Budget 2025 : le travail va coûter plus cher aux entreprises

Fanny Guinochet
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Du côté des syndicats, les coupes dans les contrats aidés, ou chez France Travail, font déjà réagir.
Stephane Mahe

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Du côté des syndicats, les coupes dans les contrats aidés, ou chez France Travail, font déjà réagir.
Stephane Mahe
C'est un changement de pied majeur. Alors que ces dernières années, la politique d'Emmanuel Macron visait à alléger au maximum le coût du travail et à favoriser l'emploi, le gouvernement met un sérieux coup de frein.
Une des principales mesures portera sur les allégements de charges concernant les salaires autour du SMIC. Conformément au rapport d'Antoine Bozio et Etienne Waesmer, l'idée est de « desmicardiser » le travail et de permettre aux employeurs de mieux rémunérer les salariés au dessus du salaire minimum. Ainsi, le projet de loi de la sécurité sociale 2025 prévoit de baisser légèrement ces exonérations patronales de 2 points en 2025, et de 2 points supplémentaires en 2026 jusqu'à 1,3 Smic. Pour mieux les renforcer ensuite entre 1,3 et 2,8 SMIC, puis les baisser au-delà pour s'éteindre à 3 SMIC.
Mais au passage, la manoeuvre doit permettre au gouvernement de récupérer 4 milliards d'euros dès 2025. Les employeurs très consommateurs de main-d'oeuvre, dans la propreté, ou la sécurité, ne l'entendent pas ainsi, et assurent déjà que ces modifications de barème les incitera à détruire des emplois.
Autre changement : pour cibler plus efficacement les allégements de cotisations sur les bas salaires, le gouvernement va désormais prendre en compte la prime de partage de la valeur versée aux salariés dans l'assiette qui permettra de calculer le volume d'allégements. Cette intégration s'appliquera aux primes versées dès le 10 octobre 2024, mais coûtera plus cher aux entreprises.
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Autre point qui risque d'avoir des conséquences directes sur l'emploi et les embauches : l'apprentissage. Le gouvernement estime que chaque année 16 milliards d'euros lui sont consacrés, soit un triplement des moyens par rapport à 2017. Aussi, la prime de 6000 euros par embauche passera à 4500. Et ces primes versées par l'Etat aux sociétés qui embauchent des alternants seront désormais beaucoup plus ciblées, via des modulations en fonction de la taille de l'entreprise ou le niveau de qualification des apprentis.
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Fanny Guinochet
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