Nouvelles taxes pour les hauts revenus et les grandes entreprises
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Michel Barnier au perchoir de l'Assemblée nationale ce mardi premier octobre.
Reuters
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Michel Barnier au perchoir de l'Assemblée nationale ce mardi premier octobre.
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L'ambiance était agitée au sein de l'Assemblée nationale ce mardi après-midi. Dans un discours fleuve d'une heure trente, le Premier ministre Michel Barnier a fixé le cap de sa politique pour les prochains mois. « Les Français attendent de nous que nous regardions la réalité en face. La réalité de nos comptes publics. La réalité de l'impact de notre mode de vie sur l'environnement », a insisté le locataire de Matignon face à des députés particulièrement remontés.
Fragilisé par une Assemblée éclatée en trois blocs, le nouveau gouvernement sait qu'il aura des marges de manoeuvre très limitées. L'absence de majorité à l'Assemblée nationale pour le camp présidentiel et le renforcement du poids du Parlement risquent de chambouler les rapports de force entre le chef de l'Etat et les députés sur le projet de loi de finances 2025 (PLF 2025) présenté dans la semaine du 9 octobre, après moult retards.
Face à une assemblée électrique, le Premier ministre a d'abord mis l'accent sur la dette publique de la France. « La véritable épée de Damoclès, c'est notre dette financière colossale - 3228 milliards d'euros - qui, si l'on n'y prend garde, placera notre pays au bord du précipice ». Plombé par des comptes publics dans le rouge, l'Hexagone devrait se serrer la ceinture. Estimé dans le budget 2024 à 4,4%, le déficit public pourrait dépasser les 6% de déficit cette année. « Notre volonté est de ramener le déficit à 5 % en 2025 », a déclaré le septuagénaire, lors de son allocution. Sans surprise, le chef du gouvernement a fixé la priorité sur la baisse de la dépense publique. Sur la répartition, «les deux tiers de l'effort de redressement viendra de là (la dépense publique) ». Ce qui correspond à une baisse des crédits d'environ 20 milliards d'euros pour 2025.
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S'agissant de la cible de 3%, Michel Barnier a évoqué l'échéance de 2029 au lieu de 2027 avancé par le chef de l'Etat. Jugé « stupide » par le président de la Cour des Comptes Pierre Moscovici, cette promesse aurait nécessiter un effort important en matière de dépenses publiques et de fiscalité. « Il ne serait pas responsable de faire 3% de déficit en 2027 sans déprimer l'économie », avait averti l'ancien ministre des Finances lors d'une récente réunion avec des journalistes économiques. « Cela ferait plus d'austérité et ferait baisser les recettes publiques ».