Assurance chômage : les partenaires sociaux retrouvent le chemin de la négociation

Fanny Guinochet
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La ministre du Travail et de l'emploi, Astrid Panosyan- Bouvet.
Reuters

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La ministre du Travail et de l'emploi, Astrid Panosyan- Bouvet.
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Ils attendaient le top départ officiel. C'est désormais chose faite. La ministre du Travail et de l'emploi, Astrid Panosyan-Bouvet a adressé, mercredi en fin de soirée, un courrier aux syndicats et patronat pour les inviter à reprendre « dès maintenant un cycle de discussion » sur l'assurance chômage. Une missive qui ne veut pas être une lettre de cadrage habituelle.
Ainsi ne fixe-t-elle pas de calendrier ni de date butoir. La ministre s'en tient à inviter les partenaires sociaux à avancer « rapidement » dans leur négociation, car les règles actuelles de l'assurance chômage expirent le 31 octobre prochain. Selon elle, il ne faut donc pas tarder, « pour éviter le vide juridique ». Certes, elle prendra un décret de jointure jusqu'à la fin de l'année, mais le message est clair : il faut aller au plus vite.
La ministre leur demande de négocier sur deux sujets : l'assurance-chômage et l'emploi des seniors. Les partenaires sociaux ne partiront pas d'une page blanche : ils sont invités par la ministre à se référer au compromis signé le 10 novembre 2023, sur lequel ils s'étaient mis d'accord. À charge pour eux de le compléter avec des dispositions relatives à l'emploi des seniors.
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En effet, cet accord signé par la CFDT, CFTC, et FO ainsi que les trois organisations patronales représentatives n'avait pas été agréé, à l'époque, par le gouvernement, faute d'accord sur l'emploi des seniors. Il stipulait toutefois que pour s'inscrire pour la première fois à l'assurance chômage, il faut avoir travaillé cinq mois et non six au cours des derniers 24 mois. Parmi les autres dispositions phares, il y a aussi la mensualisation de l'allocation, devenue identique chaque mois sur la base de 30 jours - qui fait perdre 5 jours d'indemnisation en année pleine aux chômeurs, ou encore la baisse des cotisations patronales de 4,05 % du salaire brut à 4% .. etc
Fanny Guinochet
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