démissionnaire Bruno Le Maire. « Notre objectif est de remettre notre pays sur la bonne trajectoire pour revenir sous le plafond de 3 % en 2029, dans le respect de nos engagements européens », a déclaré Michel Barnier, dans un hémicycle chauffé à blanc. Quant à la dette, la direction générale du Trésor table sur 113% en 2024 et 115% du PIB en 2025.