Finances publiques : Bercy sous pression parlementaire avant le comité d'alerte
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les ministres Amélie de Montchalin (Budget) et Éric Lombard (Économie).
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les ministres Amélie de Montchalin (Budget) et Éric Lombard (Économie).
Reuters
[Article publié le 25/06 à 6 heures et mis à jour à 11h avec les invités au comité]
Bercy va-t-il réussir à éteindre la polémique sur le dérapage du déficit ? À la veille du comité d'alerte sur les finances publiques organisé ce jeudi 26 juin au ministère de l'Économie, les ministres Éric Lombard (Économie) et Amélie de Montchalin (Comptes publics) finalisent leurs entretiens avec les autres ministères pour faire des économies. Objectif : trouver 40 milliards d'euros pour boucler le budget 2026 avant la fin de l'été. Au Parlement, les députés et sénateurs vont scruter à la loupe la situation des recettes et des dépenses à la mi-année. Promettant une nouvelle méthode après la débâcle des années 2023 et 2024, le gouvernement de François Bayrou a vanté plus de transparence avec les parlementaires.
Début mars, l'exécutif avait organisé son premier comité d'alerte au lendemain du vote du douloureux budget 2025 adopté en février. Mais les craintes sont loin d'être dissipées. « L'économie est chahutée en ce moment. La machine est en train de se gripper », prévient le président de la commission des finances au Sénat, Claude Raynal (PS). Alors que le conflit au Moyen-Orient s'est à nouveau embrasé, une possible hausse des prix du pétrole pourrait avoir des répercussions à court terme sur l'économie en Europe et la France. Ont été invités entre autres les rapporteurs généraux de la Commission des finances de l'Assemblée et du Sénat, ceux de la Commission des affaires sociales, les présidents des associations d'élus. A ceux là s'ajoutent, les présidents et directeurs généraux des caisses de sécurité sociale, les partenaires sociaux, des représentants de la Cour des Comptes, de la Banque de France et de l'Insee.
À lire également
Premier motif d'inquiétude, les recettes publiques. Pour l'instant, « le gouvernement dit qu'il n'y a pas d'alerte sur recettes », explique Claude Raynal. Or, « on part sur une croissance économique de 0,5 % en 2025 à la commission des finances [le gouvernement table sur 0,7 %] » , poursuit le spécialiste des finances publiques. Sur les impôts, les recettes en TVA posent largement question. « Il y a un près d'un milliard d'euros en moins entre les recettes de TVA en 2024 et celles de 2025 à fin mai », constate Charles de Courson.
« Les ports sont les nœuds du corridor IMEC » dit Hervé Martel
Égalité des chances : le festival UNIQUES veut transformer les intentions en opportunités
Mort de David Hockney : piscines, iPad, musées… le marché de l’art se prépare à la ruée sur ses œuvres
Budget 2027 : comment le député socialiste Philippe Brun veut encadrer la loi spéciale