Budget 2026 : dialogue de sourds entre Bercy, Rebsamen et les élus locaux
César Armand
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Réunion sous haute tension ce jeudi matin à Bercy. À l'invitation d'Eric Lombard (Économie) et d'Amélie de Montchalin (Comptes publics), et en présence de Catherine Vautrin (Travail et santé) et de François Rebsamen (Aménagement du territoire et Décentralisation), se tient un nouveau comité d'alerte des finances publiques. L'objectif de cette instance composée d'élus locaux, de parlementaires, des partenaires sociaux et de représentants de l'État et de la Sécurité sociale, est clair : « garantir le respect de la trajectoire budgétaire du pays ». Autrement dit, trouver 40 milliards d'euros d'économies.
Hasard du calendrier : le rendez-vous d'aujourd'hui intervient à l'issue des travaux conduits par les quatre groupes de travail constitués par le gouvernement pour préparer le volet collectivités territoriales de la loi de finances. « J'ai envoyé [hier] la synthèse au Premier ministre mais malheureusement, je ne peux en rien révéler avant la mi-juillet, car c'est François Bayrou lui-même qui prendra les décisions », a déclaré, hier matin à La Tribune, François Rebsamen, qui organisait un point presse sur le semestre écoulé.
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Le ministre de l'Aménagement du territoire et de la Décentralisation a néanmoins affirmé que les « régions [avaient accepté] de participer à l'effort de redressement des comptes de la nation », à la différence des « départements qui [ont demandé] plus de crédits face à la baisse des droits de mutation à titre onéreux ». Ces recettes locales, qui entrent dans le calcul des frais de notaire, étant en panne du fait de la crise du logement.
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